Il se gare au travail chez Stellantis sur une place réservée aux voitures du groupe… et reçoit un avertissement

Sur le papier, la règle existe depuis longtemps. Mais avec le retour massif des employés sur site début 2026 suite à la fin du télétravail, elle fait aujourd’hui grincer des dents. Au siège nord-américain de Stellantis à Auburn Hills, tous les salariés ne sont pas logés à la même enseigne lorsqu’il s’agit de se garer.

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Les places les plus proches des bâtiments sont strictement réservées aux véhicules des marques du groupe : Chrysler, Dodge, Jeep, Ram, Fiat, Alfa Romeo ou encore Maserati. Les autres ? Direction les parkings plus éloignés, parfois à bonne distance à pied. Une politique que l’on retrouve à priori aussi chez d’autres constructeurs américains comme Ford ou General Motors (aucune idée si ce genre de règle existe en Europeà, mais qui a pris une nouvelle ampleur depuis que des milliers d’employés ont été rappelés au bureau après plusieurs années de télétravail. Et c’est là que les premières surprises sont apparues… sous forme de “contraventions”.

Une contravention… sans amende

Attention, il ne s’agit pas d’une amende officielle. Les fameux “tickets” sont en réalité des avertissements déposés par la sécurité interne du groupe. Aucun paiement n’est exigé, mais les récidivistes peuvent voir leur voiture immobilisée avec un sabot.

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Officiellement, la règle est simple : respecter la signalisation. Officieusement, elle est parfois mal comprise… voire mal appliquée. Certains employés ont ainsi découvert ces avertissements en revenant travailler sur site, et les témoignages ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux et forums internes. Mais l’histoire la plus marquante reste celle d’un ingénieur… sanctionné à tort. C’est ce que révèle le média local Detroit Free Press.

Le cas absurde de la Plymouth “non reconnue”

Devon Sykes, ingénieur en véhicules électriques chez Stellantis, pensait pourtant être dans son bon droit. Ce passionné d’automobile s’est présenté à son travail avec une Plymouth Gran Fury 1987, un modèle emblématique de l’époque Chrysler. Logiquement, pour lui, aucun doute : Plymouth fait partie de l’histoire du groupe Stellantis. La marque a été fondée en 1928 par Walter Chrysler avant de disparaître en 2001, bien avant la création de Stellantis. Mais elle reste une pièce du puzzle industriel qui compose aujourd’hui le géant automobile.

Confiant, il gare donc sa voiture sur une place “réservée” aux véhicules du groupe. À la fin de la journée, surprise : un ticket l’attend sur son pare-brise. Sa voiture est considérée… comme un véhicule concurrent. Une situation qui le fait d’abord rire. Dès le lendemain, l’ingénieur se rend auprès de la sécurité pour contester. La réaction est immédiate. En voyant le nom “Plymouth” sur le ticket, le responsable comprend l’erreur. Le ticket est annulé sur-le-champ, sans même être enregistré dans le système.

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L’affaire aurait pu s’arrêter là. Mais elle met en lumière un problème plus profond : la perte de mémoire industrielle au sein même des grandes organisations. Car si un agent de sécurité ne reconnaît pas une marque historique comme Plymouth, combien d’autres noms du passé sont aujourd’hui oubliés ?

Avec ses multiples marques issues de fusions successives, Stellantis possède un patrimoine unique. Mais encore faut-il que celui-ci soit compris et reconnu en interne. Et visiblement, dans certains cas, même une voiture issue de l’ADN du groupe peut être prise pour une intruse.

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