Cet américain met un gros turbo dans son Alfa Romeo Giulia et l’essaie sur autoroute allemande : « elle rivalise avec des BMW M340i, Audi S4 et Mercedes-AMG C43 »

Quand on croise une Alfa Romeo Giulia avec une plaque allemande, filmée sur l’Autobahn et attaquant les routes secondaires du Bade-Wurtemberg, on pourrait facilement croire à une préparation venue d’un spécialiste local. Pourtant, derrière cette Giulia 2.0 turbo préparée se cache en réalité un passionné américain installé plusieurs années en Allemagne : le créateur de Club Alfa Performance.

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Et sa dernière création commence à faire parler d’elle auprès des alfistes. L’idée ? Transformer une simple Giulia 2.0 Q4 de 280 ch en véritable berline sportive capable, selon lui, de rivaliser avec des BMW M340i xDrive, Audi S4 ou encore Mercedes-AMG C43.

Une Giulia de plus de 200 000 km transformée

La voiture utilisée pour cette préparation n’est pas un modèle neuf soigneusement préservé dans un garage. Il s’agit d’une Alfa Romeo Giulia affichant plus de 130 000 miles, soit environ 210 000 km, avec moteur et boîte d’origine. Le préparateur explique avoir déjà modifié la voiture à plusieurs reprises : admission, downpipe, échappement sport, suspension, reprogrammation moteur et boîte… mais selon lui, aucun changement n’a autant transformé la voiture que l’installation du turbo hybride « Much Boost 430 ».

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Turbo MuchBoost commercialisé par Club Alfa Performance

Ce gros turbo, développé pour supporter jusqu’à 430 ch, est associé à une cartographie spécifique réalisée avec PW Performance. Le résultat revendiqué est déjà impressionnant avec du simple carburant 93 octane américain : entre 360 et 380 ch moteur selon la configuration, voire davantage avec de l’éthanol. Mais au-delà des chiffres, c’est surtout le comportement de la voiture qui semble avoir surpris son propriétaire.

« Il n’y a aucun turbo lag »

Dans ses vidéos, l’Américain insiste sur un point : contrairement aux idées reçues, installer un turbo plus gros n’a pas rendu la Giulia plus brutale ou moins agréable au quotidien. Au contraire. Selon lui, la voiture est désormais plus réactive, plus souple et plus progressive qu’avec le turbo d’origine. Il affirme même que les démarrages à froid, parfois capricieux auparavant durant les hivers allemands, sont devenus plus fiables avec cette nouvelle configuration.

« Il n’y a aucun lag, aucun trou dans la puissance », explique-t-il durant un essai sur route allemande. « La voiture donne l’impression d’avoir un moteur beaucoup plus gros. » Sur les portions rapides de l’Autobahn, la Giulia semble effectivement changer de dimension. Le préparateur décrit une poussée « infinie » dans les hauts régimes, tout en conservant un comportement parfaitement civilisé en conduite urbaine.

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En mode “N”, la berline reste discrète et confortable. Mais une fois le mode “D” ou le mode Race activé, le ton change immédiatement. Bruit de l’échappement valvé, accélérations violentes, reprises musclées : la Giulia 2.0 devient alors une vraie sportive.

Des performances proches d’une Giulia Quadrifoglio ?

Le chiffre qui revient le plus souvent dans la vidéo reste le 0 à 60 mph (0 à 100 km/h) abattu en 4,22 secondes. Pour son propriétaire, cela place désormais cette Alfa Romeo Giulia « côte à côte avec une BMW M340i xDrive, une Audi S4 ou une Mercedes-AMG C43 ».

Youtube vidéo

Il va même plus loin en affirmant qu’elle n’est plus très éloignée d’une Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio en accélération pure. Le plus intéressant reste peut-être le positionnement de cette préparation. Selon lui, Alfa Romeo aurait dû proposer un modèle intermédiaire entre la Giulia 2.0 de 280 ch et la radicale Quadrifoglio. Cette Giulia turbo préparée représenterait justement ce “chaînon manquant”. (NDLR : Alfa Romeo avait bien prévu au début de la carrière de la voiture une Alfa Romeo Giulia 340 ch).

Une Alfa Romeo pensée pour rouler… partout

Ce qui rend cette histoire encore plus particulière, c’est le parcours de cette Giulia. Sur les réseaux sociaux, le propriétaire explique que la voiture a déjà roulé aux Etats-Unis, Italie, Allemagne, France, Suisse, Autriche, Belgique ou encore Monaco. Un détail qui explique pourquoi ses vidéos mélangent culture automobile américaine et environnement européen : langage en miles, prix en dollars, mais routes allemandes sans limitation et plaques locales.

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Youtube vidéo

Depuis, Club Alfa Performance a annoncé son retour définitif aux United States après plusieurs années passées à Stuttgart. Le préparateur explique vouloir continuer à développer de nouveaux produits autour des modèles Alfa Romeo depuis New York, et aussi vouloir visiter le Canada. Cette Alfa Romeo Giulia prouve encore une fois que la plateforme Giorgio possède un potentiel énorme, même dans sa version quatre cylindres.

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