Maserati pourrait retomber aux volumes de vente de 2010, et personne ne veut voir cette marque de luxe finir comme Jaguar

Maserati est à un nouveau tournant de son histoire. Après avoir passé une décennie à poursuivre des objectifs de volume avec l’ambition de dépasser durablement les 40 000 ventes annuelles, la marque au Trident semble désormais emprunter une autre voie. Officiellement, il s’agit d’un repositionnement vers un luxe plus exclusif et plus rentable. Officieusement, certains y verront surtout une nécessité face à l’effondrement progressif des volumes de vente observé depuis plusieurs années.

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Certains choix récents paraissent plus cohérents que d’autres. La présence de Maserati en championnat GT2 semble aujourd’hui bien plus pertinente pour l’image de la marque que son passage en Formule E. De même, le partenariat avec la manufacture horlogère de luxe Bianchet a été particulièrement bien accueilli par les passionnés. Reste toutefois une réalité incontournable : les immatriculations continuent de reculer dans la plupart des marchés clés. En attendant le renouvellement de sa gamme, voici où en est Maserati après les cinq premiers mois de l’année 2026.

Les États-Unis restent numéro un, mais pour combien de temps ?

Longtemps premier marché mondial de Maserati, les États-Unis conservent encore ce statut en 2026. Mais la tendance est devenue préoccupante.

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De janvier à mai 2026, la marque n’a immatriculé que 733 voitures sur le marché américain. C’est quasiment ce que Maserati écoulait en un seul mois lors de ses meilleures années. Pour mesurer l’ampleur de la chute, il suffit de rappeler que sur la même période en 2025, 1 625 voitures avaient été immatriculées. Avec une baisse de 55 % sur un an, il paraît désormais très probable que Maserati ne franchisse même pas le cap des 2 000 immatriculations aux États-Unis sur l’ensemble de l’année 2026.

L’Italie résiste, mais ne compense plus

Deuxième marché de la marque, l’Italie ne se porte guère mieux. Entre janvier et mai 2026, Maserati y a immatriculé 457 voitures, contre 778 un an plus tôt. La baisse atteint ainsi 41 %. Là encore, le recul est encore plus spectaculaire lorsqu’on prend un peu de recul. Sur les cinq premiers mois de 2023, Maserati avait enregistré 1 748 immatriculations dans son pays d’origine. En seulement trois ans, les volumes ont donc été divisés par près de quatre.

Le Japon confirme une tendance mondiale

Le Japon a toujours entretenu une relation particulière avec Maserati. Le marché japonais a longtemps constitué l’un des débouchés les plus fidèles de la marque italienne. Pourtant, lui aussi suit désormais la tendance générale. Avec 226 immatriculations sur les cinq premiers mois de 2026 contre 317 à la même période en 2025, le recul atteint 29 %. La baisse est moins brutale que sur certains autres marchés, mais elle confirme que le ralentissement n’est pas limité à une région du monde.

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L’Allemagne : le Grecale sauve les meubles

L’Allemagne a longtemps été un marché solide pour Maserati. Il y a encore quelques années, la marque dépassait régulièrement les 1 000 immatriculations annuelles. Aujourd’hui, la situation est bien différente. De janvier à mai 2026, seulement 188 Maserati ont été immatriculées outre-Rhin, soit une baisse de 38 %.

Les statistiques allemandes permettent toutefois d’aller plus loin dans l’analyse. Sur ces 188 voitures, 144 sont des Grecale. Autrement dit, le SUV représente à lui seul plus des trois quarts des ventes de la marque dans le pays. Autre chiffre révélateur : seules cinq Maserati électriques ont été immatriculées sur cette période. Une donnée qui illustre les difficultés rencontrées par les versions Folgore sur plusieurs marchés européens.

À ce rythme, dépasser les 500 immatriculations sur l’ensemble de l’année 2026 relèverait presque de l’exploit.

Le Royaume-Uni et la Suisse font exception

Dans ce tableau globalement sombre, quelques marchés offrent tout de même des motifs de satisfaction.

