Mike Manley sera-t-il l’homme qu’il faut à la tête du groupe FCA ?

Depuis quelques jours, Mike Manley, Britannique de 54 ans, est le nouvel homme fort du groupe FCA. Sera-t-il l’homme de la situation ? C’est possible mais des interrogations se font quand même jour.

1- Où est passée l’italianité du groupe

C’est une petite révolution dans l’histoire plus que centenaire de Fiat. Pour la première fois, son chef ne sera pas italien. Sergio Marchionne avait bien la nationalité italienne même si son tropisme américano-canadien était assez flagrant. Marchionne aura-t-il finalement été une tête de pont avant de passer au « tout anglo-saxon » ? En tout cas, les consciences s’y étaient préparées, en particulier depuis le rachat de Chrysler et la mise sur orbite de Jeep, dont Manley était encore il y a peu le PDG. Il est vrai qu’aujourd’hui, de nombreuses multinationales ne s’intéressent plus à la nationalité de leurs dirigeants, étant tous anglophones et voyageant de par le monde de manière permanente. Les marques italiennes elles-mêmes ont été peu à peu internationalisées (Fiat en Amérique du Nord (mais pour combien de temps?), Alfa Romeo plus récemment ainsi qu’en Chine).

Néanmoins, si la nationalité d’un homme ne présume en rien de ses compétences, évidemment, l’absence de dirigeant italien est peut-être ici très symbolique d’un transfert de pouvoir et d’intérêt. Intérêt croissant pour l’internationalisation du groupe,  intérêt permanent pour le marché et le monde américain (Même si Manley est un Britannique, il est de culture anglo-saxonne et donc proche de la vision américaine), intérêt pour les marques américaines (Manley est l’homme de Jeep). Symboliquement, la culture italienne, les voitures italiennes, le marché italien semblent mis à l’écart. Encore une fois, tout cela est purement symbolique et cela ne présume en rien de la stratégie qui sera adoptée pour toutes les marques mais disons que le signal n’est guère positif, en particulier de la part d’un homme, Mike Manley, qui a fait sa carrière entière chez Chrysler et n’a jamais, visiblement, touché une Fiat de sa vie.

Ainsi, Florian Delègue, associé au bureau parisien du cabinet Heidrick & Struggles, en charge du secteur automobile déclare que : « Dans le contexte politique italien actuel, la nomination d’un Britannique est un geste courageux, mais qui s’inscrit dans la tendance qui voit les groupes automobiles essayer d’internationaliser leur équipe de direction ».

Au passage, ce n’est pas que le groupe FCA qui « s’anglo-saxonnise » mais toutes les parties de la holding Agnelli. En effet, Marchionne n’avait pas que la casquette d’administrateur délégué de FCA, il était aussi PDG de Ferrari et de CNH Industrial. A ce titre, le  jeu des chaises musicales, suite au retrait puis au décès de Sergio Marchionne, est on ne peut plus clair.

a • Mike Manley, l’homme de chez Chrysler

D’abord, Mike Manley, dont nous vous parlions ici même. Britannique de 54 ans, comme je le disais plus haut, il a passé sa carrière chez Chrysler puis à pris la direction de Jeep, dès 2009, rajoutant ensuite RAM a sa panoplie.

Michael Manley

On le voit, l’histoire et le sort de Fiat lui sont quelque chose d’assez étranger, au moins culturellement parlant. Quel sort réservera-t-il à des marques qu’il ne connait tout simplement pas ? Car, et je suis désolé si j’en choque certains, mais une marque italienne, c’est une âme, c’est une culture, c’est un désir. Manley ne vendra jamais une Fiat comme il vend un pick-up RAM à un Texan. Une italienne, ce n’est pas un lave-linge, un simple produit à écouler et qui doit rapporter. C’est autre chose, et j’espère que les dirigeants de FCA s’en rendent compte, tout comme ils se rendent compte du potentiel énormé et historique de cette marque. Vouloir nous vendre des Jeep à outrance (et pourquoi pas des RAM ?!) est une erreur et il est temps de corriger le tir.

