
Certaines voitures ne sont pas de simples moyens de transport. Elles accompagnent des périodes de vie, marquent des tournants, racontent des envies, des souvenirs, parfois même des héritages. C’est exactement ce que raconte la chanteuse japonaise Fuji Ayako dans une histoire publiée par GQ Japon, où l’on découvre un parcours automobile aussi éclectique qu’élégant, jusqu’à son véritable coup de cœur : une Maserati Levante Trofeo au V8 rugissant, qu’elle imagine déjà transmettre un jour à sa petite-fille.
Au fil des années, l’artiste a possédé près d’une dizaine de voitures. Des cabriolets au charme européen, des SUV capables d’affronter les routes de montagne, puis enfin ce grand SUV italien devenu bien plus qu’une auto à ses yeux : une évidence.
Des cabriolets au goût de liberté
L’histoire automobile de Fuji Ayako ne commence pas avec Maserati. Avant d’atteindre ce rêve italien, la chanteuse a connu plusieurs vies au volant. Après une Peugeot 306 Cabriolet, qui lui avait fait découvrir le plaisir d’une voiture synonyme de liberté et d’autonomie, elle a brièvement roulé en Saab 900 Cabriolet, séduite là encore par l’élégance du modèle.
Mais sa vie change lorsqu’elle acquiert une résidence secondaire dans la région de Yamanashi. Les routes plus escarpées, l’altitude et les conditions hivernales l’amènent alors à revoir ses priorités. Exit les cabriolets, place aux 4 roues motrices. Elle choisit d’abord un Jeep Cherokee de deuxième génération, à la silhouette anguleuse, avant de succomber ensuite à la génération suivante, plus moderne, après avoir vu un styliste arriver sur un lieu de tournage avec ce nouveau modèle plus arrondi.
Ces deux Cherokee, toutes deux noires, vont durablement l’accompagner. Elles deviennent les partenaires de ses trajets entre Tokyo et sa maison de montagne, où elle aime se retrouver seule pour écrire des poèmes et composer. Sur les routes gelées de l’hiver, le SUV américain lui inspire confiance. C’est à ce moment-là que Fuji Ayako se rend compte qu’elle est devenue, presque sans s’en apercevoir, une femme de SUV.
Le déclic d’un Range Rover aperçu sur un parking
Des années plus tard, un autre coup de foudre va orienter sa trajectoire. Alors qu’elle va chercher sa petite-fille, encore enfant à l’époque, elle remarque sur un parking une voiture qu’elle trouve immédiatement magnifique : une carrosserie bleu marine, un toit blanc, une allure élégante et très distincte. Il s’agit d’un Range Rover Evoque.
Séduite, elle reproduit presque à l’identique cette configuration, en y ajoutant un intérieur beige soigneusement choisi. Ce SUV marque une nouvelle étape dans sa relation à l’automobile : elle ne veut plus seulement conduire une voiture qui lui plaît, elle veut désormais une voiture façonnée selon ses goûts, jusque dans les détails. Le plaisir de la personnalisation entre alors pleinement dans son univers.
Elle s’attache beaucoup à cet Evoque. Pourtant, quelques années plus tard, un nouvel épisode va faire remonter un désir plus ancien, plus profond.
En voulant acheter une Jaguar, elle comprend que son vrai rêve est ailleurs
En 2019, la chanteuse adopte deux chats sauvés, Maru et Oreo. Puisqu’ils appartiennent à la famille des félins, l’idée d’acheter une Jaguar s’impose presque comme un clin d’œil amusant. Elle se rend donc chez le constructeur britannique avec cette intention bien en tête.
Mais sur place, le doute s’installe. Les modèles qu’elle découvre lui semblent finalement trop proches de ce qu’elle connaît déjà avec son Range Rover Evoque, aussi bien par leur gabarit que par leur ambiance générale. Changer pour quelque chose d’aussi similaire perd soudain de son sens.
C’est alors qu’un souvenir personnel ressurgit : celui de son père réalisant autrefois son rêve de posséder une Toyota Crown. Fuji Ayako se pose alors une question simple, presque intime : quel est, au fond, son propre rêve automobile ? La réponse jaillit immédiatement. Ce n’est pas Jaguar. C’est Maserati.
Elle explique avoir toujours rêvé de rouler un jour en Maserati, sans jamais vraiment franchir le pas. Cette fois, elle décide que le bon moment est arrivé. Pas plus tard. Pas un jour de plus.
De la Levante Modena V6 à la révélation du V8
À cette époque, du côté de Maserati, le choix du SUV s’appelle encore Levante. Le concessionnaire lui présente bien l’arrivée prochaine du Grecale, plus compact, plus récent, probablement mieux adapté à son usage. Fuji Ayako imagine déjà une configuration sur mesure, avec une carrosserie noire, quelques touches rouges et une présentation plus féminine.