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Le Royaume-Uni est même l’une des rares surprises positives de l’année. Maserati y a immatriculé 191 voitures entre janvier et mai 2026 contre 138 un an plus tôt, soit une progression de 38 %. Il convient toutefois de relativiser cette performance. Sur la même période en 2023, le constructeur avait enregistré 459 immatriculations. La marque reste donc très loin de ses niveaux historiques. Néanmoins, contrairement à la plupart des autres pays, elle ne baisse plus.

La Suisse affiche également une évolution encourageante avec 95 immatriculations contre 70 en 2025, soit une hausse de 36 %. On pourrait penser que le marché suisse reste naturellement favorable aux voitures de luxe. C’est vrai dans une certaine mesure, mais là encore les volumes demeurent très éloignés de ceux observés il y a quelques années. Sur les cinq premiers mois de 2023, Maserati y avait immatriculé 245 voitures.

L’Australie, la Turquie, l’Espagne et la France poursuivent leur recul

Dans les autres marchés suivis, les chiffres restent orientés à la baisse.

En Australie, Maserati totalise 80 immatriculations contre 121 sur la même période en 2025. La comparaison devient encore plus sévère avec les 161 unités de 2024 et les 214 de 2023.

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La Turquie passe de 93 immatriculations en 2025 à seulement 50 en 2026. En 2023, le marché turc représentait encore 275 immatriculations sur les cinq premiers mois de l’année.

Même constat en Espagne, où Maserati enregistre 72 immatriculations contre 105 en 2025, 139 en 2024 et 275 en 2023.

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La France reste quant à elle un marché très marginal pour la marque. Avec seulement 27 immatriculations entre janvier et mai 2026, contre 36 en 2025, 38 en 2024 et 57 en 2023, la tendance demeure négative.

Enfin, certains pays atteignent désormais des niveaux presque anecdotiques. L’Autriche ne comptabilise que quatre immatriculations sur les cinq premiers mois de l’année, tandis que les Pays-Bas n’en enregistrent que trois.

Maserati prépare l’après-2026

Au final, les chiffres de janvier à mai 2026 confirment une réalité déjà visible depuis plusieurs années : Maserati traverse une période de transition particulièrement délicate.

Les États-Unis restent le premier marché de la marque avec 733 immatriculations, devant l’Italie (457), le Japon (226), le Royaume-Uni (191) et l’Allemagne (188). Mais la plupart des pays affichent encore des baisses parfois spectaculaires. Seuls le Royaume-Uni, la Suisse et, dans une moindre mesure, l’Autriche progressent.

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La question est désormais de savoir combien de temps Maserati pourra attendre avant le renouvellement de sa gamme. Car si la stratégie consistant à revenir vers un luxe plus exclusif peut se défendre sur le papier, elle ne pourra réellement être jugée qu’une fois les futurs modèles arrivés sur le marché.

Illustration Italpassion

D’ici là, les immatriculations mondiales continuent de raconter une histoire simple : celle d’une marque prestigieuse qui cherche encore son nouveau souffle. En suivant la même trajectoire, il est fort probable qu’en 2026, les ventes tombent à 5000 unités, soit le volume de 2010. Ce serait toujours le double de Jaguar, et le niveau d’Aston Martin, mais maintenant distancé par Lamborghini et Ferrari qui visent les 15 000 ventes annuelles.

PaysJanvier – mai 2026Evolution
Etats-Unis733-55%
Italie457-41%
Japon226-29%
Allemagne188-38%
Royaume-Uni19138%
Suisse9536%
Australie80-34%
Turquie50-46%
Espagne72-31%
France27-25%
Autriche433%
Pays-Bas3-75%
Chiffres Italpassion

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19 avis sur « Maserati pourrait retomber aux volumes de vente de 2010, et personne ne veut voir cette marque de luxe finir comme Jaguar »

  1. Et ce n’est pas plus mal que le Trident retrouve son niveau de ventes annuelles de 2010 !!!

    2 berlines vendues en diesel pour faire du volume. Et un manque de renouvellement des modèles.