b • Suzanne Heywood, une discrète Britannique

Autre figure nouvelle remplaçante de Marchionne : Suzanne Heywood, à la tête de CNH Industrial. Après avoir démarré sa carrière en tant que fonctionnaire du ministère des Finances du Royaume-Uni, cette Britannique de 48 ans est, en 2006, devenue directrice générale d’Exor. Suzanne Heywood est particulièrement sensible à l’organisation des entreprises.

Suzanne Heywood

Voir un visage féminin diriger une si grosse entreprise est un bon signe et ses talents sont certainement réels et importants. Mais vous remarquerez comme moi que la culture anglo-saxonne s’impose à Fiat Industrial, d’ailleurs renommée depuis des années CNH Industrial, du nom de sa filiale…américaine ! L’italianité est gommée au maximum, dans le nom comme dans les visages.

c • Ferrari, dernier fleuron tenu par un Italien ?

A la tête de Ferrari, on retrouvera en revanche en PDG John Elkann, l’actuel PDG du groupe et héritier de la famille Agnelli. Signe positif qui montre une implication raisonnable de la famille dans le futur d’une marque. Mais l’activité de directeur général reviendra à Louis Camilleri, ancien président de la marque de cigarettes Philip Morris, né à Alexandrie dans une famille maltaise mais dont la vie a presque toujours été basée en Suisse (à Lausanne, plus précisément). Compagnon du mannequin Naomi Campbell, il a fait son entrée dans la presse people. Bonne nouvelle néanmoins, il est parfaitement trilingue : anglais, français et… italien !

Louis Camilleri

Mais c’est tout de même bien loin de l’Italie que les nouveaux dirigeants ont finalement été choisis. N’y avait-il aucun talent dans la Péninsule pour continuer à voir Fiat et l’Italie briller et rester maîtres symboliques du navire ? Imagine-t-on PSA confier son sort à quelqu’un d’autre qu’un Français ? Comment procèdent Japonais et Américains ? La nationalité de leurs dirigeants est primordiale et FCA fait donc largement exception à la règle ici. Ce n’est pas un critère qui semble avoir compté. Et c’est dommage car il montre un tropisme prononcé des différentes filiales de l’empire Exor pour l’extérieur et le monde anglo-saxon. Il n’y a plus aucun Italien à la tête de FCA et, en Europe, la seule bouée de sauvetage restante, représentant une forme de résistance et de tropisme italien, c’était Alfredo Altavilla, le directeur de la région EMEA (Europe, Afrique, Moyen-Orient).

d. Alfredo Altavilla, l’homme qui claque la porte !

On savait l’Homme proche de Marchionne et sur la liste de ses potentiels successeurs. Mais on savait aussi l’homme soucieux de préserver Fiat et intéressé par le marché européen, pour lequel il voyait le désintérêt du groupe. C’est d’ailleurs lui qui a poussé de toutes ses forces Sergio Marchionne pour le lancement chez nous de la compacte Tipo. pour le plus grand bonheur des chiffres de ventes de la marque et des propriétaires de ce modèle. Mais on savait que Marchionne n’était pas très enthousiasmé par ce modèle, pas assez rentable pour lui. La Tipo était d’ailleurs en sursis avec Marchionne. Manley changera-t-il d’avis ?

