
Lorsqu’une Ferrari 250 GTO change de mains, le scénario est généralement bien connu : transport discret, garage climatisé, couverture sur mesure et sorties rarissimes, sous haute surveillance. Mais cette fois, l’histoire ne s’est pas déroulée comme prévu. À peine quelques jours après avoir déboursé l’équivalent de 38,5 millions de dollars pour l’une des Ferrari les plus rares au monde, son nouveau propriétaire n’a pas résisté à l’envie de… l’emmener au golf.
Une icône absolue devenue voiture du week-end
Adjugée lors de la vente Mecum de Kissimmee en janvier 2026, cette Ferrari 250 GTO de 1962 n’est pas une GTO comme les autres. Il s’agit du châssis 3729GT, unique exemplaire sorti d’usine dans une teinte blanche baptisée Bianco Speciale. Là où les GTO sont presque indissociables du Rosso Corsa, celle-ci incarne une rareté presque irréelle.
Son histoire est à la hauteur de son statut : propriété du pilote britannique John Coombs, puis de Jack Sears pendant trois décennies, elle a ensuite rejoint la collection de Jon Shirley, ancien président de Microsoft. Malgré les années, elle n’a jamais été restaurée en profondeur, conservant son authenticité mécanique et historique.

Sous le capot, on retrouve toujours le V12 3.0 litres Tipo 168/62, alimenté par six carburateurs Weber, développant environ 300 chevaux. Une mécanique capable d’expédier cette machine des années 60 à 100 km/h en un peu plus de cinq secondes et jusqu’à 274 km/h. Mais ce qui rend cette histoire vraiment inhabituelle ne se situe ni dans sa fiche technique ni dans son pedigree.
Un nouveau propriétaire qui refuse d’en faire une relique
L’homme derrière cet achat hors norme n’est autre que David Lee, collectionneur Ferrari bien connu et dirigeant du groupe Hing Wa Lee. Déjà à la tête d’une collection organisée de manière atypique (les Ferrari rouges étant classées comme “ketchup”, les jaunes “moutarde” et les autres couleurs dans la catégorie “légumes”) il avait déjà expliqué voir cette 250 GTO comme l’aboutissement ultime de sa quête.

Mais là où beaucoup auraient transformé cette voiture en pièce de musée roulante, Lee a fait exactement l’inverse. À peine livrée devant sa bijouterie de Los Angeles, la Ferrari a été conduite dans la rue. Pas pour une parade ni pour une exposition. Pour rouler. Quelques jours plus tard, elle était stationnée… sur le parking d’un golf.
Une Ferrari à 38,5 millions garée entre des Toyota et des Ford
Le week-end suivant la livraison, David Lee a simplement pris le volant de cette icône et s’est rendu à une partie de golf à proximité de Los Angeles. Sans direction assistée, sans écran, sans navigation, sans aucune aide moderne, cette Ferrari de 1962 s’est retrouvée garée à côté de voitures du quotidien, attendant patiemment son propriétaire pendant qu’il jouait.



Une scène presque irréelle pour un modèle considéré comme le Graal absolu de la collection automobile. Sur les réseaux sociaux, Lee a résumé l’expérience avec simplicité : il s’agissait simplement de son “meilleur jour de golf depuis longtemps”.
