Il attend pendant 4 ans la livraison de sa Ferrari Purosangue V12 à 524 000 $ : agacé, il la remplace finalement par une Tesla Y

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Il y a des comparaisons qui font bondir avant même d’avoir lu la seconde ligne. Une Ferrari Purosangue V12 à 524 000 dollars face à une Tesla Model Y ? Sur le papier, c’est l’affrontement parfait pour les réseaux sociaux : d’un côté Maranello, la production au compte-gouttes, un V12 atmosphérique de 6,5 litres et tout ce que cela représente encore en 2026 ; de l’autre, l’efficacité électrique, l’achat “clic-clic” et la performance immédiate.

Sauf que cette histoire n’est pas vraiment celle d’un duel Ferrari–Tesla. C’est plutôt celle d’un homme, Brooks Weisblat , qui a attendu pendant près de quatre ans une Purosangue promise comme un privilège… avant de lâcher prise au dernier moment, de récupérer son acompte et de rentrer chez lui au volant d’un Model Y Performance. Non pas parce qu’une Tesla “vaut” une Ferrari, mais parce qu’à force de retards, de silence et de mois perdus, même une Ferrari peut finir par arriver trop tard.

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Quand il a commandé Ferrari Purosangue il y près de quatre ans, il est convaincu d’être dans le bon wagon. Ferrari l’aurait même approché comme un “VIP”, avec la promesse implicite d’être parmi les premiers servis sur la Purosangue en V12. Le genre de détail qui, à Maranello, vaut autant qu’une signature au bas d’un bon de commande. Il pose alors 30 000 $ d’acompte. Et il attend. Longtemps. Trop longtemps. Les livraisons passent : première, deuxième, troisième… et lui reste sur le quai, sans réponses claires, avec ce sentiment particulièrement irritant quand on parle d’une Ferrari : celui d’être devenu un numéro.

La Purosangue, c’est justement l’inverse d’une voiture “raisonnable”

À ce moment-là, il faut remettre les choses à leur place. Une Purosangue n’a jamais été pensée pour gagner un concours de bon sens. Elle existe parce que Ferrari s’est autorisé un paradoxe : un grand format, quatre places, et un V12 atmosphérique de 6,5 litres qui fait encore de la résistance à l’époque des turbos et des batteries. Dans la vidéo, tout rappelle ce monde-là : le capot qui s’ouvre comme une vitrine, les freins carbone-céramique “monstrueux”, les jantes en 22 pouces à l’avant et 23 pouces à l’arrière, la liste d’options tellement longue qu’elle ne tient même pas sur l’étiquette principale. Et surtout, cette évidence quand la caméra s’attarde sur l’habitacle : matériaux, finitions, ambiance… le luxe “à l’italienne”, celui qui ne se raconte pas, il se touche.

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C’est là que la comparaison avec une Tesla Model Y devient ce qu’elle est réellement : un choc culturel. Oui, on peut aligner des chiffres, et même se surprendre. Mais dans l’imaginaire automobile, c’est comme comparer un costume sur-mesure et une tenue technique ultra efficace : chacun peut remplir une fonction… sauf qu’ils ne parlent pas la même langue.

Trop d’attente

Le cœur de l’histoire n’est pas “Ferrari vs Tesla”. C’est le temps. Weisblat explique que sa Purosangue a fini par exister : elle a été produite, il en a eu des photos… puis encore des mois d’immobilisation, notamment “au port”, sans livraison. À la fin, il craque : il demande qu’on le retire de la liste et qu’on lui rende son acompte. Et il reprend le contrôle. La Tesla Model Y Performance, il peut l’acheter tout de suite. Il peut rouler. Il peut arrêter d’attendre.

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Les détails qui l’ont fait basculer chez Tesla

Dans ses arguments, on trouve des choses très prosaïques. La Tesla, dit-il, a plus de rangement, une approche plus simple, et surtout un écosystème “prêt à vivre”. Il pointe aussi des absences étonnantes côté Ferrari, comme l’absence de fonctions dashcam malgré la présence de multiples caméras, ou encore l’absence d’éclairage d’ambiance. Il critique également l’ergonomie : CarPlay trop “à côté”, commandes qui demandent de naviguer plutôt que d’être naturelles, une logique qui, selon lui, colle mal à la promesse d’un “SUV du quotidien” made in Ferrari.

Mais attention à la nuance : dans le même temps, il répète que l’intérieur de la Purosangue est “incroyable bon”, que la qualité est impressionnante. Ce n’est pas un rejet de la Ferrari en tant qu’objet. C’est un rejet de la Ferrari en tant que daily rationnelle, surtout après des années d’attente.

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Les chiffres qui alimentent le débat

Sur piste (ou plutôt en tests d’accélération), la Purosangue qu’il essaie sort des chiffres solides : 0 à 100 en 3,3 secondes, 0 à 200 en 10,6 secondes. Et c’est là que l’histoire devient parfaite pour Internet : il affirme qu’elle “à peine” devance une Model Y Performance… pour un prix affiché à 524 000 $ sur l’exemplaire présenté. Sauf que, la Purosangue ne se résume pas à un 0-100. Un V12 atmosphérique, ça se vit dans la montée en régime, dans la réponse mécanique, dans la dramaturgie. Même lui le dit : il faut aller chercher les tours pour réveiller la bête, et le caractère “atmo” implique une autre sensation que le couple instantané d’un électrique. Autrement dit : la Tesla gagne le match du “résultat immédiat”, la Ferrari joue dans la ligue du “désir”.

Dernier grain de sable, très moderne lui aussi : Weisblat rappelle qu’il y a un « hold » de 18 mois (impossibilité de revendre rapidement), et il s’interroge sur la suite : après une attente interminable et un modèle déjà “sur le marché” depuis un moment, que se passe-t-il si les prix se calment ? Et si la décote devient violente ? Oui, “sur le papier”, une Model Y Performance peut paraître redoutable pour l’argent demandé. Mais la vraie histoire, c’est celle d’un passionné qui voulait sa Ferrari (une vraie, une rare, une V12) et qui s’est heurté à ce que le luxe ne devrait jamais laisser faire : l’usure de l’attente.

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1 avis sur « Il attend pendant 4 ans la livraison de sa Ferrari Purosangue V12 à 524 000 $ : agacé, il la remplace finalement par une Tesla Y »

  1. Ferrari will be worth the same or more in 15 years.
    Tesla will have to pay to sell it in 15 years because its value will be perhaps 10% of what it was when he bought it.
    Excellent choice, especially if you have the money and have waited for 4 years, a few more months is nothing.

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