O.François annonce « le grand retour de Fiat sur le segment B »

Les journalistes de l’Argus ont pu obtenir une interview d’Olivier François, président de la marque Fiat pour le monde entier, sur le devenir de la marque dont il a la charge, après des années de vaches maigres, de ventes et de part de marché en baisse, la faute à un manque cruel d’investissements et d’un plan-produit pauvre.

Si l’interview est à retrouver en intégrale ici, voici l’essentiel résumé dans cet article qui dessine les perspectives à court et moyen terme de la marque italienne.

Info n°1 :  un double ADN pour Fiat

Olivier François l’affirme toujours : le double positionnement entre une famille 500 premium et une famille rationnelle et accessible incarnée par le concept Centoventi est le bon. A ce titre, « la Panda, [qui] est aujourd’hui un modèle, deviendra une famille, qui ne s’appellera pas obligatoirement Panda». Il ajoute à ce titre que le groupe « se retrousse les manches pour la développer. La future Panda doit démocratiser l’électrique». Il déclare d’ailleurs un peu plus loin que «le concept Centoventi préfigure d’une certaine façon, au niveau des caractéristiques et de l’esprit, le futur de la Panda et de notre offre sur le segment B.»

-> interprétation ? La philosophie Panda, essentielle, rationnelle mais attachante va devenir une famille comme la famille 500. Mais si le nom du modèle « 500 » a donné son nom à la famille (500L, 500X…), ce ne sera pas le cas de la Panda. Pas de Panda, Panda X, Panda XL en vue, donc… Et c’est aussi tant mieux qu’évident ! En revanche, cela signifie-t-il l’abandon du nom même de Panda ? Pas forcément. Il restera peut-être pour la plus petite de la future famille, qui pourrait d’ailleurs s’inspirer du concept Centoventi… Vous suivez ?

 

Info n°2 : moins de carrosseries, faites votre deuil !

Olivier François est très clair : « Nous savons que les breaks ne sont plus au goût du jour, les monospaces encore moins. Il faut imaginer une combinaison pertinente, qui mêle voiture familiale, cool, accessible et écologique, certainement plus proche du monde des SUV et des crossovers». Quoi qu’il en soit, O.François prend pour exemple les marques Skoda, Seat, Hyundai et Kia qui ont su selon lui «parfaitement prendre ce virage» : Il est vrai que ces marques ont multiplié les SUV… Du SUV jusqu’à plus soif, avec pour certains des variantes ou exclusivités électriques ou hybrides. Chez ces marques, plus de monospaces non plus… mais encore des breaks ! De même, n’imaginez pas un retour de Fiat au monde des cabriolets et autres véhicules de sport car, si le patron de Fiat déclare «adorer» la 124 Spider, la marque n’en vendait qu’ «entre 10 000 et 12 000 unités par an et qu’il s’agit d’un modèle ni familial, ni urbain, pas électrifié, positionné sur un segment de niche qui, aussi sympathique soit-il, ne représente aucun bénéfice particulier pour un constructeur par rapport à d’autres segments à fort potentiel de volume et de profit. Ça n’a plus de sens économique.»

-> interprétation ? On peut donc déjà dire adieu au monospace 500L, qui n’aura pas de descendance en tant que telle, mais aussi à la Tipo SW visiblement, qui ne sera pas non plus renouvelée sous cette forme. A ce titre d’ailleurs, quid d’une 500 Giardiniera ? Car, jusqu’à preuve du contraire, c’est un break… Est-il déjà abandonné ?

De même, plus de sportives, cabriolet ou coupé chez Fiat… C’est fini, passez votre chemin.

Vous détestez les SUV ou crossovers ? Vous n’avez pas fini de pleurer…

 

Info n°3 : mais davantage de modèles disruptifs ?

Disruptif, voilà un mot cher à notre président, employé fréquemment. Visiblement, c’est aussi la marotte de Fiat qui veut des modèles à la fois «de rupture» et «créatifs». Il le dit : «L’approche Centoventi, de rupture et créative, sera appliquée également au segment C, voire D compact, avec un véhicule de 4,50 à 4,60 m. Il rajoute d’ailleurs un peu plus loin dans l’interview que, concernant la Tipo, «elle sera remplacée par un concept différent du segment C, reprenant l’esprit de la Centoventi». 

