Il achète une Ferrari F430 pour moins de 25 000 € sur Facebook : son histoire est encore plus folle que vous ne l’imaginez

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Acheter une Ferrari F430 pour moins de 25 000 € ? Sur Facebook, en plus ? À ce niveau-là, on n’est plus dans la “bonne affaire” : on est dans la légende urbaine. Et pourtant, c’est exactement ce qu’a fait Dave, du média Drift Games, en envoyant l’argent avant même d’avoir vu la voiture autrement que sur trois photos et quelques vidéos. Le genre de décision qui se raconte toujours de la même façon : avec un grand sourire au début, puis une petite sueur froide quand la voiture arrive. Car la promesse était simple, trop simple : la F430 la moins chère du monde. Et si c’est si peu cher, c’est forcément qu’il y a un piège.

Une Ferrari bleu blanc rouge

Le décor est tout sauf celui des remises de clés qu’on voit sur Instagram. Pas de showroom, pas de néons, pas de gants blancs. La F430 attend sous une bâche, sur une allée, entourée de cartons de pièces qu’il faudra trier un à un. Dave arrive au Royaume-Uni persuadé qu’il vient peut-être de signer l’affaire du siècle… ou de s’offrir une machine à misère.

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Quand la bâche tombe, première surprise : visuellement, la voiture ressemble bien à une Ferrari. Elle est même “plus voiture” que ce que Dave s’était autorisé à espérer. La carrosserie est là, l’allure aussi, et malgré une combinaison de couleurs étrange (blanc et bleu avec des jantes rouges), l’ensemble paraît moins dramatique que prévu.

La F430 qui a fait USA – Belgique – Dubaï – Belgique – Royaume-Uni

Alex, le vendeur, ne cache rien. Et c’est presque ça, le plus inquiétant : il raconte l’historique comme on déroule une liste de pays sur un passeport. À l’origine, la F430 vivait aux États-Unis, du côté de Knoxville. Puis elle a été accidentée. En clair, un passé lourd qui la fait basculer dans l’univers des voitures déclarées non sauvable. Ensuite, elle part en Belgique, puis s’envole à Dubaï, revient en Belgique… avant de finir au Royaume-Uni.

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À ce stade, même sans être expert, on comprend pourquoi le prix a fondu. Une Ferrari qui traverse autant de frontières, c’est rarement pour un simple changement de propriétaire amoureux de belles mécaniques. C’est plutôt la trajectoire typique d’une auto “à problèmes”, revendue, bricolée, déplacée, rebricolée. Et au milieu de tout ça, un twist que personne n’attend sur une F430 : à son arrivée au Royaume-Uni, elle n’avait même plus un moteur Ferrari.

Un moteur Tesla… puis Volkswagen

Oui, vous avez bien lu. À un moment de sa vie, cette F430 a porté un moteur Tesla annoncé à 626 ch. Une conversion électrique installée qui n’a pas convaincu Alex. Lui voulait autre chose. Quelque chose de plus simple à vivre, plus “tuning” que prototype. Alors il a tout sorti. Et il a fait ce que presque personne n’oserait faire à une Ferrari. Sous la carrosserie italienne, Alex a installé un moteur Volkswagen VR6 2.8 24 soupapes, turbo. Un moteur connu des préparateurs, réputé robuste, relativement “facile” à suralimenter, et surtout beaucoup plus accessible qu’un V8 Ferrari, autant en coût qu’en pièces.

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Et ce n’est pas tout. La transmission, elle, repose sur une boîte d’Audi A6 diesel donnée pour encaisser autour de 500 ch, avec des adaptations de cardans et de pièces Volkswagen. À ce stade, on n’est plus dans la restauration, ni même dans le swap “classique” : c’est un Frankenstein assumé. Alex a même poussé l’idée très loin sur l’électronique, en greffant des éléments Audi, dont un faisceau et des compteurs de TT pour obtenir un ensemble “clé en main”. Mais il y a une nuance importante : oui, le moteur démarre, oui, la base existe… et non, la voiture n’est absolument pas prête.

La F430 est encore un puzzle. Des pièces manquent, l’intérieur est incomplet, les panneaux ne sont pas tous solidaires, les ouvrants ne verrouillent pas correctement, le transport lui-même devient une aventure, puisque le moindre élément qui s’envole sur la route risque d’être… une pièce Ferrari, donc potentiellement coûteuse à remplacer.

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Pourquoi acheter une F430 dans cet état ?

Pourquoi s’embêter à acheter une F430 dans cet état ? Parce que pour Dave, l’objectif n’est pas de sauver une Ferrari. C’est d’en faire une voiture de drift. Et dans cette optique, acheter une F430 en bon état serait presque un sacrilège : il faudrait de toute façon dépouiller l’intérieur, modifier les vitres, adapter les commandes, enlever des systèmes, transformer. Là, beaucoup de travail est déjà fait. Les vitres en plexi, les portes modifiées, la voiture déjà partiellement vidée…

Le prix de la voiture impressionne : 25 000 €. Dave assume : il a payé avant de voir parce qu’il savait qu’un autre l’achèterait. Il présente ça comme “accessible” comparé aux budgets qu’on associe à Ferrari. Mais maintenant il se mesure à tout ce qui vient après : fiabiliser la voiture, remettre à plat le câblage, faire une vraie gestion moteur avec une ECU moderne, tout repenser comme une voiture de course.

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Est-ce que c’est toujours une vraie Ferrari ? A vous de juger ! Mais voilà la démonstration qu’acheter une F430 à 25 000 €, c’est possible… à condition d’accepter que ce prix n’existe que parce que la voiture est une anomalie roulante. Une Ferrari passée par trop d’accidents, trop de pays, trop de mains, et même trop de moteurs.

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