Jeremy Clarkson : « Pour remonter le moral, j’ai passé quelques jours avec Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio, et quelque chose a changé »

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Il fut un temps où il suffisait de prononcer deux mots – Alfa Romeo – pour que Jeremy Clarkson se transforme en critique automobile lyrique, presque sentimental. Une époque où certaines voitures faisaient « fondre », selon ses propres termes, même les journalsites automobiles les plus cyniques. Mais en 2026, Clarkson n’est plus d’humeur romantique. Et la Giulia Quadrifoglio, autrefois l’une de ses préférées, en fait les frais.

L’automobile moderne : la conduite sous surveillance

Dans son essai publié dans The Times, Clarkson commence par un constat sans appel : il n’existe aujourd’hui aucune voiture neuve qu’il achèterait. La raison ? L’arrivée massive et obligatoire des systèmes d’aides à la conduite avancées, les fameux ADAS, imposés depuis 2022 en Europe et au Royaume-Uni. Bips incessants, alertes moralisatrices, freinages automatiques parfois aussi brusques qu’injustifiés… Pour Clarkson, ces dispositifs transforment chaque trajet en leçon de civisme. Pire encore, la loi interdit toute désactivation définitive. À chaque arrêt, il faut recommencer le rituel, au point qu’il en vient à laisser tourner le moteur à la station-service pour éviter d’avoir à replonger dans les menus. Selon lui, aucune marque n’est épargnée : Ferrari, Aston Martin, Maserati… toutes « ruinées » par ce qu’il décrit comme un État nounou embarqué dans la boîte à gants. L’automobile, autrefois synonyme de liberté et d’évasion, devient un objet sous contrôle permanent.

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Quand conduire n’est plus un plaisir

Cette surveillance constante ne serait déjà pas anodine si elle n’était pas accompagnée d’un autre phénomène : la lente mais certaine disparition du plaisir de conduire. Clarkson élargit son propos aux limitations de vitesse à 20 mph (30km/h) imposées dans les villages britanniques, aux discours culpabilisants sur l’écologie, aux coûts exorbitants de l’automobile moderne. Résultat ? Une génération entière se détourne du permis de conduire. Non par militantisme, mais par manque d’intérêt. Pourquoi se donner tant de mal pour être réprimandé par sa propre voiture ? C’est dans ce contexte morose que Clarkson tente une dernière échappée belle.

Une dernière danse avec la Giulia Quadrifoglio

Pour se remonter le moral, il s’installe au volant d’une Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio, forte de 510 chevaux, propulsion, moteur V6 et promesse intacte sur le papier. Lors de son lancement en 2016, Clarkson l’avait adorée, allant jusqu’à la préférer à une BMW M3. Le badge, la sonorité, le caractère… tout y était. En 2026, la magie opère encore partiellement. Certes, la Giulia n’échappe pas aux ADAS, et impose elle aussi son lot de manipulations avant chaque départ. Mais une fois lancée, elle permet toujours de « rattraper le temps perdu », à condition de connaître l’emplacement des radars et l’état des routes. Dans les Cotswolds, Clarkson est en terrain conquis.

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Quelque chose a changé… et pas en bien

Pourtant, l’enthousiasme s’effrite rapidement. Là où la Giulia Quadrifoglio brillait autrefois par un compromis rare entre sportivité et confort, Clarkson découvre une voiture méconnaissable. La suspension, officiellement inchangée selon Alfa Romeo, lui paraît nettement plus ferme. Trop ferme. Sur une portion pourtant banale de l’A40, la voiture devient si inconfortable que sa passagère lui demande de ralentir à 50 mph (50 km/h) pour rendre le trajet supportable. Clarkson ne mâche pas ses mots : il compare l’expérience à une chute dans un escalier, jugée presque plus confortable. Peut-être un cas isolé, concède-t-il, mais le constat est sans appel pour l’exemplaire essayé.

Une icône toujours désirable… à une condition

Au final, Jeremy Clarkson identifie deux raisons majeures de ne plus acheter cette Giulia Quadrifoglio neuve : les ADAS omniprésents et une dégradation sensible du confort. Mais tout n’est pas perdu pour les amateurs de vraies Alfa Romeo. Sa solution est simple : remonter le temps. Se tourner vers un modèle d’avant 2022, épargné par les alertes sonores et doté du comportement routier qu’il avait tant aimé. Ces versions tiennent bien la cote, mais il reste possible de trouver un bel exemplaire peu kilométré pour moins de 45 000 livres (52 000 €). Une tentation forte, presque un acte de résistance, avant que l’automobile ne devienne définitivement un objet aseptisé, contrôlé et sans âme.

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On vous repartage, pour le plaisir, son essai de l’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio réalisé il y a plusieurs années.

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2 avis sur « Jeremy Clarkson : « Pour remonter le moral, j’ai passé quelques jours avec Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio, et quelque chose a changé » »

    • Et bien je me pose la question ! j’avais déjà entendu parlé des modifs au niveau de l’injection, de l’échappement, etc. Mais pour la suspension je ne sais pas.

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