
Un mois après un mois de janvier quasi à l’arrêt, la situation de l’usine Stellantis de Cassino ne s’améliore pas. Sur le papier, la reprise de la production est fixée au 7 avril 2026. Mais dans les faits, personne, ni du côté des salariés ni des syndicats, ne semble croire à un véritable redémarrage à cette date.
Selon plusieurs sources locales et syndicales, l’activité pourrait en réalité ne reprendre qu’à la mi-avril. D’ici là, l’usine reste officiellement à l’arrêt jusqu’au 3 avril, prolongeant encore une paralysie qui dure depuis plusieurs mois. Ce décalage entre communication officielle et réalité industrielle alimente un climat de plus en plus pesant sur le site.
Cassino, symbole d’une crise qui s’installe
Ce nouvel épisode ne fait que confirmer une tendance déjà inquiétante. En janvier 2026, l’usine n’avait fonctionné que quatre jours. Et fin février, aucune véritable reprise n’avait été engagée.
Cassino, qui produit notamment les Alfa Romeo Giulia, Stelvio et le Maserati Grecale, s’est progressivement transformée en symbole des difficultés industrielles de Stellantis en Italie. Les arrêts de production s’enchaînent, les volumes chutent, et l’usine semble désormais fonctionner par intermittence. Dans ce contexte, la perspective d’un mois d’avril lui aussi largement à l’arrêt renforce l’idée d’un site en perte de repères, suspendu à des décisions qui tardent à venir.
L’inquiétude dépasse les murs de l’usine
Sur place, la tension monte. Gennaro D’Avino, secrétaire général de la Uilm de Frosinone, évoque une situation de plus en plus grave, marquée par un manque total de visibilité.
La manifestation du 20 mars, qui a rassemblé salariés et acteurs de la filière, a montré l’ampleur de l’inquiétude. Mais pour beaucoup, elle pourrait rester sans réponse concrète. Car le problème ne concerne pas seulement les employés de l’usine. Tout l’écosystème industriel autour de Cassino est fragilisé. Chaque arrêt de production a un impact immédiat sur les sous-traitants, les familles et l’économie locale. Plus les semaines passent, plus le sentiment d’une crise durable s’installe.
Une usine en attente…
Ce que dénoncent aujourd’hui les syndicats, ce n’est plus seulement l’arrêt de la production, mais l’absence totale de stratégie lisible. Entre annonces vagues, reports successifs et silences répétés, Cassino semble évoluer sans véritable feuille de route. La question des futurs modèles et des motorisations reste centrale. L’intégration de versions hybrides, jugée essentielle pour accompagner la transition, est notamment attendue pour redonner du sens industriel au site. Mais pour l’instant, rien de concret n’a été confirmé.
Le 21 mai comme dernier espoir
Dans ce climat incertain, tous les regards se tournent désormais vers une date clé : le 21 mai 2026. À l’occasion de l’Investor Day, le nouveau CEO Antonio Filosa doit présenter le plan industriel post-Tavares.
Pour Cassino, l’enjeu est crucial. Les syndicats attendent des engagements précis, avec des volumes de production garantis, de nouveaux modèles et des investissements concrets. Car après des mois d’arrêts, de reports et d’incertitudes, l’usine n’a plus vraiment droit à un nouveau plan flou. En attendant, une chose est certaine : après un mois de janvier quasiment à l’arrêt, avril pourrait suivre le même chemin. Et à Cassino, l’impression d’une crise sans fin continue de s’installer.
Elkann a laissé Tavares complètement flinguer l’industrie italienne. Doivent se prendre les mesures nécessaires.
Elkann avait déjà laissé Merchione flinguer le groupe Fiat en Italie! Il y a 5 ans lors de la fusion il n’y avait déjà pas de projet pour Cassino à part déjà une future gamme électrique. CT a juste continué bien inspiré qu’il était pas Elkann
Les méventes des Alfa Romeo Giulia sont antérieures à 2021, de l’ère Tavares et Stellantis.
Pourquoi il n’a pas eu des versions SW et hybrides depuis le début !?
Et oui la phase 2 de la Giulia/Stelvio aurait du bénéficier du système hybride de la Grecale qui possède la même base et qui paraît incompréhensible de la part de Tavares/Imparato qui jurait que par les nouvelles exclusivement en electrique et on voit le résultat aujourd’hui, lancement repoussé et clients perdu .
Y a une version hybride de la Grecale?!
À ma connaissance PSA comme FCA n’ont fait des que des PHEV assez peu réussies globalement d’ailleurs .
Et oui la Maserati Grecale a bien une version Hybride 2.0 l Gme de 330 cv de la Ghibli et la levante qui ne sont plus produites .
Les Alfa et Grecale sont de l’ingénierie de base FCA
Et les derniers PHEV de Stellantis ont doublé leurs autonomies en full électrique, c’est déjà une grosse amélioration.
Mais faire des bons hybrides sur des bases déjà anciennes et pas adaptés, cela ne doit pas être facile !?
Il fallait vendre ALFA il y a 10 ans au groupe VW…
A la place, ils ont lancé CUPRA avec le succès qu’on connaît… CUPRA vend déjà plus de voitures que alfa et lancia et ds réunis
Pour avoir une base VW … Franchement, c’est du tue-l’amour !
Vous n’êtes pas un passionné.
Allez voir les bénéfices de LAMBORGHINI et vous comprendrez peut-être…Idem chez BENTLEY (Vw) ROLLS (Bmw)… Merci les marques Allemandes 🙂
Si vous regardez uniquement le côté business… OK, Xavier.
Par contre l’âme de la marque !?
Ça ne vous intéresse pas manifestement ?
Vous avez des actions VW, c’est votre droit !?
Quand il n’y a pas ou peu de commandes il y a forcément des arrêts de production.
Manque de vision à long terme, erreurs majeures sous Tavares, absence d’hybridation pour les Giulia et Stelvio ce qui entraîne la disparition pure et simple du moteurs essence (hors Quadrifoglio) au catalogue pour certains marchés à cause de malus dissuasifs.
On se demande comment Ferrari peut aussi bien comprendre le marché, et les marques italiennes de Stellantis se planter à ce point. Mais en quoi Stellantis est utile aux marques italiennes?
on aurait aimé aussi une version « station wagon » pour la Giulia, tout le monde n’est pas fan des SUV (surtout quand je vois le nombre de « break » BMW ou AUDI que je croise)
Oui, c’est vrai, Fca c’est a fait une grosse erreur de lancer la Giulia en berline alors que 159 c’est plus vendu en break qu’en berline .
It’s not the production, solely the product development and marketing. And leadership lagging at extreme level.