Bilan 2017 : Quel est le niveau de dépendance des modèles FCA envers l’Italie ?

Il y a 6 mois, je vous livrais dans l’article « L’instant Culture« , un premier état des lieux du niveau de dépendance des véhicules du groupe FCA envers leur marché domestique : l’Italie.

Aujourd’hui, l’heure est venue de faire un bilan plus complet puisque prenant en compte l’intégralité de l’année 2017. Alors, nos modèles italiens sont-ils très ou peu dépendants du marché italien ? Comment se comportent les modèles concurrents chez eux ? Quelle part de marché représentent la France, l’Allemagne ou l’Espagne (je n’ai presque aucun chiffre pour le Royaume-Uni, malheureusement…), des pays à grand marché automobile, dans la ventilation des modèles italiens ?

Il s’agira ici de statistiques, avec beaucoup de croisements de chiffres après avoir dépensé beaucoup d’énergie et de temps de travail pour un article qui, je l’espère vous intéressera.

Par avance, certaines données seront partielles ou lacunaires pour les modèles les moins vendus, la faute en incombant à des statistiques qui se limitent souvent à un Top 100 ou Top 200 sur certains marchés. Ainsi, pour les véhicules à très faible diffusion, certaines données sont souvent absentes. Par avance, j’en suis désolé.

Enfin, ce travail prend en compte uniquement l’Europe (et non le monde entier). Dans la mesure où il s’agit de parler de la dépendance des marques italiennes à leur marché, Jeep en sera évidemment exclus à l’exception du Renegade, fabriqué en Italie et modèle désormais phare du groupe.

Les données sont classées dans des tableaux et par ordre croissant de segment ou de tarif.

1 – FIAT PANDA : un monopole italien…inquiétant ?

Un taux de dépendance ahurissant. Bien sûr, on dira que l’Italie adore la Panda et que, le modèle étant fabriqué sur place, le patriotisme italien est encore plus fort. Mais c’est tout de même très inquiétant, en particulier en cas de retournement du marché italien ou de désaffection des italiens pour ce modèle. C’est le taux record de la catégorie. A titre de comparaison, voici les chiffres de quelques concurrentes :

Et la concurrence chez elle ?

• Volkswagen Up! : 36 685 unités en Allemagne sur 100 849 unités en Europe = taux de dépendance de 36.3 %.

• Renault Twingo : 39 021 unités en France sur 77 669 unités en Europe = taux de dépendance de 50.2 %.

• Citroën C1 + Peugeot 108 : 31 209 unités en France sur 109 091 unités en Europe = taux de dépendance de 28.6 %.

Que représentent les grands marchés européens dans le total de ce modèle ?

Italie : 78 %                        France : 3.7 %                        Allemagne : 4.5 %                          Espagne: 4.8 %

On voit donc que, parmi les grands marchés (en volume), la France n’est pas friande de la Panda, la faute certainement à des marques françaises privilégiées par les clients sur ce segment…

2 – FIAT 500 : une icône (vraiment) internationale !

Fiat 500 2015 rouge

La petite 500 se vend en minorité (entre 1 sur 4 et 1 sur 3 seulement) en Italie. Preuve que le pot de yaourt est bien le fer de lance de la stratégie internationale de Fiat.

Et la concurrence chez elle ?

(voir chiffres de la Panda)

Que représentent les grands marchés européens dans le total de ce modèle ?

Italie : 28.4 %                        France : 13.4 %                      Espagne : 8.7 %

(pas de chiffre pour l’Allemagne dont ma source mélange ensemble les 500, 500L, 500X sans distinguo).

On notera que la France représente est un marché important pour la 500 !

3 – FIAT PUNTO : fin de course en Italie…

Là aussi, un chiffre de dépendance très élevé envers l’Italie. Avec un volume de surcroît faible dans les ventes, on se rend compte que les autres pays d’Europe ont fait depuis un moment une croix sur ce modèle qui ne survit plus que par son marché domestique. Une fin de vie sans grande gloire pour la doyenne de la catégorie.

Et la concurrence chez elle ?

J’ai choisi 3 modèles pour des raisons différentes mais objectives, afin d’avoir la plus grande honnêteté intellectuelle quant aux chiffres : la Polo car elle est la star de la catégorie (bien qu’en fin de cycle elle aussi), la Sandero pour son petit prix, dernier argument de la Punto également, l’Ibiza pour son côté latin, comme la Punto, et sa fin de cycle également en 2017.