Alfredo Altavilla

On le voit bien, Altavilla devait avaler des couleuvres et savoir gérer au mieux en fournissant des résultats incroyables sans aucune ligne de crédit véritable. Et le désintérêt du groupe pour Fiat et l’Europe semblent, pour Altavilla, avoir été confirmés avec la nomination de Manley à la tête du groupe. Sa démission immédiate a été un petit séisme dont le groupe aurait pu se passer. Certains ont vu, dans la nomination de Manley, un coup porté à l’ego d’Altavilla, celui qui aurait aimé être « calife à la place du calife ». D’autres ont dit qu’il était simplement courtisé depuis un moment par des sociétés extérieures. Mais si c’était aussi, et tout simplement la vision d’un homme qui comprenait très bien que l’Europe et Fiat, allaient être délaissées tout autant, sinon plus, avec Manley, et qui décidait de ne plus perdre son temps en jetant l’éponge ? D’ailleurs, à ce sujet, Florian Delègue explique clairement que « Le départ d’Alfredo Altavilla qui s’ajoute à la disparition de Sergio Marchionne peut s’avérer déstabilisant pour Fiat, car il gérait la région EMEA et d’une certaine manière, la marque Fiat, le parent pauvre du plan stratégique rédigé par Sergio Marchionne ».

Manley a pris l’intérim (quelles sont les relations de deux hommes entre eux ? Sont-elles bonnes ou mauvaises ?) Altavilla a néanmoins la courtoisie d’attendre fin août pour partir, le temps qu’un successeur soit nommé . L’actuel vice-président de la région EMEA et bras droit d’Altavilla ? Un nouveau résistant ou un homme à l’échine courbée ?

2 – Chantiers et stratégie

On l’a vu plus haut, la nomination de Manley est un message envoyé à l’internationalisation de la direction du groupe (et tant pis pour Altavilla !), geste d’autant plus fort que l’état actuel de l’Italie n’encourage pas à ce mouvement. Mais c’est aussi un autre message qui est envoyé. Celui de la SUVisation du groupe !

C’est actuellement le segment le plus dynamique du monde, représentant sur le marché européen, plus de 30 % des ventes, au détriment des berlines traditionnelles et des monospaces, en voie de disparition. Le groupe FCA a d’ailleurs fait le ménage sur ces segments. En Europe, les berlines n’existent plus (sauf la Giulia, modèle de prestige et d’essence de la marque, plus que d’intérêt !) et Fiat ne fait plus que le petit 500L dans les monospaces, sans savoir s’il sera remplacé… Quant aux plus gros monospaces, ils ont disparu chez presque tout le monde ou sont en voie de l’être…

En Amérique du Nord, dans les berlines, Marchionne a fait retirer la Dodge Dart, qui n’avait jamais trouvé son public et coupé la tête de la Chrysler 200 après seulement 2 ans de ventes et sans laisser un quelconque sursis. Décision qui choqua à l’époque mais on voit aujourd’hui GM et Ford entamer les mêmes démarches dans leurs marques. Mais le ménage n’est pas fini chez FCA puisque la Chrysler 300, grande berline de caractère, pourrait vraisemblablement ne pas avoir de descendante. Même chose chez Dodge, où le Grand Caravan, en fin de vie, pourrait ne pas être remplacé, laissant le Chrysler Pacifica seul représenté de l’espèce et..unique modèle de Chrysler ! On le voit, tout cela est peut-être intéressant pour la gestion du groupe, mais pas viable pour les marques qui ne peuvent survivre sans remplaçant. Pourtant, c’est ce qui se profile, car Jeep et RAM monopolisent les attentions !

L’avenir qui se profile est celui d’une intensification de cette stratégie SUV, comme le montrait d’ailleurs le plan produit 2018-2022. Jeep va encore étoffer son porte-feuilles, jusqu’à plus soif. Alfa Romeo va lancer 2 SUV et Maserati 1 de plus. Même Ferrari va s’y mettre, même si l’on parle de FUV, excusez du peu !

