
Il y a les passionnés de Ferrari. Et puis il y a David SK Lee Déjà évoqué dans nos articles il y a plusieurs mois pour sa collection estimée à plus de 100 millions de dollars, l’entrepreneur californien d’origine hongkongaise vient d’apparaître dans une vidéo officielle de Ferrari. Une reconnaissance ultime pour celui qui, pendant sept ans, s’est lancé un défi presque insensé : réunir toutes les supercars iconiques de Maranello… en deux couleurs. Et selon ses propres mots, « personne d’autre n’a ça ».
Une obsession née d’une Enzo
Tout commence en 2003, lorsqu’il acquiert une Ferrari Enzo. À l’époque, il comprend qu’il vient d’acheter la quatrième “supercar” moderne de Ferrari. Alors une idée germe : pourquoi ne pas réunir toute la lignée ? La quête s’organise méthodiquement. Il met la main sur une Ferrari F40, puis une Ferrari F50, ensuite la mythique Ferrari 288 GTO, et enfin la Ferrari LaFerrari. Les cinq piliers modernes de l’histoire Ferrari sont réunis. Mais David Lee ne s’arrête pas là.

Plutôt que de simplement compléter la série, il décide de la doubler. Rouge, la couleur évidente, celle qui incarne Ferrari dans l’imaginaire collectif. Puis jaune, teinte historique de Modène et seconde couleur la plus produite sur ces modèles. Il lui faudra sept ans pour réunir les dix voitures. Sept ans de recherche, de négociations, de patience et de relations entretenues avec la marque.
“Ketchup & Moutarde”
Dans son garage en Californie du Sud, les deux collections sont alignées comme dans un musée privé. Il les appelle avec humour “ketchup” pour le rouge et “moutarde” pour le jaune.



Mais derrière l’anecdote se cache une vraie stratégie. Lee explique avoir voulu attirer l’attention de Ferrari avec cette approche unique. Montrer qu’il ne collectionne pas au hasard, mais qu’il raconte une histoire. Que chaque voiture s’inscrit dans une évolution, de 1964 à aujourd’hui. Lorsqu’un visiteur entre dans son garage, il ne découvre pas seulement des supercars. Il voit l’évolution technologique, l’ADN performance de Maranello, la montée en puissance d’une lignée qui représente, à chaque génération, le sommet absolu de la marque. Et aujourd’hui, il peut l’affirmer : posséder les cinq supercars en rouge et en jaune, c’est une configuration unique au monde.
La récompense avec la F80
Dans la même vidéo officielle, Ferrari annonce sa nouvelle supercar, la Ferrari F80 produite en édition limitée. Lee ne cache pas son excitation. Il espérait être sélectionné. Il l’a été. Il a déjà configuré son exemplaire via le programme Tailor Made. Elle sera rouge. Une évidence.

Ce sixième chapitre vient prolonger une saga personnelle qui dépasse la simple accumulation de voitures. Lee insiste : il conduit ses Ferrari. Pour lui, la sensation viscérale, les souvenirs gravés au volant, personne ne peut les lui enlever, même s’il revend un jour l’une d’elles. Contrairement à d’autres collectionneurs multi-marques, David S. K. Lee a fait un choix clair : se consacrer exclusivement à Ferrari. “Je préfère être important pour une seule marque que pas important pour plusieurs”, explique-t-il.
Une philosophie qui lui a permis de construire une relation forte avec Maranello. Sa collection ne se limite d’ailleurs pas aux halo cars : elle comprend également des modèles classiques et des Ferrari ultra-personnalisées issues du département Tailor Made. Mais ce sont bien ses doublons rouges et jaunes qui ont fait sa notoriété mondiale. Sept ans pour écrire une histoire. Dix voitures pour marquer l’histoire. Et, selon lui, une collection que “personne d’autre n’a”. Maintenant
Et maintenant… le doublé F80 ?
Alors que la Ferrari F80 s’apprête à écrire le nouveau chapitre des supercars de Maranello, une question se pose presque naturellement : après avoir réuni les cinq modèles iconiques en rouge et en jaune, David S. K. Lee pourrait-il résister à la tentation de refaire le doublé ? Il a déjà confirmé que son exemplaire serait rouge. Fidèle au “ketchup”. Mais pour que la saga soit parfaitement cohérente avec sa collection “mustard”, il faudrait aussi une F80 jaune. Le prochain défi semble presque évident : transformer la F80 en nouvelle pièce maîtresse d’un doublé historique.