Le problème, c’est l’attente : il faudra patienter environ un an avant de recevoir le Grecale commandé. En attendant, elle prend le volant d’une Maserati Levante Modena. Et c’est là que tout bascule.
Au départ, le Levante lui semblait un peu grande, un peu intimidante. Mais très vite, elle s’y habitue. Mieux encore : elle tombe sous le charme de sa présence, de son ambiance, et surtout de sa mécanique. Lorsque le Grecale arrive enfin, l’histoire ne se déroule pas comme prévu. Elle reconnaît que le son du moteur du Levante lui manque. Même l’installation audio lui paraît meilleure dans le grand SUV. Après quelques mois seulement au volant du Grecale, le verdict tombe : ce qu’elle veut vraiment, c’est revenir au Levante.
Elle formule alors une demande très précise : elle veut un Levante Trofeo. Problème, le modèle n’est déjà plus en production. Il faut en chercher une dans tout le Japon. Finalement, l’exemplaire tant désiré est trouvé.
Une Levante Trofeo blanche et rouge, comme une évidence
La Maserati qu’elle conduit aujourd’hui n’est pas n’importe laquelle. C’est un Levante Trofeo, la version la plus puissante du SUV italien, animée par un V8 biturbo de 3,8 litres développant 580 ch et 730 Nm de couple. Un moteur au tempérament rare, avec ce supplément d’âme mécanique que les amateurs savent reconnaître dès les premières secondes.


Mais au-delà de la fiche technique, c’est aussi sa configuration qui la touche. Fuji Ayako raconte avoir autrefois été impressionnée par une Rolls-Royce blanche avec intérieur rouge, qu’elle trouvait particulièrement élégante. Or, le Levante Trofeo qu’elle a finalement trouvée reprend justement cette association : carrosserie blanche, intérieur rouge. Pour elle, ce n’est pas un hasard, mais presque un rendez-vous.
Elle dit aimer cette voiture au point de penser qu’elle pourrait la garder toute sa vie. Le V8, surtout, la fascine. Son grondement, sa noblesse, sa personnalité sonore font partie intégrante du plaisir. Dans un monde automobile de plus en plus électrifié, elle voit dans son choix quelque chose qui lui ressemble profondément. Rouler en V8 aujourd’hui n’est pas seulement une préférence mécanique, c’est aussi une manière d’assumer son goût, son style et une certaine idée de l’automobile.
« J’aimerais la transmettre à ma petite-fille »
L’un des passages les plus touchants de son témoignage concerne sa petite-fille, aujourd’hui âgée de 17 ans. Fuji Ayako explique qu’elle adore partir en voyage avec elle dans cette Maserati. L’image est forte : une grand-mère au volant d’un SUV italien de 580 ch, faisant résonner le V8 avec sa petite-fille à ses côtés.


Quand on lui suggère que, plus tard, les rôles pourraient s’inverser et que sa petite-fille pourrait un jour conduire la voiture pendant qu’elle serait passagère, elle répond en souriant que ce serait peut-être un peu effrayant, mais qu’elle aimerait continuer à rouler assez longtemps avec cette auto pour pouvoir la lui transmettre.
C’est sans doute là que cette histoire devient plus qu’un simple récit automobile. La Maserati n’est plus seulement le symbole d’un rêve accompli. Elle devient un lien entre les générations, la continuité d’un parcours commencé autrefois avec la voiture de son père, et qui pourrait se prolonger demain avec sa petite-fille.
Une Maserati comme reflet d’une personnalité
Ce qui ressort de ce récit, c’est à quel point cette Levante Trofeo semble correspondre à Fuji Ayako. Comme si cette voiture n’était pas arrivée par hasard au terme de son parcours, mais comme l’aboutissement logique d’un goût affirmé pour les belles mécaniques, l’élégance et les autos qui ont une âme.
Après avoir conduit des cabriolets français et suédois, enchaîné les SUV américains et britanniques, elle a fini par retrouver dans une Maserati tout ce qu’elle cherchait sans forcément le formuler clairement depuis le début : du caractère, du style, de l’émotion et cette bande-son mécanique impossible à oublier.
Au fond, cette histoire rappelle une chose simple : il y a des voitures qu’on achète, et d’autres qu’on choisit avec le cœur. Pour Fuji Ayako, la Maserati Levante Trofeo appartient clairement à la seconde catégorie.