• Volkswagen Polo  : 61 378 unités en Allemagne sur 271 057 unités en Europe = taux de dépendance de 22.6 %.

• Dacia Sandero  : 61 480 unités en France sur 195 291 unités en Europe = taux de dépendance de 31.5 %.

• Seat Ibiza : 33 802 unités en Espagne sur 118 624 unités en Europe = taux de dépendance de 28.5 %.

Que représentent les grands marchés européens dans le total de ce modèle ?

Italie : 75 %                        France : 5 %                       Allemagne : 3.2 %                       Espagne : 3.1 %

4 – LANCIA YPSILON : de la dépendance à l’exclusivité !

 

Un volume de dépendance que ne renieraient pas les dictateurs africains dans leurs souhaits les plus fous de plébiscite électoral ! Cette fois, Lancia, c’est l’Italie. Fermez le ban partout ailleurs.

Et la concurrence chez elle ?

Sans commentaire…

Que représentent les grands marchés européens dans le total de ce modèle ?

Sans commentaire…

5 – FIAT TIPO : le succès partout en Europe !

Voilà un modèle qui rencontre le succès et pas qu’en Italie car, au-delà du volume écoulé et de sa très bonne prestation générale au classement des ventes, le véhicule ne s’écoule qu’à 44.6 % en Italie (47% sur le premier semestre 2017), soit moins d’une vente sur deux. Un chiffre encourageant et qui montre l’engouement du modèle partout sur le continent, bien qu’un peu plus élevé que la concurrence…

Et la concurrence chez elle ?

J’ai justement choisi 5 modèles pour des raisons différentes mais objectives, afin d’avoir la plus grande honnêteté intellectuelle quant aux chiffres : la 308 pour son volume de vente globalement similaire et l’aspect référentiel qui est le sien,  car elle est l’une des stars de la catégorie, la Skoda Rapid pour sa philosophie similaire à la Tipo (très bon rapport prix / prestations), la Dacia Logan pour son côté low-cost que Fiat veut concurrencer différemment et enfin la Renault Mégane et la Seat Leon car ce sont de très bonnes ventes de la catégorie.

• Peugeot 308: 66 166 unités en France sur 158 137 unités en Europe = taux de dépendance de 41.8 %.

• Skoda Rapid : 17 059 unités en Allemagne + 12 407 en Rép.tchèque sur 66 760 unités en Europe = taux de dép. de 44.1 %.

• Dacia Logan : 17 189 unités en Roumanie sur 54 263 unités en Europe = taux de dépendance de 31.7 %. En revanche, si on ajoute la France (beaucoup de gens estiment Dacia comme une marque « française », de par ses nombreuses pièces et technologies Renault), le taux de dépendance arrive à 40.1 %.

• Seat Leon : 35 327 unités en Espagne sur 145 721 unités en Europe = taux de dépendance de 24.2 %.

• Renault Mégane : 51 536 unités en France sur 167 308 unités en Europe = taux de dépendance de 30.8 %.

Que représentent les grands marchés européens dans le total de ce modèle ?

Italie : 44.6 %                        France : 11.1 %                       Allemagne : 9,4 %                Espagne : 7.25 %

On le voit, donc, la Tipo se vend bien partout en Europe, l’Italie représentant moins d’une vente sur deux. Malgré tout, son niveau de dépendance à son marché domestique demeure un tout petit peu plus élevé que la concurrence. mais les grands marchés européens s’arrogent des pourcentages importants de Tipo, preuve que le modèle plait.

6 – ALFA ROMEO GIULIETTA : 2 ventes sur 3 en Italie !

 

Un chiffre de dépendance là aussi très élevé pour la Giulietta, une génération d’Alfa Romeo encore très attachée à son marché domestique.

• Et la concurrence chez elle ?

• BMW Série 1 : 45 699 unités en Allemagne sur 137 973 unités en Europe = taux de dépendance de 33.1 %.

• Audi A3 : 49 820 unités en Allemagne sur 163 770 unités en Europe = taux de dépendance de 30.4 %.

• Volvo V40 : 10 524 unités en Suède sur 70 557 unités en Europe = taux de dépendance de 15 %.

Que représentent les grands marchés européens dans le total de ce modèle ?

Italie : 64 %                        France : 8.4 %                        Allemagne : 3,6 %                         Espagne : 5,3 %

Un chiffre qui montre que la France est un marché important pour la marque au trèfle en général et pour la Giulietta en particulier !

