
La Ferrari 250 GTO, produite à seulement 36 exemplaires entre 1962 et 1964, demeure pour beaucoup l’archétype indépassable de la voiture de sport pure et élégante, et peut-être même la plus belle Ferrari à jamais produite. Mais, avec des prix actuels allant de 38 à 70 millions de dollars, en posséder une relève quasiment de l’impossible, même pour quelqu’un ayant de solides appuis financiers.

Un projet belge
AVD Revival est une entreprise belge, née il y a seulement deux ans et située près du mythique circuit de Spa-Francorchamps. Ils ont décidé de recréer une Ferrari 250 GTO. À la tête de la société, on retrouve deux noms bien connus de la région liégeoise. Christian Jupsin, l’un des visages de l’équipe DG Sport, bien connue en rallye mais aussi en matière d’organisation d’événements comme Spa Italia ou Spa Asia, pour n’en citer que deux. De l’autre, « Arens Vehicle Design », basée à Amblève, d’où le « AVD » Revival.

A l’origine, il devait s’agir d’un one-off : « L’idée était de recréer une 250 GTO Série II de 1964 pour un ami. Vu les frais à engager pour ce projet, nous avons pensé à en produire 10 exemplaires”, explique Christian Jupsin. Finalement, cette 250 “revival” sera produite en deux versions, pour 10 clients dans le monde. Et il faudra de la patience : 2 ans d’attente seront nécessaires pour concrétiser chaque exemplaire.
Une Ferrari 330 donneuse pour commencer
La base du travail est une Ferrari 330 donneuse, dont on garde le V12, la boîte et le pont, ainsi qu’une partie du châssis recoupé pour avoir le même empattement que la 250 GTO d’époque. Le client peut garder le moteur 4.0 litres de la 330, poussé à 400 chevaux, mais pour respecter la fiche technique de la 250 GTO, AVD propose de réduire le moteur à une cylindrée de 3.0 litres, avec 300 chevaux, comme sur la GTO d’époque mue par le fabuleux V12 Colombo.

Le client aura également le choix entre deux versions : une version de route avec boîte 4 rapports ou une version compétition avec boîte 5 vitesses et passeport FIA. La carrosserie est en aluminium, formée à la main. Chaque panneau est fixé à la main, avec 1130 rivets !


La version 1964
AVD a décidé de se baser sur la version finale, la série 2 de 1964, dont le design diffère légèrement de l’originale de 1962 dessinée par Bizzarrini et le carrossier Scaglietti : redessinée par Mauro Forghieri, elle s’inspirait du design de la 250 LM, perdant en sensualité ce qu’elle gagnait en stabilité et efficacité aéro. Si la partie arrière est toujours caractéristique avec les ailes arrière musclées et galbées, percées d’ouïes de requin, ainsi que les quatre tuyaux d’échappement sortant nettement du soubassement, l’avant était assez différent des premières GTO On ne retrouve pas, comme sur les premiers modèles, la bouche ovoïde ainsi que les trois prises NACA sur le museau, les ailes avant et les optiques étant davantage “filants” et aplatis.




Le tarif dépend évidemment de l’état de la voiture donneuse. Il faudra compter aux alentours de 1,9 million d’euros. Un tarif « raisonnable » finalement, si on le compare aux vraies 250 GTO.
