
Chez Ferrari, même une pièce de carrosserie qui ne verra jamais la route peut connaître une seconde vie. Avec son nouveau projet Sketch Body, la firme de Maranello détourne capots et éléments de carrosserie de leur fonction première pour les transformer en véritables œuvres murales. Une manière assez spectaculaire de faire se rencontrer le dessin originel du designer et la pièce industrielle qui en est finalement née.
Du carnet de croquis au mur du salon
Tout commence par un trait de crayon. Avant les souffleries, la fibre de carbone, les prototypes et les chaînes d’assemblage, une Ferrari est d’abord une idée couchée sur le papier. C’est précisément cette première étape que Sketch Body cherche à faire ressurgir. Ferrari récupère des éléments de carrosserie issus notamment des F80, 12Cilindri, Daytona SP3 et Purosangue. Installés sur un support comme une toile en trois dimensions, ils sont recouverts de lignes, flèches, hachures et annotations rappelant les esquisses réalisées pendant la conception d’une automobile.





Le résultat est étonnant. Sur une carrosserie parfaitement peinte, ces « gribouillis » donnent presque l’impression d’observer une pièce encore en plein développement. Sauf qu’ici, le dessin épouse réellement les volumes qu’il avait autrefois pour mission d’imaginer. L’idée ne sort d’ailleurs pas de nulle part. Ferrari explique avoir puisé son inspiration dans la 812 Competizione Tailor Made, dévoilée en 2023 avec une livrée reproduisant les croquis de Flavio Manzoni et de son équipe directement sur sa carrosserie.

Pour le directeur du design de Ferrari, Flavio Manzoni, ces pièces racontent ainsi le chemin parcouru entre l’intuition du designer et l’objet définitif. Le trait revient sur la surface achevée, suivant ses courbes et soulignant les tensions de la carrosserie.
Ferrari pousse encore plus loin ses objets de collection
Sketch Body constitue un nouveau chapitre du programme Ferrari Collectibles. Jusqu’à présent, Maranello proposait déjà des objets issus de son univers mécanique et de la compétition à travers les collections Components, Red Pieces et Drivers’ Pieces. Cette fois, la démarche s’éloigne davantage de la mécanique pour assumer pleinement sa dimension artistique.
Ferrari n’a pour le moment communiqué ni tarif ni volume de production pour ces créations. Deux informations qui détermineront forcément leur rareté et leur accessibilité aux collectionneurs. Pour les passionnés disposant d’un grand mur (et probablement d’un portefeuille à la hauteur) accrocher un capot de F80 couvert des traits de son designer a tout de même davantage de caractère qu’un simple poster.