7 – FIAT 500L : un minispace italien… au succès également espagnol !

Là encore, un chiffre hautement dépendant de l’Italie. Et ce ne sont pas les quelques centaines d’exemplaires écoulés sur le sol serbe, lieu de la production de ce minispace, qui changent la donne.

Et la concurrence chez elle ?

• Opel Meriva : 7 351 unités en Allemagne sur 27 361 unités en Europe = taux de dépendance de 26.9 %.

• Citroën C3 Picasso : 8 985 unités en France sur 21 563 unités en Europe = taux de dépendance de 41.7 %.

Que représentent les grands marchés européens dans le total de ce modèle ?

Italie :  74 %                        France : 6.5 %                        Serbie : 2,7 %                       Espagne : 10.9 %

On notera le pourcentage très élevé pour l’Espagne, preuve que le 500L rencontre un certain succès dans la péninsule ibérique. A eux 3, les marchés italien, espagnol et français représentent plus de 90% des ventes de 500L sur le continent !

8 – FIAT 500X : à moitié italien, à moitié européen…

Le crossover italien s’écoule pour moitié en Italie, pour moitié à l’export européen. Un chiffre convaincant, bien que supérieur à certains de ses concurrents principaux.

Et la concurrence chez elle ?

• Opel Mokka X : 35 631 unités en Allemagne sur 169 970 unités en Europe = taux de dépendance de 21 %. En rajoutant les près de 60 000 unités sous logo Vauxhall, en terre britannique, on arrive néanmoins à un taux de dépendance de 56.2%.

• Renault Captur : 69 699 unités en France sur 212 294 unités en Europe = taux de dépendance de 32.8 %.

Que représentent les grands marchés européens dans le total de ce modèle ?

Italie :  50,8 %                                        France : 14.5 %                                    Espagne : 11.2 %

On notera un bon chiffre pour la France.

9 – JEEP RENEGADE : à moitié européen, à moitié italien…

Fabriqué en Italie, à Melfi, avec le 500X, il était nécessaire d’intégrer le Renegade dans ce classement. Première information, il se vend autant en Italie seule que sur les autres marchés européens réunis, comme… le 500X ! Leurs taux de dépendance sont d’ailleurs jumeaux.

Et la concurrence chez elle ?

(voir chiffres 500X)

Que représentent les grands marchés européens dans le total de ce modèle ?

Italie :  49.9 %                            France : 11.1 %                     Allemagne : 8.1%                           Espagne : 7.9 %

A noter que France et Espagne représentent moins en pourcentage dans le total de Renegade que dans celui du 500X. Le taux à l’Italie étant identique entre les deux cousins, on en déduit alors que le Renegade compense avec d’autres marchés, davantage que dans le cas du Fiat 500X. En effet, Italie, France et Espagne représentent 76% des ventes de 500X mais seulement 68% de celles du Renegade…

10 – ALFA ROMEO GIULIA : l’arme de la conquête ?

Premièrement, on remarquera que contrairement à la Giulietta, la Giulia se vend à moins d’une vente sur deux en Italie. Preuve d’une capacité d’exportation certaine. Maintenant, comparons avec les résultats de la concurrence dans ce domaine.

Et la concurrence chez elle ?

• BMW Série 3 : 38 343 unités en Allemagne sur 128 787 unités en Europe = taux de dépendance de 29.8 %.

• Mercedes-Benz Classe C  : 68 584 unités en Allemagne sur 176 587 unités en Europe = taux de dépendance de 37,8 %.

• Volvo S60/V60 : 15 116 unités en Suède sur 45 324 unités en Europe = taux de dépendance de 33.3 %.

On notera ainsi que les stars du segment dépendent encore moins de leur marché domestique, cercle vertueux qui fait que plus la marque est reconnue mieux elle se vend partout et plus elle se vend partout, plus elle est reconnue. Néanmoins, les taux de dépendance domestique sont assez proches entre Classe C et Giulia, aux alentours de 40 %. Si je n’ai pas de chiffre exact à vous livrer concernant la Jaguar XE, son niveau de dépendance au marché britannique est semble-t-il plus élevé (aux alentours de 60%). Alors, la Giulia, en passe de réduire la dépendance d’Alfa Romeo à l’Italie et de conquérir l’Europe ?

Que représentent les grands marchés européens dans le total de ce modèle ?