    Alors qu’il faut de suite que Maserati soit vendu à Ferrari. Le Trident sera GT et plus typé confort, moins cher et avec des concessions communes (pour baisser les coûts et augmenter la satisfaction client )

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    • Tu as raison car les dernières Maserati sont des… Lancia parfaites (V6 et 4 cylindres hybride).
      Justement de passer chez Ferrari et limiter les exemplaires comme le cheval cabré permet justement d’augmenter les prix.
      Pour le reste tu as entièrement raison.

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  2. Avec les malus écologiques et autre taxes sur les voitures, ça va devenir de plus en plus compliqué pour une marque traditionnellement attachée à de nobles mécaniques. Il faut peut-être voir du côté des états unis qui ont des modèles habitués aux véhicules hautes performances thermiques ou électrique pour réduire les coûts de conception.

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  3. Il n’y a que Stellantis pour gâcher des potentiels comme Maserati et Alfa Romeo. Leur nullité transcende les frontières et la logique.

    En plus, avec Imparato à la tête de la marque (autant mettre Jean-Claude Dus tant qu’on y est), à tout moment on se retrouve avec un Grecale sauce 5008…

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    • C’est marrant la lecture des chiffres des illuminés d’une marque…

      La grosse baisse des ventes dès 2018, c’est la faute de Stellantis ?
      La même chez Alfa d’ailleurs.

      La hausse après 2022, c’est grâce à FCA ?

      Etc.

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        • Ah bon ! Mais alors, les ventes étaient anormalement élevées ?
          Et comment expliquer la seconde baisse des ventes après 2018… toujours la faute de Stellantis ?

          Et cela explique-t-il la hausse des ventes après la fusion et la création de Stellantis ?
          Etc.

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          • Après la fusion la hausse des ventes?
            Tu as fini de fumer les rideaux et maintenant tu attaques le papiers?!
            Où est ce que tu vois une augmentation nette après la fusion? Car c’est tout le contraire justement.

      • La hausse de 2022, tu l’as vois où? Dans ta boule de cristal? Tu te tapes Me Irma en douce l’illuminé chronique shooter au puretoc?
        Tu nous montre où en 2022 Alfa a vendu plus de voitures?
        Hâte de voir cela.

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    • PS : le 5008 en attendant est un très gros succès !
      Certes, c’est moins classe que les Stelvio et Giuila, mais au moins, ça rapporte.

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      • Cela rapporte tellement qu’il passe sa vie en rappel avec ses problèmes moteurs… décidément tu changeras jamais et tu es prêt à faire avaler des couleuvres aux gens sans remarquer que tu perds ton temps car on connaît tous les résultats.

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  4. Malheureusement ce n’est pas étonnant. Les constructeurs italiens ont la mauvaise habitude d’arrêter la production de modèles sans les remplacer.
    Où sont les nouvelles Ghibli, Quattroporte et Levante?

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    • And you just keep ignoring the positive belgian sales. End of may, the number for 2026 went further up to 63, against 46 in 2025. More than 2 times the sales of France and the Netherlands combined.
      With the disappearing of Jaguar, Saab, large Lancia’s, Rover I’m glad there is still one luxury car brand which produces a 4/5 doors model within the mercedes/bmw/audi price range. There is still a market for non-german but european premium cars.

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  5. Maserati hat nicht den Nimbus von Ferrari. Es wäre als italienische Version auf dem Level vom der deutschen Premiummarken einzuordnen. Dafür sind sie aber zu teuer und technisch nicht auf Augenhöhe, weil schlichtweg das Entwicklungsgeld fehlt. Ich fürchte, dass Maserati nicht überleben wird und für einen Turnaround ist es zu spät.

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  6. L’idéal serait que Maserati soit rachetée par Ferrari mais ça n’arrivera jamais.
    Stellantis va finir par vendre la marque en totalité ou en partie à un constructeur chinois. Et ce sera la véritable fin de Maserati.

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