La Porsche 911 GT3 RS prend de la valeur… pendant que ce propriétaire perd 173 000€ sur sa Ferrari SF90 Stradale

La Ferrari SF90 Stradale, pourtant vitrine technologique de Maranello, vient de rappeler qu’une supercar à près de 1 000 chevaux n’est pas forcément un placement. Bien au contraire. La preuve avec cet exemplaire de 2022, vendu récemment aux États-Unis. Affichée neuve à 567 609 dollars, cette Ferrari SF90 Stradale a finalement trouvé preneur pour 363 000 dollars sur Bring a Trailer. Le calcul est brutal : son propriétaire a laissé 204 609 dollars au passage. En convertissant l’ordre de grandeur en euros, cela représente environ 173 000 € envolés. Une somme vertigineuse pour une auto qui reste, sur le papier, l’une des Ferrari de route les plus impressionnantes de ces dernières années.

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Une Ferrari à 1 000 ch, mais une décote de voiture presque “ordinaire”

Sur le plan technique, la SF90 Stradale n’a pourtant rien d’ordinaire. Son V8 biturbo 4,0 litres, associé à trois moteurs électriques, développe une puissance combinée de 1 000 ch. La transmission automatique à double embrayage à huit rapports envoie cette cavalerie aux quatre roues, avec à la clé un 0 à 100 km/h annoncé en 2,5 secondes, un 0 à 200 km/h en 6,7 secondes et une vitesse de pointe de 340 km/h.

On parle d’une Ferrari aux performances de quasi-hypercar. Une auto capable de humilier la quasi-totalité du parc roulant mondial, avec en prime une sophistication technique rare, une aérodynamique active inspirée de la Formule 1 et un arsenal électronique impressionnant. Et pourtant, le marché de l’occasion lui inflige une sanction sévère.

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Il faut aussi préciser que cette SF90 Stradale vendue 363 000 dollars n’avait rien d’une configuration “entrée de gamme”. L’auto se présentait dans une teinte Grigio Titanio Metallizzato avec toit Nero DS, une combinaison déjà très séduisante visuellement. L’intérieur recevait des sièges baquets chauffants et réglables électriquement en cuir Bordeaux, ainsi que de nombreuses touches de carbone.

L’équipement était à la hauteur de son statut. On retrouvait notamment les phares adaptatifs LED AFS, les écussons Scuderia Ferrari sur les ailes, des éléments de carrosserie en fibre de carbone, des jantes forgées de 20 pouces, des pneus Michelin Pilot Sport Cup 2, des freins carbone-céramique avec étriers jaunes, un système de levage de la suspension, le système audio JBL, la navigation, la climatisation automatique bi-zone, sans oublier l’affichage tête haute. Un détail loin d’être anecdotique, puisque la SF90 fut la première Ferrari à proposer cette technologie en option.

Autrement dit, il ne s’agissait ni d’une voiture mal équipées ni d’un exemplaire à l’historique problématique. Le rapport Carfax était propre, sans accident ni dommage signalé, et l’auto était vendue avec ses manuels, et ses dossiers d’entretien.

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Le kilométrage, premier suspect

Bien sûr, cette Ferrari n’était pas une auto sous cloche. Son propriétaire, qui l’avait achetée neuve, a parcouru à lui seul les 19 000 miles affichés, soit un peu plus de 30 000 kilomètres. À ce niveau de prix, ce kilométrage n’est pas neutre. Sur le marché des supercars récentes, il suffit parfois de quelques milliers de kilomètres pour faire basculer la perception d’un modèle.

Mais même en tenant compte de cet usage, la décote reste spectaculaire. D’autant que l’entretien semblait suivi. Cela renforce l’idée que le kilométrage n’explique pas tout. Il joue, évidemment, mais il ne suffit pas à justifier à lui seul un tel écart entre le prix neuf et la valeur de revente.

La Ferrari SF90 prise en étau par sa propre famille ?

La SF90 Stradale souffre possiblement d’un problème plus profond : elle n’est plus seule au sommet comme elle a pu l’être au moment de son lancement.

Depuis, Ferrari a élargi et musclé son offre. Et la 296 GTB, en particulier, a rebattu les cartes. Plus compacte, plus récente dans l’esprit du public, et déjà extrêmement performante, elle a sans doute brouillé le positionnement de la SF90 sur le marché de l’occasion. Pour un acheteur prêt à investir plusieurs centaines de milliers d’euros dans une Ferrari hybride moderne, la hiérarchie devient moins évidente qu’avant.

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La SF90 reste objectivement plus puissante, plus démonstrative, plus technologique. Mais sur le terrain du désir pur, de la nouveauté et de la polyvalence, la 296 GTB s’est imposée avec une force inattendue. Résultat : la grande Ferrari hybride à moteur V8 et transmission intégrale paraît presque victime de l’excellence du reste de la gamme.

Une vente qui en dit long sur le marché actuel

Dans les commentaires de l’enchère, plusieurs observateurs ont parlé d’une excellente affaire pour l’acheteur, certains allant jusqu’à évoquer “la SF90 la moins chère du marché”. D’autres résumaient la situation avec ironie : on perd environ 200 000 dollars, qu’on roule avec l’auto… ou non.

C’est probablement là que réside la vraie leçon de cette vente. Ferrari reste Ferrari : prestige, performances, image, exclusivité. Mais toutes les Ferrari ne suivent pas la même trajectoire sur le marché secondaire. Certaines deviennent des objets de spéculation. D’autres, même exceptionnelles, redeviennent simplement des voitures de luxe très coûteuses à amortir.

Au fond, cette SF90 Stradale vendue aux enchères rappelle une vérité simple que le marché adore remettre sur la table : la cote d’une voiture ne dépend pas uniquement de sa puissance, de son prix neuf ou de ses performances. Elle dépend aussi de sa place dans l’imaginaire collectif, de sa rareté perçue, de son positionnement dans la gamme, et du moment où elle arrive sur le marché.

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La Ferrari SF90 Stradale reste une machine extraordinaire. Mais cette vente démontre qu’extraordinaire ne veut pas forcément dire intouchable à la revente. Pendant que certaines Porsche 911 GT3 RS continuent de faire saliver les collectionneurs et de grimper avec des prix qui dépassent aujourrd’hui les 400 000 $ outre Atlantique, cette Ferrari SF90 Stradale à 363 000 $ rappelle qu’une supercar moderne, même signée Maranello, peut perdre une fortune en quelques années.

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4 avis sur « La Porsche 911 GT3 RS prend de la valeur… pendant que ce propriétaire perd 173 000€ sur sa Ferrari SF90 Stradale »

  1. Mooi hoor.
    Zou er graag eentje willen bezitten.
    Voor de dagelijkse boodschappen.
    Maar vooral vanwege de schoonheid en het comfort.

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    • Guten Tag

      Der Inhalt wurde auf Französisch verfasst und anschließend automatisch in mehrere Sprachen übersetzt. Im Originaltext wird kein Dieselmotor erwähnt. Es handelt sich eindeutig um einen Fehler der maschinellen Übersetzung. Ich werde dies manuell korrigieren.

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  2. It’s easy to explain. Drive both. Although it might sound strange to some the Ferrari doesn’t have enough emotion anymore with the hybrid powertrain and turbo’s. Yes, it is quick and yes it drives well, but next to a 9.000 rpm NA GT3 this comparison is pointless, because the GT3 has those things as well AND has the emotion the mentality 8 year old behind the wheel is looking for.

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