-> interprétation ? Voilà une info intéressante ! D’abord, Fiat confirme vouloir garder un pied dans le segment C, mais totalement transformé après la fin du cycle de vie de la Tipo, dans quelques années. Mais un segment D compact carrément ? Quel modèle ? Peu de chance de voir revenir une Croma compacte, concurrente d’une Octavia. Plus aucun vivier de clients, plus de légitimité dans ce segment, pas les moyens de viser tous les segments à reconquérir en même temps… Mais alors ? Pourquoi pas un retour d’un Freemont, cousin du Dodge Journey ? Il aurait le mérite de naviguer sur la mode des SUV… Mais en quoi serait-il disruptif ? Ou alors l’arrivée du coupé Fastback Coupé Concept dévoilé au Brésil ? Une sorte de coupé-SUV de segment D… Mystère pour l’heure… De toute façon, chez Fiat, ça change tout le temps…

Fiat Freemont Cross

 

Info n°4 : Fiat Punto : Mea culpa ? Ou pas mea culpa ? Et quelle stratégie ?

A la question des journalistes demandant pourquoi la Punto n’a jamais été remplacée, O.François rappelle les priorités de Marchionne de l’époque : du rentable, rapidement et sur des segments et marchés porteurs ! Attention a donc été donnée à Jeep, RAM et à l’Amérique du Nord. Fiat en a fait les frais et l’Europe aussi.

O.François déclare cependant que «Nous dénombrons 6 millions de clients sur ce modèle et devons capitaliser sur ce parc. En 2019, nous avons travaillé pour trouver le moyen d’investir de manière rentable sur l’Europe et les autres segments, plus traditionnels. Fiat sera l’un des grands bénéficiaires de cette stratégie. Il était temps ! Aussi, j’annonce un grand retour de la marque sur le segment B à partir de 2022, avec, probablement, deux modèles et deux équations de valeur différente : la première avec une voiture minimaliste, cool, sympa mais pas low cost, que l’on peut baptiser « la Panda du futur » ; la seconde avec un modèle plus long à destination des familles.»

-> interprétation ? D’abord, parler d’un vivier clientèle de 6 millions de personnes, c’est toutes générations de Punto confondues. Qui peut croire vraiment que les clients des Punto 1, Punto 2 voire Punto 3 sont toujours des clients potentiels de Fiat ? Honnêtement, combien sont partis voir ailleurs et n’en reviendront pas car Fiat a eu la bêtise de les laisser partir ? Terrible erreur de gestion et terrible erreur d’interprétation que de croire qu’ils vont revenir parce que Fiat, soudainement a trouvé le moyen d’être rentable sur le segment, assumant d’avoir fait passé sa gestion pécuniaire avant les aspirations et le respect de la clientèle… Déconnexion ou ingénuité ?

Le chef mondial de Fiat semble néanmoins reconnaître qu’il y avait péril en la demeure quand il annonce que, la question de la rentabilité semblant désormais acquise, Fiat va revenir et qu« il était temps ». Du coup, double retour sur le segment B ? C’était déjà envisagé depuis quelques temps… Il parle de 2 modèles différents et 2 équations de valeur différentes. On peut donc parier sur le concept Panda-Centoventi qui va arriver sur le segment B. Panda devrait donc remplacer Punto en grossissant lors de son renouvellement… si elle s’appelle toujours Panda d’ailleurs ! Ce fait semble acquis. Mais en 2022 seulement ? C’est loin !

En revanche, quand il parle d’un « modèle plus long à destination des familles« , de quoi parle-t-il ? Et d’ailleurs plus long par rapport à quoi ? Centoventi ? Est-ce la 500 Giardiniera qui pourrait avoisiner les 4 m, quand la future 500 électrique restera de segment A et de taille très contenue ? Mais en 2022 seulement ? Ou bien un énième crossover, remplaçant du 500L ? Mais cela ne ferait alors pas une vraie polyvalente de segment B, de type Clio, 208 et Polo…

Ceux qui comptaient sur PSA pour une Punto IV rapide sur base 208-Corsa en seront (peut-être) pour leurs frais… A moins que tout ne change encore dans 18 mois ?

 

Info n°5 : Fiat, combien de divisions ?

Aujourd’hui, Fiat, c’est 5 modèles (hors VU) : Panda, 500, 500L, 500X, Tipo. Mais Olivier François déclare enthousiaste que «A moyen terme, nous aurons une gamme complète et très rajeunie de six modèles».

