Résultats financiers 1er trimestre 2017 : un bilan en hausse !

Les résultats financiers pour le 1er trimestre 2017 du groupe FCA sont tombés il  y a quelques jours et ils sont bons.

Résultats financiers globaux du groupe

Ainsi, le groupe FCA a annoncé un chiffre d’affaires (CA) en hausse de + 4 %, à 27,72 milliards d’€.

Le bénéfice d’exploitation ajusté (Ebit), c’est-à-dire avant intérêts et impôts, s’établit, lui, à 1,54 milliard d’€, soit + 11 % par rapport à la même période de l’an dernier. Cet Ebit est en amélioration sur l’ensemble des marchés, à l’exception de l’Amérique latine.

Le bénéfice net, lui, s’établit à 641 millions d’€, soit + 34 % sur un an ! Un chiffre légèrement en-deçà des prévisions des analystes, qui tablaient sur 672 Millions d’€. Pour tous les autres chiffres, en revanche, ils sont supérieurs aux prévisions.

Concernant la dette globale, elle s’établit à 21 milliards d’€. La dette industrielle, elle, a légèrement augmenté, à 5,1 milliards d’€ (contre 4,6 fin décembre 2016).

Enfin, les livraisons du groupe ont augmenté de + 1 % sur un an, s’établissant sur le 1er trimestre 2017 à 1,145 million de véhicules.

Les marchés du monde : quelles zones de force ?

Concernant les différents marchés du monde, voici leurs résultats et l’analyse qui va avec :

La zone EMEA

Sur le marché de la zone EMEA (Europe, Afrique du Nord, Moyen-Orient), le CA est en augmentation de + 11,7 %, à 5,6 milliards d’€. L’Ebit ajusté, est à + 86 % à taux de change constant, soit 178 millions d’€. Concernant les livraisons, elles sont en hausse de + 12 %, à 340 000 véhicules, avec une part de marché qui passe de 6,7 % à 7 %.

Les ventes sont au plus haut pour la famille Tipo, la Giulia et le Fiat Talento ! On compte également beaucoup sur le nouveau Stelvio.

La Zone NAFTA

La zone nord-américaine, elle, voit s’établir son CA à 17,1 milliards d’€. Un chiffre stable sur un an. L’Ebit ajusté, lui, est en hausse de + 1 %, à 1,24 milliard d’€.

En revanche, les livraisons aux clients reculent de -6 %, à 649 000 véhicules. La part de marché s’effrite aussi, passant de 13 % à 12,2 %.

C’est essentiellement sur le marché des USA que les ventes du groupe sont en repli (-8 %), quand le Canada augmente de + 1 % et le Mexique de + 11 %. Du côté des marques, RAM augmente de + 4 % en Amérique du Nord, alors que Jeep baisse de -12 %,  un chiffre qui s’explique selon FCA par la transition vers le nouveau Compass. Aux Etats-Unis, la baisse des ventes s’explique par la volonté de FCA de diminuer ses livraisons aux flottes et de se concentrer sur les ventes aux particuliers, ainsi que que par l’arrêt des berlines Dodge Dart et Chrysler 200.

La Zone LATAM

En Amérique du Sud, c’est un peu là que le bât blesse en terme de résultats économiques. Si le CA augmente de + 28 % à 1,67 milliard d’€, c’est un Ebit en perte sèche de -20 millions d’€, la faute visiblement à un marché brésilien en pleine crise et qui semble avoir du mal à relever la tête. Les ventes demeurent stables, à 101 000 unités écoulées, mais la part de marché s’érode, passant de 12,7 % à 12,2 %.

Le Brésil a été un marché où FCA a écoulé 82 000 véhicules, en recul de 2 000 unités sur un an. Dans le même temps, l’Argentine aura été plus propice car si ce sont seulement 25 000 unités qui y auront été livrées, ce sont 5 000 unités de plus que l’an dernier. Jeep demeure sur ces deux marchés leader des SUV avec 24,2 % de part de marché de ce segment. Les fortes ventes du nouveau Compass n’y sont pas étrangères.

La zone APAC

Sur le marché de la zone Asie-Pacifique, le talon d’Achille du groupe, qui s’y est installé tardivement et parfois difficilement (voir arrêt des Fiat Viaggio et Ottimo), le CA est en chute libre de -30 % à 666 Millions d’€ mais l’Ebit, lui, explose de + 75 % à 21 Millions d’€. Un résultat qui s’explique selon FCA par la diminution des véhicules importés (fortement taxés par les autorités chinoises, cela est reporté sur le prix final facturé au client, qui paye des véhicules excessivement chers, ce qui donc augmente le CA du groupe). Ainsi, par la continuation de la mise en production locale, le CA de FCA diminue mais son Ebit augmente car il peut produire local en augmentant sa marge. D’où ces résultats contradictoires.

Par ailleurs, la part de marché passe de 0,7 % à … 0,8 % ! C’est mieux que rien. Les ventes ont, elles, augmenté de + 25 %, à 66 000 unités, soit un chiffre qui se rapproche de la zone sud-américaine, ce qui n’est pas rien. Des ventes assurées quasi-exclusivement par Jeep désormais.

Résultats de Maserati

Concernant les ventes globales de la marque Maserati, toutes zones confondues, sur le 1er trimestre 2017, elles sont en hausse de + 86,8 %, à 11 900 unités (contre 6 300 l’an passé sur la même période).

Le CA de la marque s’établit à 949 Millions d’€. L’Ebit ajusté, est à 107 Millions d’€ alors que la marge ajustée passe, elle à 11,3 %.

Et les déclarations du grand patron…

Sergio Marchionne a profité de la présentation de ces résultats pour préciser qu’aucun actif n’était prévu à la vente. Une déclaration forte alors que des rumeurs de vente de Magneti-Marelli à Samsung étaient sur la table. Un désaccord sur le prix de vente éventuellement ?

Concernant les partenariats, comme celui avec Google sur la voiture autonome, et alors que 500 véhicules Chrysler Pacifica viennent tout juste d’être commandés à FCA en complément des 100 premières livraisons, Marchionne a déclaré que FCA continuerait « à regarder d’autres partenaires en plus de Google, pour des alliances technologiques ».

Quant aux éternelles rumeurs de fusion avec un autre grand constructeur, elles sont évacuées pour l’instant, la direction de Fiat déclarant être investie sur la réalisation de son projet interne d’ici 2018. Interrogé sur les déclarations ambiguës tenues sur Volkswagen il y a quelques semaines, Marchionne s’est employé à répondre avec ironie, arguant qu’il avait « été occupé à faire enregistrer à FCA des résultats record ». Bref, circulez, il n’y a rien à voir… Pour l’instant…

Un groupe FCA qui aura par ailleurs confirmé ses prévisions sur l’année 2017 : un CA compris entre 115 et 120 milliards d’€, un Ebit ajusté supérieur à 7 milliards, un bénéfice net supérieur à 3 milliards et une dette industrielles inférieure à 2,5 milliards d’€.

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