
En 2025, Alfa Romeo peut se targuer d’avoir retrouvé une dynamique positive. La marque italienne a enregistré plus de 73 000 immatriculations dans le monde, soit une progression d’un peu plus de 20 % par rapport à 2024. Une croissance bienvenue pour un constructeur qui sort de plusieurs années difficiles. Mais derrière ce rebond se cache une réalité plus étonnante : aujourd’hui, conduire une Alfa Romeo revient presque à conduire une voiture rare. Plus rare, même, qu’une Porsche.
Une marque confidentielle face aux géants allemands
Avec 73 000 voitures vendues en 2025, Alfa Romeo reste en effet un constructeur extrêmement discret à l’échelle mondiale. La comparaison avec ses rivaux historiques allemands est sans appel.
BMW a livré environ 2,17 millions de voitures l’an dernier, Mercedes environ 1,8 million, et Audi près de 1,6 million. L’écart n’est plus un simple retard : c’est un gouffre.
Même Porsche, pourtant considéré comme un constructeur relativement exclusif, évolue dans une autre dimension. La marque de Stuttgart a écoulé près de 280 000 voitures en 2025, soit presque quatre fois plus qu’Alfa Romeo. Le contraste devient encore plus frappant lorsqu’on regarde les modèles individuellement. Le Porsche Cayenne, avec plus de 80 000 unités vendues, dépasse à lui seul les ventes cumulées de toute la gamme Alfa Romeo composée du Junior, Tonale, Giulia et Stelvio.
Autrement dit, posséder une Alfa Romeo aujourd’hui signifie rouler dans une voiture bien plus rare que la plupart des modèles Porsche.
Le Junior sauve l’année 2025
Si Alfa Romeo affiche une croissance significative en 2025, c’est avant tout grâce à un modèle : le Junior. Le nouveau B-SUV, lancé en 2024, a rapidement trouvé son public. En un an et demi, il a dépassé 60 000 commandes, devenant le seul véritable moteur commercial de la marque.

Dans les faits, le Junior représente à lui seul l’écrasante majorité des ventes de la marque. Selon nos estimations , sur les 73 000 voitures vendues dans le monde en 2025, environ 45 000 seraient liées à ce seul modèle, tandis que le reste de la gamme se partage les volumes restants. Un succès qui permet à Alfa Romeo de relancer sa croissance… mais qui souligne aussi sa dépendance à un seul modèle.
Giulia et Stelvio, des modèles en fin de cycle
Le reste de la gamme montre en effet des signes évidents d’essoufflement. Les Giulia et Stelvio, lancés respectivement en 2015 et 2016, approchent désormais les dix ans de carrière. Initialement, leurs remplaçants devaient arriver plus tôt, mais les hésitations autour de la stratégie électrique de Stellantis ont repoussé leur renouvellement.
Résultat : ces deux modèles resteront finalement au catalogue jusqu’en 2027, prolongeant leur carrière bien au-delà du cycle habituel dans le segment premium. Cela se ressent naturellement dans les ventes, qui se limitent désormais à quelques milliers d’unités par an dans plusieurs marchés. Même si certaines versions exclusives, comme les éditions Quadrifoglio continuent de séduire les passionnés, leur poids commercial reste très limité.
Une marque qui vit loin de ses records historiques
Pour mesurer l’ampleur du défi, il suffit de regarder dans le rétroviseur. En 1990, Alfa Romeo avait atteint son record historique avec 223 643 voitures vendues dans le monde. Un niveau trois fois supérieur à celui observé aujourd’hui. Plus récemment encore, la marque avait connu un rebond spectaculaire lors du lancement de la Giulia et du Stelvio, avec plus de 131 000 ventes en 2018. Mais cet élan n’a jamais été durable, et les volumes sont rapidement retombés. Depuis plus d’une décennie, Alfa Romeo oscille ainsi autour d’un plafond situé entre 60 000 et 70 000 voitures par an, preuve que la marque peine toujours à changer véritablement de dimension.

Une croissance encourageante… mais fragile
Pour le CEO d’Alfa Romeo, Santo Ficili, la progression de 2025 marque malgré tout une étape importante. Selon lui, cette croissance montre qu’“Alfa Romeo est de retour dans la course”, même si l’objectif ne se limite pas à augmenter les volumes. La stratégie consiste aussi à renforcer la désirabilité de la marque et à fidéliser les clients.
Le Junior a déjà permis d’attirer une nouvelle génération d’acheteurs, tandis que le Tonale restylé doit consolider la présence de la marque dans le segment des SUV compacts. Et au sommet de la gamme, la spectaculaire 33 Stradale continue d’incarner la dimension émotionnelle et artisanale de la marque.
Mais pour qu’Alfa Romeo change réellement d’échelle, un défi reste entier : dépasser durablement la barre des 100 000 ventes annuelles. En attendant, conduire une Alfa Romeo est devenu un privilège presque rare. Et paradoxalement, cela fait aujourd’hui des modèles au Biscione des voitures… plus exclusives que bien des Porsche.
Qui dit plus rare dit plus exclusif.
Pour autant si on compare aux ventes lors de l’introduction de la Giulietta en 2010-2011, entre 12O.000 et 138.000 exemplaires, ou même en 2018 (sans doute Giulia + Stelvio, 130.000 exemplaires), les ventes actuelles sont modestes.
Ça tend à prouver qu’Alfa Romeo qui ne propose pas des modèles qui séduisent assez avec que des SUV au catalogue en dehors de la Giulia, et c’est une erreur.
Tout a fait d’accord.Perso on ne trouve presque que des suv dans l’offre de la majorité des constructeurs.
Où sont passées les véhicules plaisir petit ou plus imposant
Le non remplacement de la Giulietta fut une grosse erreur. En 2018 c’est encore 30000ventes sur les 130000 de la marque malgré son âge déjà avancé ( sortie 2010). Depuis les clients sont partis et certains résistant ont pris une Junior.
Cela redouble mon plaisir de conduire ma merveilleuse Giulia…
In meiner Garage stehen 3 Italiener. 1X Abarth Pista 595-1XAbarth Biposto 695[Original in der Farbe grau] und zu guter letzt meine AR-Julia QV. Jede Ausfahrt mit ihr ist ein Erlebnis der besonderen Art. Emotional!