
Quelques mois après sa présentation, la Ferrari 12Cilindri Manual passe désormais entre les mains de deux pilotes particulièrement bien placés pour juger de son caractère. Charles Leclerc et Lewis Hamilton ont pu prendre le volant de cette étonnante Ferrari V12 à trois pédales sur circuit. Et à en croire leurs réactions, l’expérience semble avoir fait mouche.
Leclerc et Hamilton découvrent les trois pédales
La scène a quelque chose d’assez inhabituel pour deux pilotes de Formule 1 modernes. Devant Charles Leclerc et Lewis Hamilton : un V12 atmosphérique de 6,5 litres développant 830 ch, une grille en H à six rapports et, surtout, une pédale d’embrayage.

La 12Cilindri Manual n’est cependant pas une Ferrari ancienne remise au goût du jour. Comme nous l’expliquions lors de sa présentation, Ferrari a développé un système baptisé « Manuale By-Wire ». Le conducteur manipule bien un levier métallique et trois pédales, mais derrière cette interface volontairement mécanique se cache une transmission à double embrayage contrôlée électroniquement.

Sur le circuit, les deux pilotes se prêtent rapidement au jeu. L’ambiance est détendue, avec quelques plaisanteries avant de laisser parler le V12. Lewis Hamilton prend le volant, sous le regard de Charles Leclerc, avant que les rôles ne s’inversent. Et il n’est visiblement pas nécessaire d’organiser un long débriefing technique pour comprendre leur verdict.
« C’est tellement amusant à conduire »
Au fil des tours, les sourires et les réactions parlent presque davantage que les mots. « Fantastique », lâche notamment l’un des pilotes après avoir découvert la voiture. Puis vient sans doute la phrase qui résume le mieux cette séance : « C’est tellement amusant à conduire ».




Une réaction qui correspond exactement à la philosophie défendue par Ferrari avec cette 12Cilindri très particulière. Ici, l’objectif n’est pas de gagner quelques dixièmes lors d’un changement de rapport. Une boîte à double embrayage classique serait évidemment plus efficace pour cela. Ferrari cherche au contraire à redonner de l’importance aux gestes du conducteur. Embrayer, déplacer le levier dans la grille en H, choisir son rapport puis relâcher la pédale : autant d’actions devenues inutiles sur les Ferrari modernes, mais qui participent ici directement au plaisir de conduite.
Un essai sous les yeux des dirigeants de Ferrari
Cette première prise en main n’a d’ailleurs rien d’anodin. Plusieurs figures majeures de Maranello sont présentes pour observer les deux pilotes : John Elkann, président de Ferrari, Piero Ferrari, fils d’Enzo Ferrari et vice-président de la marque, ainsi que Benedetto Vigna, directeur général. Une manière de montrer l’importance accordée à cette voiture et, plus largement, au retour d’une expérience de conduite plus mécanique dans la gamme Ferrari.


Conçue avant tout pour donner le sourire
Après des années passées à piloter des monoplaces où chaque changement de rapport s’effectue en une fraction de seconde avec les palettes au volant, voir Charles Leclerc et Lewis Hamilton manipuler une grille en H ne manque pas de saveur. Ici pas de chrono affiché, pas de recherche du record du tour : Ferrari semble surtout avoir voulu leur faire découvrir une autre manière de profiter de son V12. Et au vu des sourires de Leclerc et Hamilton à la sortie de la voiture, la mission semble remplie.
