Top Gear a essayé cette Pagani Codalunga V12 à 11 millions d’euros, hommage aux voitures des années 60

La Pagani Huayra Codalunga Speedster, nous vous en avons déjà parlé à plusieurs reprises. Dévoilée à Las Vegas fin 2025, puis aperçue quelques mois plus tard en mouvement sur le circuit d’Hockenheim, cette création produite à seulement dix exemplaires restait encore entourée d’un certain mystère. Cette fois, Top Gear a obtenu quelque chose de beaucoup plus rare : les clés du prototype de l’usine Pagani pour un véritable essai sur route. Et quand la voiture en question vaut 11 millions d’euros, possède un V12 de 852 ch et une boîte manuelle, forcément, l’expérience sort de l’ordinaire.

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11 millions d’euros et seulement dix exemplaires

La Huayra Codalunga Speedster est issue du département Grandi Complicazioni de Pagani, chargé des projets les plus exclusifs de la marque. Après la Codalunga coupé, dévoilée en 2022 et limitée à seulement cinq exemplaires, Pagani a décidé de produire dix Speedster. Mais il ne s’agit pas simplement d’une Codalunga à laquelle on aurait retiré le toit. Pour conserver une rigidité suffisante, Pagani a notamment développé un châssis spécifique mêlant fibre de carbone et titane. Un travail considérable pour seulement dix voitures et qui permet déjà de comprendre en partie son prix : 11 millions d’euros.

Hommage aux voitures de course des années 60

Comme nous l’expliquions lors de sa présentation, la Codalunga Speedster s’inspire directement des voitures de course et des barchetta italiennes des années 60. Son nom signifie littéralement « longue queue » en italien, et il suffit de regarder son profil pour comprendre pourquoi.

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Par rapport à une Huayra classique, la partie arrière est allongée de 360 mm. L’immense capot arrière représente à lui seul 3,7 m² de carrosserie. Pas de grande vitre permettant d’admirer le moteur : celui-ci disparaît sous les aérations, comme sur certaines voitures de course anciennes. Top Gear s’attarde aussi sur les nombreux détails typiquement Pagani : les quatre sorties d’échappement centrales, les échappements supplémentaires dissimulés plus bas près du diffuseur ou encore l’antibrouillard arrière installé dans une petite excroissance centrale. Pour Ollie Kew, il s’agit tout simplement de la plus belle Huayra jamais réalisée.

V12 de 852 ch et surtout une vraie boîte manuelle

Sous cette carrosserie inspirée des années 60 se cache pourtant une mécanique très moderne. Le V12 6,0 litres biturbo développé par Mercedes-AMG délivre ici 852 ch, soit 24 ch de plus que celui de la Codalunga coupé.

Mais l’une des grandes particularités de cette Speedster se trouve entre les deux sièges : une véritable boîte manuelle à sept rapports avec grille apparente. Une rareté absolue sur une hypercar moderne et un élément qui transforme complètement l’expérience par rapport aux précédentes Huayra à boîte manuelle robotisée. L’intérieur conserve quant à lui l’exubérance habituelle de Pagani, avec aluminium, cuir, bois et une quantité presque absurde de détails. Top Gear évoque notamment quatre millions de points de couture dans l’habitacle.

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Une Pagani à 11 millions qui n’a rien d’une œuvre fragile

Une fois sur la route, la Codalunga Speedster montre surtout un visage inattendu. Son V12 ne possède peut-être pas les envolées lyriques d’une ancienne Pagani Zonda, mais Top Gear décrit une mécanique extrêmement brutale, accompagnée des sifflements et aspirations des turbos.

Malgré les Bugatti et Rimac bien plus puissantes qu’il a déjà conduites, Ollie Kew estime même cette Pagani étonnamment intimidante lorsque l’on tente d’exploiter ses 852 ch. Et c’est probablement la plus belle surprise de cet essai. Derrière son prix de 11 millions d’euros, sa production limitée à dix exemplaires et son allure d’œuvre d’art roulante se cache une vraie voiture de sport : bonne direction, bon comportement et aucun sentiment de fragilité.

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