2 ans après son lancement, Alfa Romeo dévoile les commandes du Junior… le nombre va surprendre les Alfistes

Il y a 2 ans, quand l’Alfa Romeo Junior s’appellait Milano.

Deux ans après son lancement, le Alfa Romeo Junior franchit un cap symbolique. Avec plus de 70 000 commandes enregistrées dans le monde, Alfa Romeo met en avant un “succès international” pour celui qui devait relancer la marque. Mais derrière ce chiffre flatteur, la réalité est plus nuancée. Car si le Junior sauve clairement les volumes, il ne transforme pas encore Alfa Romeo.

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Une progression régulière…

Depuis son lancement au printemps 2024, la montée en puissance du Junior a été progressive. Les commandes ont réellement démarré à l’automne 2024, avant de suivre une trajectoire assez linéaire.

En mars 2025, le modèle atteignait déjà 27 000 commandes, puis 30 000 quelques jours plus tard. À l’été 2025, le cap des 40 000 était franchi, avant une montée plus lente jusqu’à 45 000 fin juillet. Il faudra ensuite attendre début 2026 pour atteindre 60 000 commandes, puis avril 2026 pour dépasser les 70 000.

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Données Italpassion

Autrement dit, sur deux ans, le rythme est clair : environ 30 000 à 35 000 commandes par an. Un niveau stable, mais loin d’un phénomène commercial massif. On est davantage face à un modèle qui s’installe dans la durée qu’à un best-seller qui explose.

Le modèle devenu indispensable pour Alfa Romeo

Il faut toutefois reconnaître une chose : sans le Junior, la situation d’Alfa Romeo serait bien plus compliquée. En 2025, la marque a totalisé environ 73 000 ventes mondiales. À elle seule, la Junior représentait déjà près de 60 000 commandes. Aujourd’hui encore, en 2026, le petit SUV domine très largement les immatriculations dans la quasi-totalité des marchés. En Italie, en France ou en Allemagne, il pèse souvent entre 60 % et 80 % des volumes. Une domination écrasante qui montre à quel point la marque dépend désormais de ce modèle pour maintenir ses ventes.

Le Junior remplit donc parfaitement son rôle initial : apporter du volume et éviter une chute brutale.

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Un succès international en construction

Alfa Romeo insiste désormais sur l’expansion internationale du modèle. Le lancement récent au Mexique et à Singapour, confirmé par Santo Ficili, illustre cette stratégie. À Singapour, la version électrique a été mise en avant, avec des livraisons attendues d’ici la fin du deuxième trimestre 2026. La marque y déploie même un “Centre d’Expérience” dédié, preuve de son ambition de construire une image plus globale.

Ces nouveaux marchés peuvent permettre de prolonger la dynamique commerciale du Junior. Mais ils arrivent aussi à un moment clé : celui où le modèle semble déjà atteindre un plateau sur ses marchés historiques.

Le Junior plafonne déjà… et ne suffit plus

Car c’est là toute la limite du succès actuel. Après avoir porté la croissance en 2025, le Junior montre des signes de stabilisation en 2026. Dans plusieurs pays européens, ses volumes n’augmentent plus réellement. Le modèle tient la maison, mais ne la fait plus grandir. Le problème, c’est qu’il n’y a rien derrière.

Le Alfa Romeo Tonale s’effondre malgré son restylage. Les Alfa Romeo Giulia et Alfa Romeo Stelvio sont devenus marginaux dans les volumes. Résultat : la marque reste bloquée autour des 70 000 immatriculations annuelles. Même avec un Junior solide, Alfa Romeo ne parvient pas à franchir un cap.

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Une réussite relative, pas une révolution

Alors, réussite ou échec ? La réponse se situe entre les deux. Oui, le Alfa Romeo Junior est une réussite. Il a permis à Alfa Romeo de stabiliser ses ventes, d’élargir sa clientèle et de revenir sur certains marchés. Peu de modèles récents de la marque peuvent en dire autant.

Mais non, ce n’est pas un succès transformateur. Avec environ 30 000 commandes par an, il reste loin des standards d’un véritable best-seller mondial. Surtout, il ne suffit pas à compenser la faiblesse du reste de la gamme. Deux ans après, le constat est donc clair : le Junior sauve Alfa Romeo… mais ne la relance pas.

Et sans nouveaux modèles d’envergure avant 2027 ou 2028, la marque italienne pourrait rester encore longtemps dans cette zone grise, entre survie maîtrisée et véritable renaissance.

Pour mémoire, notre vidéo, il y a 2 ans, de la présentation de l’Alfa Romeo Junior, quand il s’appelait Milano !

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