Il n’existe qu’une seule Lamborghini Miura SV Bleu Tahiti au monde… elle n’a parcouru que 1 516 km et repart aux enchères sans prix de réserve

Dans l’histoire de Lamborghini, certaines voitures sont rares. D’autres sont uniques. Et puis il y a ce châssis n°5066. Cette Lamborghini Miura P400 SV de 1972 est tout simplement le seul exemplaire au monde à avoir été livré d’origine dans cette configuration Bleu Tahiti avec accents dorés et intérieur cuir blanc. Une combinaison validée par les archives de l’usine, qui la place immédiatement dans une catégorie à part, même parmi les très exclusives Miura SV.

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Produite entre 1971 et 1973 à seulement 150 exemplaires, la SV représente l’ultime évolution de la Miura, souvent considérée comme la première supercar de l’histoire. Mais même dans ce cercle très fermé, certaines configurations sortent du lot. Celle-ci est probablement l’une des plus spectaculaires jamais réalisées.

Une histoire riche… avant de devenir une pièce de musée

Contrairement à ce que son kilométrage actuel pourrait laisser penser, cette Miura n’a pas toujours été une “garage queen”. Livrée neuve en Italie via le concessionnaire Righetti à Vicence, elle a été acquise par Domenico Schiavo, qui l’a conservée pendant près de 38 ans. Durant cette longue période, la voiture a été régulièrement utilisée, parcourant environ 80 000 kilomètres. Elle représentait bien plus qu’une simple automobile : un hommage personnel, presque intime.

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Ce n’est qu’à partir des années 2010 que son destin a basculé vers celui d’un objet de collection d’exception. Entrée dans une collection privée européenne, elle a bénéficié d’une restauration complète entre 2011 et 2013, réalisée par Cremonini Carrozzeria à Modène, l’un des spécialistes les plus reconnus des Miura.

Depuis, elle a changé de statut. Utilisée avec une extrême parcimonie par ses propriétaires successifs, elle affiche aujourd’hui seulement 1 516 km au compteur après restauration, ce qui explique son état absolument remarquable.

Photo prise à Paris datant de 2017. jersay69 pour Autogespot
Photo prise à Cannes datant de 2018. Minigatti135 pour Autogespot

Configuration et authenticité irréprochables

Au-delà de sa couleur unique, cette Miura SV coche toutes les cases recherchées par les collectionneurs les plus exigeants. Elle conserve son moteur d’origine, un V12 3,9 litres développant environ 380 chevaux, alimenté par quatre carburateurs Weber et associé à une boîte manuelle à 5 rapports. Une mécanique emblématique de l’âge d’or Lamborghini, capable de délivrer des performances impressionnantes pour l’époque.

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Cette version tardive dispose également d’évolutions techniques importantes, comme la lubrification à carter sec, mais aussi d’équipements rares comme la climatisation Borletti, une option particulièrement coûteuse à l’époque et présente sur seulement une poignée d’exemplaires.

Chaque détail semble avoir été préservé avec un soin obsessionnel : des colliers de serrage conformes à l’origine jusqu’aux pneus Pirelli Cinturato. Même les plaques d’immatriculation italiennes d’époque ont été conservées.

Valeur déjà confirmée… mais un potentiel encore plus élevé

Le marché des Miura SV est déjà à des niveaux très élevés. Plusieurs exemplaires ont récemment dépassé les 4,4 millions de dollars, y compris avec des kilométrages bien supérieurs. Mais cette voiture pourrait aller encore plus loin. Pourquoi ? Parce qu’elle cumule tout : une configuration unique au monde, une histoire documentée, une restauration de haut niveau et un état proche du neuf. Autant d’éléments qui la placent dans une catégorie encore plus exclusive que les autres SV.

Alors qu’elle a passé une bonne partie de sa vie en Europe, c’est lors de la vente Mecum Indy 2026, organisée par Mecum Auctions, que cette Miura sera proposée le 16 mai 2026. Et le détail le plus fascinant reste sans doute celui-ci : elle sera vendue sans prix de réserve.

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Un choix rarissime pour un modèle de cette importance, qui garantit une vente quel que soit le montant final. Dans ce genre de situation, deux scénarios sont possibles : soit une opportunité inattendue pour un collectionneur audacieux… soit une envolée spectaculaire des enchères, portée par la rareté absolue de l’auto.

Face à une telle pièce, une question persiste : faut-il la regarder… ou la conduire ? Car cette Miura SV incarne parfaitement le paradoxe des voitures de collection les plus extrêmes. D’un côté, une œuvre d’art roulante, figée dans un état quasi parfait. De l’autre, une Lamborghini V12 née pour être conduite, pour faire vibrer et pour rappeler ce qu’était l’automobile à une époque où tout semblait encore possible.

Le 16 mai prochain, une chose est certaine : cette Miura Bleu Tahiti ne laissera personne indifférent.

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