Italie : 40.8 %                        France : 10 %                        Allemagne : 10.6 %                         Espagne : 4.3 %

On notera qu’Allemagne et France semblent relativement friands de la Giulia en Europe puisqu’à eux deux, ces marchés représentent une vente sur 5 de la berline au Biscione. Logique pour une Allemagne qui aime les berlines. Plus surprenant pour la France. Tant mieux.

11 – ALFA ROMEO STELVIO : un début encourageant !

Le Stelvio n’a été commercialisé qu’en cours d’année 2017. Aussi ces chiffres sont-ils à prendre avec précaution. Il nous faudra attendre 2018 pour nous faire une opinion plus précise. Mais on remarquera de prime abord un taux de dépendance au marché italien inférieur à 50% et à peu près au même niveau que la Giulia. De bon augure.

Et la concurrence chez elle ?

• BMW X3 : 13 568  unités en Allemagne sur 41 285 unités en Europe = taux de dépendance de 32.8 %.

• Audi Q5  : 23 663 unités en Allemagne sur 70 065 unités en Europe = taux de dépendance de 33.8 %.

Les taux de dépendance des marques allemandes à leur marché domestique est moindre que chez Alfa. Mais les écarts ne sont pas non plus énormes et le Stelvio semble donc bien démarrer, d’autant qu’il a d’abord besoin de se lancer sur le marché italien avant de conquérir les autres pays d’Europe et de relancer la marque au Biscione.

Que représentent les grands marchés européens dans le total de ce modèle ?

Italie : 44 %                        France : 12.8 %                        Allemagne : 10.8 %                         Espagne : 5.9 %

On remarquera que la France pèse un peu plus dans les ventes du Stelvio (en pourcentage) que la Giulia. La France, pays des SUV davantage que des berlines !

12 – Des chiffres plus incomplets mais que je vous livre néanmoins

a) FIAT 124 SPIDER : vive l’Allemagne !

Avec 7 955 unités écoulées en Europe en 1 an, ce n’est pas énorme. N’ayant pas de chiffre sur le volume écoulé en Italie, il m’est impossible d’y faire figurer le taux de dépendance domestique. Néanmoins, sachez que l’Allemagne représente 30 % du volume écoulé : un véritable raz-de-marée. A titre de comparaison, la France ne représente que 6.8 % du total et l’Espagne … 2 % !

b) ALFA ROMEO MITO : merci la France !

11 358 exemplaires en 1 an en Europe (-12.1 % sur un an). Là aussi, pas de chiffres pour l’Italie mais la France représente, elle, 16 % du total de MiTo, et l’Allemagne seulement 3,5 % (l’Espagne à 2 %) ! Alfa Romeo a toujours pu compter sur la France, cela se confirme !

c) FIAT QUBO : L’Italie sinon rien !

Le Qubo s’est écoulé à 11 793 unités en 1 an en Europe, soit +5.8 % sur un an. L’Italie représente environ 10 000 unités (d’après mes calculs), soit 85 % des ventes, un pourcentage similaire à celui du premier semestre 2017. La France ne compte que pour 2.4 % et l’Allemagne un peu plus, avec 5.7 %.

d) FIAT DOBLO : Discret en France, moins en Allemagne !

Avec 7 364 exemplaires vendus en 1 an, on ne peut pas dire que le Doblo court les rues. (hors version utilitaire). D’ailleurs, la France ne représente que 4,7 % du volume écoulé alors que l’Allemagne est à 14,6 %.

e) FIAT TALENTO : des pourcentages franco-allemands élevés

Là aussi, avec 5 333 unités mises à la route en 2017, le Talento est encore rare. L’Allemagne s’arroge néanmoins 23.8 % du total et la France 15,3 %. Des chiffres qui montrent l’attrait de ces deux pays pour la camionnette Fiat. Pas de chiffre pour l’Italie.

f) Fiat Ducato : un raz-de-marée germanique !

34 429 unités en 1 an, le Ducato est un des véhicules qui se vend le plus en Europe, presque autant que la Punto. D’ailleurs, ses qualités sont saluées par les Allemands qui s’arrogent 79.2 % des ventes ! Oui, oui, vous avez bien lu ! La Suède est à 14.6 %. La face désagréable de cette médaille est que Fiat signifie pour les peuples du Nord « véhicule utilitaire » ou « camionnette ». une image de robustesse mais pas de glamour.

