Avec sa future gamme, Alfa Romeo veut rivaliser avec les marques allemandes BMW et Audi

Il fut un temps où Alfa Romeo ambitionnait de rivaliser avec les plus grandes marques premium du monde avec un objectif de 400 000 ventes par an. La réalité est aujourd’hui bien différente. Depuis plusieurs années, la marque italienne évolue dans une zone de survie commerciale, avec des volumes qui oscillent entre 60 000 et 70 000 voitures vendues par an à l’échelle mondiale. Un niveau bien loin des ambitions affichées lors du grand retour de la marque au milieu des années 2010.

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Source Italpassion

Pourtant, malgré les difficultés, avec résilience, Alfa Romeo continue d’avancer. Après le lancement du Tonale en 2022, puis celui du Junior en 2024, l’avenir semblait relativement clair : les nouvelles générations de Giulia et Stelvio devaient prendre le relais au plus tard en 2026. Mais le scénario ne s’est pas déroulé comme prévu.

Le report de la Giulia et du Stelvio change la donne

Les futures Giulia et Stelvio ont été repoussées. La raison est désormais connue : ces modèles avaient été développés avec une stratégie initialement centrée sur le 100 % électrique, un choix qui ne correspond plus totalement aux réalités du marché européen et mondial. Alfa Romeo se retrouve contrainte d’adapter son calendrier. Une décision qui peut sembler frustrante, mais qui apparaît aujourd’hui comme une nécessité pour éviter de lancer des modèles qui ne répondraient pas à la demande.

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Dans cette période de transition, une réalité s’impose : c’est désormais le Junior qui porte largement les ventes de la marque. Le petit SUV est devenu le principal moteur commercial d’Alfa Romeo et assure pratiquement à lui seul le renouvellement de la clientèle.

Une gamme recentrée et plus réaliste

Lors de la présentation de son dernier plan produit, Alfa Romeo a confirmé l’essentiel de sa future gamme. Une annonce a toutefois retenu l’attention : le retour d’une berline compacte sur le segment C (qui n’est pas affiché sur la présentation ci-dessous), un modèle qui pourrait ressusciter l’esprit de la Giulietta. Dans le même temps, les ambitions sur le segment E ont été abandonnées. Ce positionnement plus haut de gamme sera désormais laissé à Maserati au sein du groupe Stellantis.

Ce choix peut paraître moins ambitieux sur le papier, mais il est probablement plus cohérent avec la réalité du marché et avec les moyens dont dispose aujourd’hui Alfa Romeo.

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Face à BMW et Audi, une gamme finalement logique

Si l’on compare la future gamme Alfa Romeo à celles de BMW et Audi, l’ensemble apparaît même particulièrement cohérent.

Alfa RomeoBMWAudi
BAlfa Romeo JuniorAudi Q2
CAlfa Romeo Giulietta
Alfa Romeo A4U
BMW Serie 1
BMW X1
Audi A3
Audi Q3
DAlfa Romeo Giulia
Alfa Romeo Stelvio
BMW Serie 4
BMW X3
Audi A4
Audi Q4

Le Junior viendrait affronter les modèles d’entrée de gamme premium comme l’Audi Q2. Sur le segment C, la future Giulietta et le SUV A4U retrouveraient des rivales naturelles telles que la BMW Série 1, le BMW X1, l’Audi A3 ou encore l’Audi Q3.Enfin, sur le segment D, la Giulia et le Stelvio continueraient à se mesurer à des références comme la BMW Série 4, le BMW X3, l’Audi A4 ou l’Audi Q4. Autrement dit, Alfa Romeo disposerait d’une présence sur les segments les plus importants du marché premium européen, sans chercher à s’éparpiller dans des catégories où les volumes restent limités.

Les bons moteurs, les bons prix et l’ADN Alfa Romeo

Mais une gamme cohérente ne suffit pas à garantir le succès. Encore faut-il proposer les produits que les clients attendent réellement.

