Il possède plus de 30 Ferrari à 200 millions de dollars… mais la seule qu’il garderait est celle qui n’est pas une vraie Ferrari

David Lee pourrait probablement passer plusieurs minutes à énumérer les Ferrari de son garage sans en faire deux fois le tour. 288 GTO, F40, F50, Enzo, LaFerrari Aperta, Daytona SP3… et, depuis peu, une extraordinaire 250 GTO blanche payée 38,5 millions de dollars. Une acquisition qui a contribué à faire passer la valeur de sa collection automobile au-dessus des 200 millions de dollars.

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Nous vous parlions justement récemment de ce célèbre collectionneur américain, qui emploie désormais un mécanicien Ferrari à plein temps pour entretenir ses voitures. Nous vous présentions également son étonnante F12tdf, créée spécialement par Ferrari en hommage à sa 250 Lusso Competizione de 1964.

Mais au milieu de toutes ces Ferrari rarissimes, une question est forcément tentante : s’il devait tout vendre et ne conserver qu’une seule Ferrari, laquelle choisirait-il ? Sa nouvelle 250 GTO ? Sa 288 GTO, celle qui l’a fait rêver lorsqu’il était lycéen ? Sa Enzo, première voiture avec laquelle il estime être véritablement devenu collectionneur ? La réponse est beaucoup plus surprenante.

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Une Ferrari qui n’en est pas vraiment une

Pour trouver l’élue, il faut regarder du côté d’une voiture beaucoup moins prestigieuse sur le papier : sa Dino de 1973. Mais parler d’une simple Dino serait particulièrement trompeur.

David Lee est parti d’une question : qu’aurait pu devenir la Dino si Ferrari avait poursuivi son développement ? Le modèle d’origine, équipé d’un V6 développant environ 160 ch, était apprécié pour ses lignes, mais nettement moins impressionnant en matière de performances. Le collectionneur a donc décidé d’imaginer sa propre évolution, en imposant une règle : rester autant que possible dans l’univers technique de Ferrari. Le projet va rapidement devenir démesuré. La voiture est confiée à un spécialiste avec, selon David Lee, pratiquement « carte blanche ». Dix-huit mois de travail et plus d’un million de dollars plus tard, la Dino ressort profondément transformée.

« La Dino était fabriquée par Ferrari. Elle a été conçue par les gens de Ferrari, par Pininfarina. Toutes les pièces d’origine utilisées étaient des pièces Ferrari. Ferrari a construit la voiture. La seule raison pour laquelle c’est une Dino et pas une Ferrari, c’est que, selon Enzo, si ce n’était pas un V12, on ne pouvait pas l’appeler Ferrari. Celle-ci avait un V6. […] Elle est superbe. Même à l’arrêt, elle donne l’impression d’être très rapide. J’adore son style. C’est aussi une voiture à moteur central. Mais les gens se demandaient : pourquoi n’est-elle pas plus rapide ? Eh bien, c’était un V6. Elle avait environ 160 chevaux. Elle ne pouvait évidemment pas être beaucoup plus rapide. » — David Lee

De 160 à environ 400 ch

Son V6 laisse notamment place à un V8 dérivé de l’univers Ferrari, installé transversalement. Le moteur est retravaillé jusqu’à atteindre environ 400 ch.

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Freins Brembo, suspensions Koni, gestion électronique moderne : toute la voiture est adaptée aux nouvelles performances, tout en conservant un aspect suffisamment proche de l’original. Le résultat est une Ferrari ancienne devenue beaucoup plus rapide, mais surtout une voiture que David Lee peut réellement utiliser. Il raconte notamment avoir participé à un rallye au volant de cette Dino face à des voitures beaucoup plus récentes, sans que celles-ci parviennent facilement à suivre son rythme.

Celle qu’il garderait parmi toutes les autres

Face à une collection comprenant des Ferrari valant 5, 10, 20 ou même près de 40 millions de dollars, David Lee ne désigne donc pas la plus rare ni la plus chère. « Si je ne devais avoir qu’une seule Ferrari, pour une raison ou une autre, je pense que ce serait celle-ci », explique-t-il à propos de sa Dino. Pour lui, elle serait sa Ferrari idéale à tout faire : celle qui « coche toutes les cases ».

David Lee explique régulièrement qu’il n’achète pas ses Ferrari uniquement pour leur valeur et qu’il tient à les conduire. Même sa 250 GTO à 38,5 millions de dollars doit prendre la route. Et pourtant, s’il fallait n’en garder qu’une dans un garage qui vaut plus de 200 millions de dollars, ce ne serait pas cette 250 GTO. Ce serait une Dino de 1973 transformée avec un moteur V8 pour créer, en quelque sorte, la Ferrari que Maranello aurait pu fabriquer. Une licorne !

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