Un des plus grands collectionneurs de Ferrari donne son avis sur la Ferrari Luce : « je l’achèterai pour voir ce que ça donne »

Depuis sa présentation officielle à Rome, la nouvelle Ferrari Luce continue de provoquer des réactions rarement vues dans l’histoire récente de la marque italienne. Entre rejet massif, critiques sur son design et incompréhension face à son positionnement, la première Ferrari 100 % électrique semble déjà diviser profondément. Pourtant, au milieu de cette tempête médiatique, certaines voix influentes appellent à davantage de recul. Et pas n’importe lesquelles. Car lorsqu’un collectionneur comme David Lee prend la parole, le monde Ferrari écoute forcément avec attention.

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Un homme qui achète toutes les Ferrari

David Lee n’est pas un propriétaire Ferrari comme les autres. Aux États-Unis, il est considéré comme l’un des plus grands collectionneurs de la marque au cheval cabré. Son garage regorge de modèles rares, d’éditions limitées et même parfois de plusieurs exemplaires identiques simplement commandés dans des couleurs différentes. Il fait partie de ces clients ultra-privilégiés capables d’obtenir presque n’importe quelle Ferrari.

Et pourtant, même lui reconnaît que la Luce représente une rupture totale avec tout ce que Ferrari proposait jusqu’ici. « C’est un gros changement par rapport à ce que j’aime », explique-t-il. « Tous les autres modèles que j’ai achetés chez Ferrari avaient un vrai style Ferrari. »

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« Je ne veux pas être fermé d’esprit »

Alors que de nombreux propriétaires Ferrari ont déjà condamné la Luce après seulement quelques photos officielles, David Lee adopte une approche bien différente. Plus prudente. Plus analytique aussi.

« Je ne voudrais pas être aussi fermé d’esprit au point de dire que c’est totalement mauvais dès maintenant », affirme-t-il. L’homme d’affaires américain explique surtout qu’il comprend parfaitement la logique derrière cette voiture électrique. Selon lui, Ferrari ne cherche pas forcément à séduire les clients historiques déjà passionnés de V12 atmosphériques ou de berlinettes radicales.

« La clientèle qu’ils cherchent vraiment à viser, ce ne sont pas les clients Ferrari traditionnels », analyse-t-il. Et c’est probablement là tout le cœur du débat autour de cette Ferrari Luce.

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Ferrari cherche une nouvelle clientèle

Depuis plusieurs années, Ferrari prépare discrètement sa transition électrique. La marque a déjà annoncé qu’en 2030, ses ventes seraient réparties entre 40 % de modèles thermiques, 40 % d’hybrides et 20 % d’électriques.

La Luce n’a donc jamais été pensée comme une simple Ferrari traditionnelle sans moteur thermique. Elle semble plutôt conçue pour attirer une clientèle différente : plus technophile, plus urbaine, peut-être moins attachée au bruit mécanique ou au style agressif des Ferrari historiques.

David Lee partage d’ailleurs cette lecture du projet. « Les clients visés par cette voiture ne veulent pas quelque chose de trop agressif. Ils ne veulent pas une voiture de course. Ils veulent quelque chose de plus proche d’une voiture “normale”, avec un look plus électrique. »

« Moi, je l’achèterai pour voir ce que ça donne »

Mais la phrase qui résume probablement le mieux sa position reste celle-ci : « Moi, je l’achèterai pour voir ce que ça donne. » Une déclaration presque surprenante venant d’un collectionneur réputé pour son amour des Ferrari les plus émotionnelles et exclusives. Pour lui, juger la voiture avant même de l’avoir essayée n’a pas vraiment de sens. « Regarder ça de loin, sans essayer, sans vivre l’expérience, puis juger directement… ce n’est pas vraiment juste », explique-t-il.

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Ce témoignage contraste fortement avec les réactions extrêmement virulentes observées depuis la présentation de la Luce. Sur les forums Ferrari, certains propriétaires parlent déjà d’« une honte », d’« une Prius italienne » ou encore d’« un iPhone à roulettes », notamment à cause de l’implication du studio LoveFrom de Jony Ive dans le projet. D’autres craignent une décote importante ou estiment tout simplement que la voiture manque totalement d’âme Ferrari malgré ses performances impressionnantes.

Finalement, le témoignage de David Lee montre peut-être une chose : la Ferrari Luce intrigue autant qu’elle dérange.

« Je sais qu’il y a énormément de commentaires sur la Luce.
Beaucoup de gens ont des points de vue très différents à son sujet.

Vous savez, c’est un gros changement par rapport à ce que j’aime.
Tous les autres modèles que j’ai achetés chez Ferrari avaient, qu’on aime ou pas, un vrai style Ferrari. Un style vraiment “Ferrari”, vous voyez ?

Je ne voudrais pas être aussi fermé d’esprit au point de dire que c’est totalement mauvais dès maintenant. En tant qu’homme d’affaires, parce que je suis un homme d’affaires, il faut aussi comprendre la perspective de Ferrari.

Ils voulaient lancer une voiture électrique. Et la clientèle qu’ils cherchent vraiment à viser, ce ne sont pas les clients Ferrari traditionnels.

Nous, on a déjà assez de voitures à acheter. Ferrari sort déjà énormément de très bonnes voitures qu’on achète.

Est-ce que ça risque d’éloigner certains clients Ferrari ?
Peut-être. Certains essayeront quand même. Moi par exemple, je l’achèterais pour voir ce que ça donne.

J’achète toutes les Ferrari, honnêtement, pour voir si elles me plaisent.
Regarder ça de loin, sans essayer, sans vivre l’expérience, puis juger directement… ce n’est pas vraiment juste.

Mais je vois aussi que M. Benedetto a expliqué qu’ils recherchaient une nouvelle clientèle.
Et je pense que les clients visés par cette voiture ne veulent pas quelque chose de trop agressif.
Ils ne veulent pas une voiture de course.
Ils veulent quelque chose de plus proche d’une voiture “normale”, avec un look plus électrique.

Aujourd’hui, les voitures électriques ont un certain style… et ça semble être ce style-là.

Pour moi, le verdict n’est pas encore tombé. J’ai besoin de plus de temps et surtout de voir la vraie voiture avant de me faire un avis définitif. »

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