-> interprétation ? Difficile à savoir. Une gamme à moyen terme (dans les 3-4 ans ?) pourrait être constituée de la 500 électrique, de la Panda-Centoventi, du 500X, c’est à peu près certain. Adieu 500L et Tipo, c’est à peu près certain aussi. Si une sorte de crossover disruptif de philosophie Centoventi semble envisagée pour le segment C, cela ferait alors 4 modèles au catalogue. Si l’on met de côté l’approche disruptive envisagée sur le segment D, qui reste pour l’heure une hypothèse, il nous reste 2 modèles en suspens : lesquels ? une 500 Giardiniera (le fameux break « plus au goût du jour » dixit le patron de Fiat mais qui pourrait être le modèle « à destination des familles » ) ? Une sorte de crossover de remplacement du 500L ? Cela ferait 6 modèles.

Dans ce cas, faites vos adieux à un retour de la Punto. Ce projet serait déjà mort-né. Comme d’habitude chez Fiat, c’est flou…

Enfin, O.F. assure la descendance d’un 500X qui «sera différent d’un éventuel SUV de la famille Centoventi», que «les deux véhicules ne se marcheront pas sur les pieds». Mais il ajoute juste après, cette fois concernant la 500L qu’il « souhaite la remplacer par autre chose qu’un monospace». Mais alors le possible SUV rationnel situé en parallèle du 500X ne serait pas forcément le remplaçant du 500L ? Ce n’est pas clair…

 

Info n°6 : la 500 sera le plus petit modèle de la gamme

Olivier François le déclare tout net : «Le segment A sera couvert par la 500». Pour lui, pas la peine de chercher autre chose sur le segment A qui évolue selon lui vers les quadricycles et autres véhicules de mobilité urbaine sans permis, segment dans lequel Fiat ne prendra pas position. De même, l’actuelle 500 va rester au catalogue « tant qu’il y aura de la demande et de la capacité de production dans l’usine. Mais nous n’avons pas l’intention de maintenir les deux modèles en parallèle pour toujours»

De même, il prévient que la future 500E, «développée sur une plateforme inédite, sera 100% électrique, donc plus onéreuse». Aussi est-il conscient que toute la clientèle ne suivra pas, ajoutant que «le basculement pourrait ne pas être immédiat». Cependant, l’objectif est «d’entraîner un par un tous les aficionados» de la 500 vers la version 100% électrique présentée dans quelques semaines à Genève, une approche qu’il qualifie lui-même d’«audacieuse», reconnaissant que la concurrence ne serait peut-être pas aussi disposée « à « risquer » leur best-seller ainsi que le modèle le plus iconique sur le terrain de l’électrique». Un pari osé ? Fou ? Perdu d’avance ? A voir car la 500 s’écoule à 200 000 unités annuelles aujourd’hui. Peut-on envisager 200 000 Fiat 500E à moyen terme par an ? Osons en douter…

-> interprétation ? Un duopole 500 mild-hybrid et 500E va donc perdurer quelques temps mais pas éternellement. Histoire d’assurer la transition. Mais les clients du thermique sont-ils mûrs pour passer à l’électrique ? C’est tout le pari (risqué) de Fiat.

Fiat n’a pas intérêt à se louper sur la 500E, autant pour des questions de volume que de rentabilité. Et la future 500E aura-t-elle aussi des versions hybrides plus terre-à-terre ? Cela ne semble pas prévu, ce qui permettrait pourtant une transition encore plus fluide. Ce sera électrique ou rien visiblement… Fiat va-t-elle encore se couper de clients qui n’envisagent pas l’électrique quoi qu’il en soit ? Y aura-t-il de la perte sèche de clientèle ? Tout dépend du succès de la nouvelle génération, de l’appétence clientèle pour le 100% électrique, de l’autonomie de la voiture, du prix, des infrastructures de recharge, sans compter qu’on n’est pas à l’abri d’un futur scandale sur l’électrique, dont la production est loin d’être aussi vertueuse qu’on nous le vend… Fiat prend-elle le risque de saborder celle qui fut sa planche de salut ? Espérons que non…

 

Info n°7 : la rentabilité encore et toujours…

Pour O.F., c’est clair, le monde change. Il faut repenser «le produit et son business» pour s’affranchir selon lui des mots «automobile» et «motors». Un comble quand on est fabricant d’automobiles ! Il faut formuler des idées plus «progressistes». Pour lui, «si nous proposons des produits pour répondre aux objectifs réglementaires, nous n’irons pas loin». Transcender, aller plus loin, révolutionner, cela semble être son leitmotiv. Il déclare d’ailleurs que le concept Centoventi «se veut une illustration de ce que j’appelle la quadrature du cercle, à savoir un modèle compact, mais tout-usage, premier prix, mais gratifiant, électrique, mais pas trop cher, car évolutif. Au final, je crois que cette équation, complexe au demeurant, représente une opportunité car elle intervient dans une période de révolution de la consommation automobile, où l’on passe de la propriété à l’usage. Ces nouvelles formes de mobilité permettent d’une certaine façon de concilier nos obligations [comprenez la rentabilité, NDLA] et les besoins du client».

