L’ingénieur en chef Maserati critique ouvertement les hybrides rechargeables, « ces voitures ne représentent pas vraiment un progrès »

Pendant que Ferrari, Lamborghini ou encore Porsche misent de plus en plus sur les hybrides rechargeables pour leurs modèles les plus performants, Maserati semble vouloir emprunter une autre voie. Quelques semaines après avoir confirmé que son V6 Nettuno aurait bien un avenir électrifié, le constructeur italien précise désormais où il refuse d’aller. Et le message est particulièrement clair.

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« Ces voitures ne représentent pas vraiment un progrès »

Lors du Festival of Speed de Goodwood, Davide Danesin, directeur technique de Maserati, a détaillé la vision de la marque concernant l’électrification. Si l’ingénieur confirme qu’une évolution hybride du V6 Nettuno est bien en préparation, il écarte ouvertement la technologie hybride rechargeable. Son principal argument est autant technique que sociétal. Selon lui, les batteries de grande capacité imposées par les hybrides rechargeables ajoutent environ 300 kg au véhicule, un surpoids difficile à justifier sur une voiture de sport. Mais ce n’est pas tout.

« Au final, d’un point de vue sociétal, ces voitures ne représentent pas vraiment un progrès », affirme-t-il, en expliquant que de nombreuses études montrent que beaucoup de propriétaires d’hybrides rechargeables ne rechargent tout simplement jamais leur véhicule. Pour Maserati, transporter une batterie lourde qui fonctionne la plupart du temps comme un simple lest n’a donc que peu d’intérêt.

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Un hybride oui… mais sans prise

Cette déclaration s’inscrit parfaitement dans la stratégie dévoilée par Maserati il y a quelques semaines. La marque avait déjà expliqué que le futur du V6 Nettuno passerait par une électrification légère ou par un système hybride haute tension plus compact, sans recharge externe. L’objectif est double : conserver les performances qui font la réputation du moteur tout en respectant les futures normes d’émissions. Davide Danesin estime qu’une batterie plus petite permet de profiter du couple instantané des moteurs électriques sans pénaliser le comportement dynamique.

Le V6 Nettuno, considéré en interne comme « l’un des meilleurs V6 du monde », continuerait ainsi à évoluer sans perdre son identité. Une philosophie déjà évoquée lors de la présentation de la gamme Maserati 2027, où les dirigeants avaient confirmé travailler sur une nouvelle évolution encore plus performante du moteur.

Les SUV avant les voitures de sport

Pour autant, Maserati ne ferme pas totalement la porte à l’hybridation de sa gamme. Bien au contraire. Selon Davide Danesin, un Grecale Trofeo Hybrid aurait parfaitement sa place dans la gamme. En revanche, l’idée d’une MCPura hybride ou même d’une GranTurismo hybride reste beaucoup plus délicate.

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Maserati Grecale Folgore (100 % élecrtique) et Maserati Grecale Trofeo (moteur V6)

Les clients qui achètent une véritable voiture de sport Maserati recherchent avant tout « un certain niveau de pureté » dans la propulsion thermique, explique l’ingénieur. Pour ce type de clientèle, l’hybridation n’apporte pas systématiquement une valeur supplémentaire. Il laisse toutefois entendre que certains modèles pourraient, à terme, proposer à la fois une version thermique et une variante hybride, selon les marchés et l’évolution des réglementations.

Une vision à l’opposé de Lamborghini

Cette position contraste fortement avec celle de Lamborghini. Le constructeur de Sant’Agata Bolognese affirme au contraire que l’hybride rechargeable constitue aujourd’hui la meilleure solution pour améliorer les performances de ses modèles. Revuelto, Temerario, Urus SE et même le futur quatrième modèle de la marque reposeront sur cette architecture.

Lamborghini PHEV

Maserati fait donc un pari différent. La marque estime que ses modèles Folgore répondent déjà aux besoins des clients souhaitant rouler en électrique. Entre les versions 100 % électriques et des moteurs thermiques électrifiés sans prise, elle cherche une voie intermédiaire qui préserverait le caractère du V6 Nettuno sans les compromis liés aux lourdes batteries rechargeables.

Chez Italpassion, cette stratégie rappelle fortement le discours tenu par Maserati lors du lancement des Ghibli Hybrid et Levante Hybrid. À l’époque déjà, la marque vantait les mérites d’une hybridation légère censée préserver le plaisir de conduite tout en réduisant les émissions. Dans les faits, le gain de puissance était resté limité, tout comme la baisse du CO₂, et ces versions n’ont jamais rencontré le succès commercial espéré. Difficile de ne pas y voir un parallèle avec le discours actuel. Notre impression est surtout que Stellantis semble progressivement se détourner de la technologie hybride rechargeable (PHEV), laissant Maserati sans accès à cette solution pourtant largement adoptée par Ferrari, Lamborghini ou Porsche. Reste à savoir si cette stratégie différente permettra réellement au Trident de rester compétitif face à une concurrence qui mise, elle, sur des hybrides bien plus performants.

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3 avis sur « L’ingénieur en chef Maserati critique ouvertement les hybrides rechargeables, « ces voitures ne représentent pas vraiment un progrès » »

  1. L’ibrido non « limitato » è sicuramente un vantaggio in termini di prestazioni in auto tappate dalle normative antinquinamento… in F1 non mi pare sia così male.
    Per il discorso plug-in dubito che il target di maserati si metta a caricare dopo 1-2 spostamenti l’auto, o si metta a girare per cercare una colonnina, quindi hanno perfettamente ragione.
    Discorso generale plug-in, chi non carica andrebbe punito con superbollo o simile.
    Ho una plug-in, motorizzazione 250e di mercedes, vedere la differenza di prestazioni tra pre e post restyling è disarmante, ecco cosa intendo per « limitato ».

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