Comme l’a récemment rappelé John Elkann, président de Stellantis, il faut mettre « les bons modèkes avec les bons moteurs ». Une phrase simple, mais qui résume parfaitement les défis auxquels Alfa Romeo est confrontée aujourd’hui. Les futurs modèles devront proposer des motorisations adaptées aux attentes du marché, qu’elles soient hybrides, électriques ou éventuellement thermiques selon les régions du monde.

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Le design jouera également un rôle déterminant. Gilles Vidal, nouveau directeur du design de Stellantis Europe, a déjà insisté sur la nécessité de préserver une identité Alfa Romeo forte, avec des voitures distinctives et centrées sur le conducteur. Un point essentiel pour une marque dont l’histoire s’est toujours construite autour du plaisir de conduite et de l’émotion.

Enfin, un autre sujet sera crucial : les prix. Les futurs modèles devront rester accessibles à leur clientèle cible. Alfa Romeo ne pourra pas se contenter de rivaliser avec les constructeurs premium allemands sur le plan tarifaire sans proposer une valeur perçue équivalente.

Un objectif raisonnable pour 2030

Alfa Romeo ne redeviendra probablement pas une marque vendant plusieurs centaines de milliers de voitures par an du jour au lendemain. Mais l’objectif n’est peut-être plus là.

Si la future gamme est cohérente, si les motorisations répondent réellement à la demande, si le design reste fidèle à l’ADN de la marque et si les tarifs demeurent raisonnables, alors Alfa Romeo pourrait retrouver une trajectoire de croissance durable. Doubler les ventes actuelles d’ici 2030 pour atteindre environ 120 000 à 140 000 unités annuelles ne semblerait pas irréaliste. Ce serait même un objectif raisonnable pour une marque qui doit avant tout reconstruire sa crédibilité commerciale avant de rêver à des ambitions plus élevées.

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Après tout, pour Alfa Romeo, l’enjeu n’est plus de conquérir le monde. Il est d’abord de retrouver une place solide et durable parmi les constructeurs premium européens.

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4 avis sur « Avec sa future gamme, Alfa Romeo veut rivaliser avec les marques allemandes BMW et Audi »

  1. Il faut au contraire s’éloigner du modèle Allemand. Ce dernier est en crise profonde et n’est plus la référence; des modèles trop chers, technologiquement plus au top et qui ne correspondent plus au besoin des utllilisateurs au quotidien. Se focaliser sur les teutonnes font que l’on perd son identiter propre. Tesla et BYD ont écrit leur histoire d’une page blanche. Et ç marche! Il y a une technologie, un concept, des prix raisonnables, un design inovant, de la place, des perf et du confort. Je souhaite a Alfa de rgarder ailleurs et vite!

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  2. C’est certain qu’avec une compacte sur base CMP, des moteurs PureTech et même un design by Peugeot, les allemands tremblent déjà…

    Soyons sérieux, Alfa Romeo c’est une image, une idée de l’automobile différente. Avec Stellantis tout cela se rabougri.

    Voir justement du côté du groupe Volkswagen, qui a transformé SÉRIEUSEMENT la finition Cupra en une marque entière. Y a-t-il une forte ressemblance entre un Tiguan et un Formentor ? Ici le prochain C-SUV « Alfa Romeo » sera une pâle copie d’un fade SUV PureTech…

    Les choses ne sont pas sérieuses avec Stellantis, donc sachons raison garder.

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  3. Good article. Mirror my thoughts. The recipe for success has already been proven with Giulia/Stelvio and Junior. Simple yet beautiful Italian design with sportiness should be in focus.

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  4. Déjà si on ambitionne de concurrencer les premium allemand c’est qu’on a toujours rien compris ! Désolé mais en 2001 les chiffres de 200000 ventes avaient été atteint sans faire du vrai premium..juste des bonnes autos avec un vrai plus par rapport à du Fiat ( base utilisée)

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