Pour lui, Centoventi sera un nouveau business model qui permettra d’«enrichir et personnaliser le modèle au fil du temps», entraînant un «cycle de vie de la voiture beaucoup plus important».

«Ainsi, plutôt que de gagner de l’argent deux fois tous les cinq ans, lors du changement de véhicule, nous ferons davantage de marges dans ce cycle de dix ans, car le conducteur va posséder en réalité trois, quatre, voire cinq voitures, qu’il va recomposer à sa guise».

Fiat assure ainsi aller plus loin que la simple personnalisation mais créer un modèle qui lui permettra de «gagner beaucoup plus d’argent qu’avant».

-> interprétation ? Au moins, Fiat assume vouloir gagner de l’argent (sur le dos du client) en créant un nouveau business model. C’est clair et assumé ! Certains y verront de l’économie et de la stratégie, d’autres du cynisme. Mais le client sera-t-il au RDV de ce « business model » ou bien se comportera-t-il comme avec un modèle standard, acheté, consommé puis revendu sans passer par la case « je remets au goût du jour » ? Surtout à l’heure de l’hyper-consommation et du jetable.

De même, Fiat mise sur l’autopartage, la formation des concessionnaires, pour les transformer en «Apple genius» (ah?). Quand on connaît l’accueil et la compétence du réseau pour faire une vidange, permettez-moi d’être sceptique…

Enfin O.F. déclare que la marque expérimente Leasys CarCloud, «qui fait actuellement l’objet de tests en Italie. En payant 249 € par mois, vous pouvez récupérer une voiture où que vous soyez dans le pays». Faire payer encore et encore. Le client a-t-il une planche à billets ? Ne va-t-on pas vivre à crédit voire sur-crédit ? Une bulle potentielle ? Quand on sait que Dacia est la marque la plus achetée par les particuliers, il y a de quoi se poser la question sur train de vie supposé et train de vie réel…

Enfin, le patron de la marque déclare aussi que « nous travaillons également sur une offre proposant au possesseur d’une voiture électrique d’avoir accès, quand il le veut, à un modèle thermique et ce, afin d’accompagner ce passage dans l’électrique». De quoi pousser le client à l’électrique pas au point (autonomie) pour le refaire basculer ensuite ponctuellement sur du thermique ? Ce serait le monde à l’envers !

source : l’Argus

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Guitou
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Guitou

L’enthousiasme d’Olivier François fait plaisir à voir… mais j’ai des doutes sur la stratégie proposée. Les anciens clients des Ritmo, Uno et Punto ne reviendront pas acheter une voiture électrique en Lego… après la table rase des années 2019 et 2020.

Calle 13
Invité
Calle 13

♪ Parole parole parole ♪ Ah les plans-produits de Fiat… Quand vont-ils enfin se débarrasser du syndrome de Marchionne ?
Attendons surtout de voir les effets de la fusion FCA-PSA pour du concret.

Duch.
Invité
Duch.

Tout a fait. Content de voir de la clarté dans les propos mais plus que surpris que la fusion avec PSA ne soit pas évoqué. Surtout pour Fiat. Reconnaissons que c’est difficile a faire mais il aurait pu ouvrir le sujet non ?

flofiat
Invité
flofiat

On parle pas du Doblo pour la Tipo si y a plus de Tipo sw je change de Marque déçu de se qu’il font cependant je suis sûre qu’un restylage de la Tipo et prévu toute carrosserie

Fredo
Invité
Fredo

« Vous détestez les SUV ou crossovers ? Vous n’avez pas fini de pleurer… » oui ou alors on peut aller voir chez Mazda…

Fredo
Invité
Fredo

La Centoventi pourrait grandir jusqu’à quatre mètres de long (une Panda fait déjà 3.65m), j’ose espérer que l’idée d’une 208-like telle que la Corsa ne sera pas retenue, les clients Fiat ont besoin d’espace et de modularité ! Quant au business model, il peut fonctionner si on vend du concret au client, des applications, de la personnalisation, des abonnements en contenus en démarrant à un prix de vente assez bas quand les japonais vendent du tout-option, mais cela implique de produire ces offres et de les renouveler tout au long de la vie du modèle… Quand on vend du premier prix on ne peut pas ensuite se plaindre qu’un produit ne rapporte pas assez (cf. la Tipo) ! Par ailleurs il va falloir que le segment « émotion » en offre nettement plus pour survivre…

Guitou
Invité
Guitou

Oui, Fredo, c’est bien vrai. La Tipo n’est pas assez chère. C’est mauvais pour l’image de Fiat. Et ensuite on nous raconte que vendre des Punto, des Ypsilon ou des Mito n’est pas rentable !