Le problème, ce n’est pas tant les SUV car, après tout, tant que ça plait à certains clients, pourquoi ne pas en profiter. Le problème vient du fait que FCA met tous ses oeufs dans le même panier, ce qui est un non-sens économique et stratégique. Tout le monde sait cela. Que se passera-t-il si la mode des SUV ne se révèle qu’une mode et qu’elle passe ? Pas de raison que cela se produise, disent les experts. Mais ces experts sont-ils des Madames Irma ? N’ont-ils pas eu les mêmes discours dans le passé avec les berlines, depuis les années 50, les monospaces (de toutes les tailles) dans les années 90, les gros pick-up américains jusqu’à la crise de 2008 ? Ces experts sont-ils capables de prévoir le monde de demain ? Une crise internationale qui ferait enchérir les prix du pétrole en quelques semaines ou mois ? Une nouvelle crise financière alors qu’ils n’ont pas vu venir celle de 2008 ? Que se passerait-il si le marché se retournait soudainement et qu’on se dirigeait en masse vers des véhicules simples, petits et efficaces ? Qu’aurait à proposer FCA si on ne veut plus, pour de multiples raisons, de Jeep et de Ram ? Le groupe leur vendra-t-il des Alfa à 50 000€ et des Maserati à 80 000 € ? Ou alors se contentera-t-on de Fiat 500 ? Pour des familles de 4 personnes, vraiment ? C’est un jeu dangereux car le mass market n’est peut-être pas le plus rentable mais il est le plus sécurisant pour lutter contre un retournement de marché car il couvre la plupart des segments et, ça, FCA, ne veut pas le concevoir. Rentabilité et profits sont les maîtres mots. Court-termisme, aussi ?

3 – Manley est-il si bon que cela ?

On peut dire ce qu’on veut de Sergio Marchionne, mais il aura accompli un très gros travail en 14 de présidence.

On dit de Manley qu’il a été choisi en raison de ses résultats extraordinaires. Mais est-il si bon que cela ?

Ainsi, Florian Delègue souligne que « Au-delà de ses qualités indiscutables de développeur, à la tête de Jeep et RAM, Mike Manley a incontestablement profité de conditions de marchés favorables à l’essor des SUV ». C’est LA phrase importante et la plus explicite. Manley a PRO-FI-TE d’un engouement pour les SUV pour redresser Jeep, presque sans rien faire à part profiter de lignes de crédit à outrance puisque les gens voulaient des SUV, et multiplier en 10 ans les ventes de la marque par 4. Assurément un grand prestige mais y a-t-il un gros travail derrière en dehors de communiquant ? Car Manley n’a finalement fait que fournir au bon moment le produit désiré, sans chercher à innover, sans anticiper le marché, sans créer de concept. Juste fournir ce qui était demandé. Il est l’homme au bon poste, au bon endroit, au bon moment. Pour faire trivial, on pourrait presque dire qu’une mule à la tête de Jeep aurait pu fournir des résultats comparables étant donné l’attrait pour les SUV. Manley n’a-t-il pas finalement été un simple accompagnateur plutôt qu’un homme du miracle ?

Mike Manley

Si on sait que, contrairement à Marchionne, qui était toujours prêt à bousculer, Manley est un homme plus réservé, l’analyste Florian Delègue déclare que Manley « arrive à la tête du groupe auréolé de la légitimité de ses résultats, à lui désormais de s’affirmer comme le patron de FCA en mettant en œuvre les qualités de mobilisation, d’exécution et de transformation qui sont requises pour mener à bien le plan établi par Sergio Marchionne ». Il y a donc du pain sur la planche. Au passage, peu de chances que le plan produit 2018-2022 subisse de lourdes transformations puisque Manley a travaillé dessus avec Marchionne et d’autres.

