
Il y a quelques semaines, nous vous parlions de la Lamborghini Murciélago la plus kilométrée au monde, connue sous sa plaque d’immatriculation SG54 LAM. Une voiture devenue célèbre pour ses près de 500 000 kilomètres parcourus, ses deux moteurs, ses multiples reconstructions et son incroyable histoire.
Mais une nouvelle vidéo publiée par Collecting Cars révèle aujourd’hui un autre personnage fascinant : son propriétaire actuel. Car derrière la Lamborghini la plus célèbre du Royaume-Uni se cache un homme qui vit toujours dans une modeste maison achetée 50 000 livres il y a trente ans, soit environ 60 000 euros aujourd’hui, alors que sa collection automobile dépasse désormais le million d’euros.
Une petite maison, de très grandes voitures
À Rotherham, dans le nord de l’Angleterre, James ne vit pas dans un manoir avec garage climatisé. Il habite toujours la même maison mitoyenne de deux chambres achetée au milieu des années 1990.
Plutôt que de déménager, il a fait un choix radical : consacrer son argent à ses voitures. Derrière les portes de ses garages se cachent pourtant des modèles qui feraient rêver n’importe quel collectionneur. Une Ferrari 512 TR bleu quasiment neuve, plusieurs Lotus Carlton, une Noble M600, plusieurs Alpine A610, un Range Rover Classic préparé, sans oublier une Lamborghini Diablo SV et, bien sûr, la célèbre Murciélago SG54 LAM. La valeur totale de l’ensemble dépasse aujourd’hui largement le million d’euros, alors que la maison dans laquelle il vit vaut à peine une fraction de cette somme.

« J’ai tout dépensé dans les voitures »
Ce qui surprend le plus, c’est que James ne se considère pas comme un investisseur. Dans la vidéo, il explique n’avoir jamais acheté une voiture pour gagner de l’argent. Son credo est simple : acheter avec le cœur.



Cette philosophie se retrouve partout dans sa collection. Sa Ferrari 430 Scuderia est utilisée lors de longs road trips. Sa Ferrari 512 TR participe à des événements et des voyages. Ses Lotus Carlton roulent régulièrement. Il répare lui-même une grande partie de ses voitures et stocke même des milliers de pièces détachées afin de pouvoir continuer à les faire vivre pendant encore des décennies. Il va jusqu’à expliquer qu’il conduit sa Diablo « comme s’il l’avait volée », convaincu qu’une voiture doit rouler plutôt que dormir sous une housse.


L’homme qui a racheté la Murciélago aux 500 000 km
C’est également James qui possède désormais SG54 LAM. L’histoire est presque aussi improbable que celle de la voiture elle-même. Lors d’un tournage avec Simon George, le propriétaire historique de la Murciélago, James lui avait simplement lancé : « Si un jour tu veux la vendre, appelle-moi. »


Quelques années plus tard, le téléphone sonne. Le problème, c’est qu’il n’a pas l’argent. Il raconte même avec humour qu’aucune banque n’accepte de financer une Lamborghini affichant plus de 300 000 miles au compteur. Il finit alors par emprunter auprès d’amis et de proches afin de réunir les fonds nécessaires. Lorsqu’il l’achète, la Murciélago affiche déjà environ 308 000 miles, soit près de 500 000 kilomètres. Elle possède alors son deuxième moteur, sa deuxième boîte de vitesses, son dixième embrayage, sa neuvième peinture et a consommé plus de 110 trains de pneus.
Une Lamborghini qu’il pourrait déjà revendre
Paradoxalement, la Lamborghini la plus célèbre de sa collection n’est pas sa préférée. Après avoir roulé avec la Murciélago, sa Diablo SV et sa Ferrari 512 TR, James avoue ne pas vraiment s’attacher à la Murciélago. Ses associés souhaiteraient désormais vendre leur part et l’auto pourrait bientôt changer de propriétaire.
En revanche, sa Diablo SV restera probablement avec lui. Cette Lamborghini jaune, ancienne voiture de presse britannique produite parmi les tout premiers exemplaires, est la voiture qu’il rêvait d’avoir lorsqu’il était enfant. Finalement, l’histoire de James ressemble beaucoup à celle de SG54 LAM. Une histoire où les chiffres n’ont pas vraiment d’importance. Une maison modeste, une collection à plus d’un million d’euros et une Lamborghini de près de 500 000 kilomètres : la passion automobile réserve parfois des histoires bien plus fascinants que les garages des milliardaires.
