
En matière de Lamborghini, on pourrait croire que la hiérarchie est simple : la plus récente est forcément la meilleure. Pourtant, pour le célèbre créateur de contenu britannique Mat Armstrong, la réalité est tout autre. Celui qui a pourtant perdu une petite fortune avec une Lamborghini Revuelto affirme aujourd’hui qu’il préfère largement sa vieille Murcielago, une supercar qu’il a sauvée d’une casse mécanique il y a quelques années. Cette déclaration peut surprendre d’autant plus que la Revuelto développe 1 015 ch et représente le sommet actuel de la gamme Lamborghini. Mais pour Mat Armstrong, les chiffres ne racontent pas toute l’histoire.
Une Murcielago achetée contre toute logique
Retour en 2022. Mat Armstrong tombe sur une Lamborghini Murcielago de 2002, avec moteur V12 de 580 ch, immobilisée depuis près de sept ans. Son moteur est démonté, la boîte de vitesses n’est plus en place, de nombreuses pièces sont éparpillées dans des cartons et personne n’a réussi à résoudre la panne qui a condamné l’auto. Malgré cet état catastrophique, il saute sur l’occasion. La Murcielago est la Lamborghini de ses rêves depuis son enfance, celle qu’il admirait dans les films et dont le V12 atmosphérique l’a toujours fasciné. Il reconnaît lui-même que l’achat est déraisonnable, mais admet avoir acheté cette voiture avec le cœur plus qu’avec la raison. L’enquête révélera qu’un problème de chaîne de distribution avait conduit au démontage du moteur. Une tentative de réparation s’était soldée par un moteur qui se bloquait au remontage, avant que le projet ne soit abandonné pendant plusieurs années. Il finira pas la restaurer complètement.

La Revuelto, un gouffre financier
Quelques années plus tard, Armstrong s’offre une Lamborghini Revuelto. L’expérience ne sera pas aussi idyllique qu’espéré. Lors d’une interview accordée il y a quelques semaines, il révèle que cette Revuelto représente la plus grosse perte financière de toute sa carrière. En comptant l’achat et les dépenses engagées, il estime avoir perdu plus de 200 000 euros sur cette seule voiture. Pour autant, il explique ne pas acheter ses voitures dans un objectif spéculatif. Son activité sur YouTube finance les projets, tandis que les automobiles constituent avant tout une passion et un support pour ses vidéos.

Une vieille Lamborghini devenue irremplaçable
Lorsqu’il évoque la Murcielago, le ton change complètement. Armstrong estime avoir investi environ 120 000 euros dans son achat, puis entre 60 000 et 70 000 euros supplémentaires pour sa restauration complète. Aujourd’hui, il considère cette Lamborghini comme l’un de ses meilleurs investissements. Selon lui, une Murcielago à boîte manuelle, entièrement reconstruite et sans historique d’accident, ne perdra quasiment plus de valeur. Mais au-delà de l’aspect financier, c’est surtout son caractère qui fait la différence.

À ses yeux, cette génération représente une époque où les Lamborghini étaient plus brutes, plus mécaniques et plus émotionnelles. Le V12 atmosphérique, la boîte manuelle à grille métallique et le design spectaculaire offrent des sensations qu’aucune supercar moderne, aussi performante soit-elle, ne peut totalement reproduire.
La Revuelto est sans doute plus rapide, plus sophistiquée et infiniment plus puissante. Pourtant, pour Mat Armstrong, la Lamborghini qui mérite vraiment une place dans son garage reste cette Murcielago abandonnée pendant sept ans, puis patiemment ramenée à la vie. Une preuve qu’en matière de passion automobile, l’émotion finit parfois par l’emporter sur les performances.