Sera-t-il également capable de sortir du tout SUV et d’élargir l’offre produits ? D’assurer un avenir à toutes les marques ? A défaut, certaines disparaîtront fatalement. A l’heure où les résultats du 2e trimestre ont été particulièrement mauvais, à la surprise générale, cela permettra-t-il au groupe de ré-ajuster ses vues et de ré-assurer un avenir à toutes les marques ou bien continuera-t-il la gestion à la petite semaine ? Engagera-t-il une association ou une fusion avec un autre constructeur, grande oeuvre jamais conclue par Marchionne ? Engagera-t-il de réelles économies d’échelle ou laissera-t-il chaque marque dans son corner ? Autant de questions pour l’heure sans réponses et qui, si on ne doute pas des qualités de Manley, peuvent tout aussi bien laisser présumer d’un avenir brillant pour toutes les marques que la continuation d’une élimination et d’un rétrécissement produit pour satisfaire à des exigences de rentabilité immédiate…

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15 commentaires à propos de Mike Manley sera-t-il l’homme qu’il faut à la tête du groupe FCA ?

FIAT 124 dit : S'abonner 6 August 2018 à 10 h 46 min
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Marchionne ses origines sont Italiennes mais sa formation et sa culture était Anglo-saxone, son approche était financière pour seul comptait le marcher US

  • Alfa 155 Q4 et Lancia delta intégrale
Ced74 dit : S'abonner 6 August 2018 à 10 h 59 min
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Je parierai pas une tune sur lui!😡

    Jean-Paul LE GOFF dit : S'abonner 6 August 2018 à 11 h 07 min
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    PSA n'est pas dirigé par un français mais par un portugais.

    • Prius et New beetle
    Frederic B. dit : S'abonner 12 August 2018 à 16 h 52 min
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    Certes, mais qui a fait ses études et qui vit en France, parlant le français et soucieux de conserver le caractère français du groupe...

      Vavaz dit : S'abonner 6 August 2018 à 11 h 42 min
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      Analyse correcte, mais hélas terrible. FCA, groupe au potentiel énorme par sa richesse technique, humaine et commerciale, est condamné à se mutiler au plus grand plaisir de fonds de pension désireux de dividendes plus que d'innovation et d'industrie. Une Fiat Tipo, une Chrysler 300, 5% de marges ce n'est pas assez comparé aux plus de 10% assurés par une Maserati et visés par une Alfa. Dans l'immédiat c'est ce qui rapporte, et seul ça compte aux yeux des Agnelli. J'ai toujours dit que Marchionne était avant tout l'astucieux homme de main des Agnelli, et que son successeur sera dans la même logique. Italien, américain ou mongolien, la nationalité d'un tel boss n'a pas de sens dans la mesure où le fric n'a pas de patrie. Si la logique ne change pas, le mass market sera vendu à d'autres constructeurs. Le turc Tofas, un chinois Great Wall ou même Hyundai seraient intéressés ...

      • Fiat
      Colmultipla dit : S'abonner 6 August 2018 à 12 h 58 min
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      "Imagine t-on PSA confier son sort à quelqu'un d'autre qu'un français?" Oui monsieur. Carlos Tavares a fait ses études et vit en France, mais il est de nationalité portugaise

        Frederic B. dit : S'abonner 12 August 2018 à 16 h 55 min
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        C'est ce que j'ai répondu à J-P Le Goff plus haut. Ce n'est pas la nationalité en elle-même qui est importante, je l'accorde, mais ce qu'elle implique en terme culturel, en respect et confiance envers les marques dirigées. tavares peut être de n'importe quelle nationalité, il a l'esprit français dans sa vie, son mode de vie, son fonctionnement intellectuel et culturel et c'est bien pour ça qu'il dirige parfaitement PSA et lui redonne un souffle nouveau, redéfinissant les marques dirigées. il aurait été anglais, de culture anglo-saxonne, ayant toujours été tourné vers les marques américaines comme Manley, la stratégie et les résultats auraient été largement différents de ceux qui sont actuellement fournis chez PSA. Vous ne me retirerez pas cela de l'esprit.

          Stanislas dit : S'abonner 6 August 2018 à 19 h 50 min
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          Je suis bien incapable de dire si ce que fera Mike Manley sera bénéfique pour les marques italiennes, mais sa nationalité n'est probablement pas si importante. Carlos Ghosn est libano-franco-brésilien, ce qui ne l'a pas empêché d'être un excellent président de Renault-Nissan-Mitsubishi. Même les japonais ont accepté un président non-japonais.