Fredo
Invité
Fredo

Garder le prix de base est envisageable pour garder une vraie politique populaire mais une version plus haut de gamme destinée à l’Europe de l’ouest devrait exister et proposer des réglages de direction et d’amortissement spécifiques, de même que les nouveaux moteurs, l’hybridation légère 48V, des feux full led, un intérieur plus soigné, des sièges plus confortables, une insonorisation plus poussée, un système hi-fi, un écran plus travaillé, etc… Vendre la Tipo comme un modèle low-cost c’est affirmer que le produit ne vaut pas celui des concurrents. Le récent comparatif avec la Renault Megane sur l’Argus est pourtant bien moins catégorique.

Brera
Invité
Brera

OF: un « spécialiste » du marketing qui n’a jamais eu une seule bonne idée depuis qu’il est chez fiat… Le dernier logo de Lancia, aussi peu attrayant que qualitatif, illustre bien l’apport de ce monsieur a nos marques favorites. J’espère que Carlos va lui trouver rapidement un remplaçant plus éclairé pour permettre a Fiat de reprendre des couleurs…. On veut des voitures inteligentes, jolies et accessibles, pas des googlecars ni du blabla…

Mike
Invité
Mike

Concernant le nouveau « business model », je pense que vous n’avez pas compris son propos. Il ne parle d’augmenter son chiffre d’affaire mais sa rentabilité. De ce que je comprends, l’idée n’est pas de vendre pour 30k€ sur 10 ans avec 2k€ de bénéfice net mais de vendre pour 25k€ avec 3k€ de bénéfice net. Comment ? Comme il l’a dit, en poussant à la « personnalisation » sortie d’usine. Plutôt que d’acheter un nouveau véhicule, vous refurbishez l’ancien.

Cette stratégie est pertinente, surtout avec l’arrivé des VE. VE où il n’y a pas de maintenance. Un moteur électrique peut faire un million de kilomètres sans entretien. Par contre, il faudra sans doute changer les batteries ou les upgrader. Alors, évidemment, il y aura de la casse sociale dans les garages. D’où l’idée de faire évoluer le métier vers des « genius bar » avec peut-être un nombre limité d’intervention sur place et des espèces d’usines plus loin où sont envoyés les voitures (sur plateau) pour être « refurbishés » pour quelques milliers d’euros.

Honnêtement, la stratégie me parait assez maline. Ce gars a bien perçu les énormes changements que va connaître l’industrie automobile avec le développement des VE et il essaie de trouver des solutions. A voir s’il y arrivera mais, en tout cas, il n’est pas con du tout.

flofiat
Invité
flofiat

Quelqu’un peut m’éclairer pour la Tipo j’ai pas compris y aura t il un restylage ou pas ???

Mario Niro
Invité
Mario Niro

Beaucoup d’optimisme comme à l’habitude chez les marques italienne et à chaque fois un pétard mouillé, peut-on encore raisonnablement les croire au vue de ce qu’est devenu Fiat, même les plus fervents « Fiatiste » sont partis ailleurs depuis bien longtemps maintenant, le marché européen est difficile celui du continent américain peut-être plus porteur, ceci étant souhaitons-leur le succès

flofiat
Invité
flofiat

Fiatiste et j’ai une Fiat Tipo sw donc non y a encore des fiatiste en Fiat

Bernard Dangelo
Invité
Bernard Dangelo

Un scénario classique dans ce groupe FCA exception faite de JEEP, du baratin, donc pas d investissement, c’est tout bénéfice pour les actionnaires, mais à force de presser le citron, il ne reste plus que la peau, tout cela pour finir à deux modèles comme Alfa Roméo !!!!!

