Le groupe FCA bientôt racheté par des Chinois ?

L’information est tombée il y a peu. L’information ou plutôt la rumeur. Car, pour l’heure, rien d’officiel. Pas même l’ombre d’un début de confirmation de quoi que ce soit. Mais, on le sait, dans notre monde, l’avis d’un tiers ou le début d’une source anonyme entraînent facilement le buzz.

Aussi, cette information reste à prendre avec des précautions. Alors qu’on imaginait le groupe FCA, dirigé par Sergio Marchionne, amouraché de General Motors, bien qu‘éconduit par Mary Barra, puis en attente d’un retour amoureux de la part de Volkswagen, revoilà les rumeurs de mariage pour le groupe italo-américain. Mariage, ou plutôt rachat pur et simple dans l’hypothèse du jour.

En effet, selon le média américain Automotive News, spécialisé dans l’industrie automobile, les représentants d’un constructeur chinois « bien connu », mais qui n’est toutefois pas nommé, ont fait au moins une offre en juillet pour acquérir FCA « un peu au-dessus de sa valeur de marché » actuelle. Une offre restée lettre morte de la part du groupe italo-américain.

La capitalisation boursière de FCA sur la place new-yorkaise (Fiat Chrysler étant aussi cotée à la Bourse de Milan) est estimée à 19,3 milliards de dollars au cours actuel. Le média indique aussi que des responsables de FCA se seraient rendus en Chine pour rencontrer des dirigeants du constructeur Great Wall Motors (1 million de véhicules annuels) mais sans préciser si c’est ce même constructeur qui aurait tenté d’approcher (et de racheter) FCA en juillet.

Quoi qu’il en soit, différents noms circulent dans la presse et dans les milieux autorisés sur l’identité du repreneur ou du partenaire futur de FCA : Great Wall Motors, Dongfeng (en joint-venture avec PSA), Geely ou encore Guangzhou (GAC), l’allié de FCA en Chine.

Une source proche du dossier annonce cependant que le rachat exclurait d’emblée trois constructeurs : Alfa Romeo, Maserati et Ferrari (qui resteraient sous le contrôle de la famille Agnelli), le cheval cabré pouvant largement conserver son indépendance. Jeep et RAM seraient en réalité les deux seules marques qui intéresseraient les Chinois, en vue de poser le pied sur le sol américain. Alors quid de Fiat, dans ce cas-là ? Et de Lancia ? Seraient-elles revendues à des tiers ? dépecées ? abandonnées ?

Vous le voyez, on se perd en conjectures et personne ne maîtrise réellement les rouages de ce dossier pour l’heure peu clair et rempli d’hypothèses qui vont des plus prudentes aux plus farfelues. Sans compter les oppositions politiques qui seraient à rencontrer (des syndicats italiens à la toute-puissante Maison-Blanche dont l’objectif est le protectionnisme).

Alors, ne supputons pas trop, évitons de paniquer et attendons. Pour l’heure, la seule information certaine est qu’à la suite de cette information, le titre FCA s’est envolé à la Bourse, avec une progression de 8,53 % à 12,60 dollars. C’est déjà ça.

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Arnaud Campion
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FCA cherche effectivement à nouer des alliances en chine, mais il n’est en aucun cas prévu que la holding de tête de la famille Agnelli (Exor) perde le contrôle opérationnel de FCA.

marmotte31
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marmotte31

J’imagine mal l’état italien ainsi que les italiens eux memes accepter la vente FIAT (qui est l’identité du pays en matière automobile) ça va bouger dans les rues! (c’est comme si la France vendait Renault) Idem pour la division Chrysler, on imagine mal coin coin Trump accepter la cession d’un groupe auto americain à des chinois

squirrel78
Invité
squirrel78

En fait, Marchionne veut continuer à démanteler le conglomérat Fiat par voie de spin-off et d’introduction en bourse (déjà entamé avec la séparation de la branche industrielle avec et, avec le succès que l’on sait, de Ferrari) car cela permet de supprimer les décotes de holding (un conglomérat vaut moins que la somme de ses parties) et favorisera la vente éventuelle de la composante automobile grand public de FCA. Cette approche s’est révélée très judicieuse pour les actionnaires, cf. les actionnaires FCA qui ont reçu des actions RACE (Ferrari) et ont fait une très belle plus-value! Maintenant, c’est au tour de Magneti-Marelli puis de Maserati/Alfa d’être « détourrés ». Ce sera toutefois beaucoup plus difficile que pour Ferrari (la nouvelle entité est plus fragile que ne l’était Ferrari au moment du spin-off, il va falloir affecter et valoriser les actifs industriels, usines, bureau de recherche etc qui sont actuellement mutualisés dans FCA), ça va prendre du temps, mais ce n’est pas infaisable et cela créera un vrai pôle de luxe premium, toujours contrôlé- au moins initialement- par les Agnelli. On parle d’une valorisation de 7-8 Mds EUR pour Alfa-Maserati, ce qui n’est pas négligeable. En tout cas, une idée très intéressante dont on devrait savoir plus lors du prochain Investir Day de FCA