          • Giulietta Veloce, Abarth 595 Turismo
          Jérôme dit : S'abonner 7 August 2018 à 8 h 14 min
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          Quitte à avoir à la tête des "étrangers", autant se faire racheter par des étrangers avec plein de sous et on n'en parle plus ! A part ça, je ne vois pas comment on peut croire que les SUV vont perdurer éternellement, alors que nous sommes de plus en plus en train de prôner l'électrique, le gain de consommation, et puis avec les villes qui se peuplent à n'en plus finir... Enfin c'est mon point de vue. PS : est-ce que je pourrais savoir quelle(s) marque(s) japonaise ont nommés un président non-japonais ? Nissan ? Mitsubishi ? Ou des autres ? Merci !

          • MiTo Junior
          Stanislas dit : S'abonner 8 August 2018 à 9 h 54 min
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          Carlos Ghosn, président de Nissan pendant 17 ans. Il est très respecté au Japon. Je ne pense pas que l’idée de voir FCA rachetée soit souhaitable par quiconque.

          • Giulietta Veloce, 595 Turismo
          Fredo dit : S'abonner 8 August 2018 à 19 h 27 min
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          ... sauf pour la famille Agnelli...

            Ami204 dit : S'abonner 10 August 2018 à 6 h 20 min
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            - "Voir un visage féminin diriger une si grosse entreprise est un bon signe" : il n'y a pas de pertinence à rapprocher femme et bonne conduite d'une entreprise. - "John Elkann" : ni le prénom, ni le nom n'est italien.

              Frederic B. dit : S'abonner 12 August 2018 à 16 h 57 min
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              Je crois que nous nous sommes mal compris; je ne parle pas de pertinence à rapprocher femme et bonne conduite d'une entreprise mais de féminisation des postes de dirigeants. Car je ne doute pas que l'égalité hommes-femmes et le manque de représentativité des femmes dans les postes de direction de grosses entreprises vous soient indifférents...

                Frederic B. dit : S'abonner 12 August 2018 à 17 h 01 min
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                Quant à John Elkann, certes ni le prénom ni le nom sont italiens mais ce n'est pas le souci du nom ni de la nationalité en elle-même, relisez mon article et dépassez le stade du simple tampon administratif sur les papiers d'identité. Je parle de la CULTURE associée, de l'ESPRIT insufflé, du RESPECT et de l'IMPORTANCE accordée aux marques nationales dirigées. Je maintiens qu'on peut être de la nationalité qu'on veut, si on a le respect, la culture, la langue et le tropisme de tel ou tel pays et marque de voitures dirigée correspondante, alors ça ira très bien. Quand on est depuis toujours comme Manley tourné vers le monde anglo-saxon, par sa culture, sa nationalité, les amrques dirigées par le passé, la langue, la façon de vivre, oui, je maintiens que les marques italiennes ne seront pas la priorité, hors haute rentabilité. C'est bien pour cela que tout le monde espérait Altavilla. Sinon pourquoi avoir tant misé sur lui pour diriger FCA ?

                  Grez dit : S'abonner 13 August 2018 à 14 h 13 min
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                  Fiat a été dirigé pendant des décennies par des Italiens avec des résultats mitigés. Mike Manley a une vision un peu plus produit que le regretté Sergio. Une des preuves c'est le fait projet de concevoir une Jeep de la taille d'une Panda pour le marché Européen alors que la rentabilité d'un modèle de cette taille n'atteindra jamais celle du reste de la gamme. Je pense qu'il continuera le plan initial axé sur le haut de gamme pour faire entrer l'argent dans les caisses et quoi que l'on peut penser il y aura toujours besoin d'une marque mass market pour du volume et Fiat ne sera pas abandonné. Laissons lui un peu de temps pour prendre ses marques.

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