Jérôme
Invité
Jérôme

Malheureusement pour l’ego d’Olivier François ses propos n’ont aucune validité : les stratèges de PSA sont déjà missionnés pour élaborer la vraie stratégie de FCA pour les années à venir, et dès que la prise de contrôle sera officielle, c’est-à-dire dans 7/8 mois, ce sont leurs plans qui s’appliqueront et non ceux des guignols actuels.
On peut d’ailleurs facilement constater dans la presse aujourd’hui que PSA sait non seulement avoir une politique produit cohérente (j’entends au niveau positionnement et identité des marques, occupation des segments de marché et profondeur des gammes), mais est en plus capable de gagner de l’argent dans une période peu favorable !
Autant de domaines où la compétence des dirigeants de FCA reste à prouver.
En bref, c’est désormais PSA qui est à la manoeuvre et absolument rien ne dit qu’ils souhaiteront aller dans le même sens que les patrons actuels.

Fredo
Invité
Fredo

On va relativiser quand même, en 2013 PSA était au bord de la faillite et s’ils ont eu des moyens d’investir c’est parce qu’un grand groupe chinois et l’état français ont partiellement racheté le groupe pour presque 30% du capital. La fameuse politique de Tavares a consisté à supprimer la moitié des modèles, délocaliser une grande partie de la production et oui relancer Peugeot (la production en cours de Citroën concerne 5 modèles en tout et pour tout, plus des rebadgages) en montant en gamme. Pendant ce temps Fiat finissait de racheter Chrysler et a du restructurer en même temps tout en maintenant une bonne partie de sa production historique en Italie. Les recettes ne sont pas miraculeuses côté français, ça va être fermer des usines, délocaliser ou baisser les salaires (on parle déjà de l’Afrique du Nord) et augmenter la part de l’électrique (RIP Termoli). Voilà pour la compétence. Ensuite et pour finir, ce n’est pas PSA qui va être à la manoeuvre mais Tavares (sous la direction d’Elkann), ce qui est très différent, pour arbitrer les dix administrateurs – cinq+cinq. L’article de Bloomberg est très clair. Après cinq années de pacte actionnarial, Exor peut très facilement devenir actionnaire de référence du groupe, mais cela n’effleure pas la presse cocorico.

Jérôme
Invité
Jérôme

Faux. Elkann ne sera à la manoeuvre de rien du tout, pas plus que la famille Peugeot. Les familles historiques gèrent les holdings financières (Exor et FFP) et rien d’autre. L’opérationnel sera assuré par Tavarès et les directeurs de marques actuels de PSA. De plus, tant qu’à parler d’industrie et de vraies réussites, PSA a réussi en 2 ans avec Opel ce que GM n’ a jamais réussi à faire : gagner de l’argent. Personne ne parle de miracle mais de bonne gestion d’un outil industriel,ce que ne sait pas faire FCA, la preuve en est apportée tous les jours. Quant au pacte actionnarial, c’est 14% pour les Italiens et 14% pour les Français, ni plus ni moins. Fiat, puis FCA n’ a fait, sous la houlette de Marchionne et Elkann, que de la gestion financière à courte vue, dans le seul but de ramener le maximum de cash vers Exor, quitte à ruiner la partie industrielle. ça a fonctionné pendant 3 ans et ça ne marche plus, mais ya plus d’os à ronger, d’où la vente à PSA.

Fredo
Invité
Fredo

Tavares est aussi bien parti pour supprimer quelques 9.000 emplois chez Opel, dans ces conditions il n’y a pas de quoi se réjouir d’une « bonne gestion » (sauf si on est actionnaire) quant à la suite des évènements, on verra…

Aurélie
Invité
Aurélie

I love my Punto, 15 ans dans six mois jamais une seule panne. Si je devais racheter une voiture j’aurais repris une Punto mais j’ai découvert qu’elle n’existait plus. C’est idiot il n’y a rien entre la 500, la Panda et la Tipo.

chiartano
Invité
chiartano

sachant que fiat se dit trop investit dans l automobile et que psa pourrait reprendre ces fameux 14 pour ,cents, esperons que le gouvernement italien y mettra son veto , simca chrysler , mercedes chrysler fiat chrysler psa ne croyait pas a l’electrique , pas plus que morchione ,maintenant on nous vend l’hydrogene l’air liquide , meme une partie des usines mytique comme Mirafiori pourrait etre convertit dans le design avec les aides dites europeennes, de petites pancartes l’attestent sur une des 2 grandes avenues qui entourent les batiments + une petite rue ou un grand hangar nomme » FCA Heritage » remplit d’anciens prototypes et autres non visible pour le public