La France n’est qu’à 0,28 % du total. Pas de chiffre pour l’Italie. Se pourrait-il que son marché domestique soit largement minoritaire ? Si c’était le cas, ce serait unique !

g) ALFA ROMEO 4C : 9,2 % des 873 exemplaires écoulés pour la France

Alfa Romeo 4C Spider

873 unités pour toute l’Europe, ce n’est pas énorme ! Et c’est -27.1 % sur un an. La France s’arroge malgré tout 9.2 % de l’exclusif duo transalpin et l’Espagne 4.2 % (pas d’autre chiffre).

h) MASERATI GHIBLI : Les Allemands aiment les « gross-berlinen »

Pas de chiffre pour l’Italie. Mais sur les 2 975 petites unités écoulées en Europe en 6 mois (-29 %), l’Allemagne représente 20,3 % des ventes. Un pourcentage très élevé. La France n’atteint que 8.9 % et l’Espagne seulement 2,8 % !

i) MASERATI QUATTROPORTE :  Schöne Maserati !

Maserati Quattroporte 2013

Rebelote ! Les Allemands aimant les grosses cylindrées, la Quattroporte n’échappe pas à la règle. Sur les maigres 557 exemplaires écoulées (-20.8 %), l’Allemagne représente 18.3 % des commandes. LA France atteint tout de même les 10%. Symboliquement, c’est bien ! L’Espagne, elle, est à 3.4 %…

j) MASERATI LEVANTE : Rebeloten !

Sur les 5 713 unités vendues en Europe (+132.4% sur un an!), l’Allemagne, là encore, s’arroge une partie importante avec 18 % du total. La France est à 6.2 % et l’Espagne à 4,5 %. Pas de chiffre pour l’Italie, certainement majoritaire.

k) MASERATI GRANTURISMO ET GRANCABRIO : Les Allemands, encore ?

Selon les statistiques que j’ai pu me procurer, sur les 202 unités du coupé Granturismo vendues en Europe en 2017 (une paille !), les Allemands s’en sont arrogé 50.5%. Pas d’indication sur la possibilité que les ventes inculent déjà la version cabriolet. En tout cas le pourcentage est très élevé ! La France a une part de 11.9%.

Pour la version Grancabrio, en dehors du doute sur l’Allemagne précédemment évoqué, les seules statistiques dont je sois certain sont la part négligeable de notre marché tricolore, avec seulement 3.8% des ventes, à quasi-égalité avec l’Espagne et ses 3.1%. Qui donc aura raflé la mise ?

13- Les chiffres des marques pour terminer !

FIAT : plus d’une vente sur deux en Italie

Un chiffre en légère baisse par rapport à 2016  (54,5 %), ce qui est plutôt une bonne nouvelle.

Voici ce que représentent les grands marchés suivants dans le total des ventes de Fiat sur le continent.

• ITALIE : 52.1 % du total            FRANCE : 8.8 %            ALLEMAGNE : 10.9 %       ESPAGNE : 6.9 %    ROYAUME-UNI : 5.7 %

LANCIA : L’Italie et rien que l’Italie

Un pourcentage qui a encore progressé depuis 2016 (97,5 %), du au retrait de la marque de tous les marchés hors Italie et anticipé par les consommateurs qui se sont détournés de l’achat d’une Lancia bien avant le retrait officiel.

ALFA ROMEO : une dépendance à l’Italie qui se réduit petit à petit

52.8 %, c’est encore une vente sur 2 environ. mais c’est mieux qu’en 2016, où ce taux s’établissait à 57,8 %.

Voici ce que représentent les grands marchés suivants dans le total des ventes d’Alfa Romeo sur le continent.

• ITALIE : 52.8 % du total            FRANCE : 10.7 %         ALLEMAGNE : 7.1 %       ESPAGNE : 4.7 %    ROYAUME-UNI : 5.8 %

La France a toujours été une grande admiratrice d’Alfa et cela se voit dans la répartition des ventes…

JEEP : Une assez bonne répartition globale…

46 %, c’est un peu moins de la moitié. Alors on peut dire que c’est beaucoup, dans la mesure où Jeep n’est pas italienne mais américaine. Certes, mais le Renegade est produit à Melfi et la marque a été rachetée par Fiat. Depuis, les Italiens semblent en raffoler. Quoi qu’il en soit, la marque n’a pas que l’Italie en atout, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Voici ce que représentent les grands marchés suivants dans le total des ventes de Jeep sur le continent.

• ITALIE : 46 % du total            FRANCE : 10.1 %         ALLEMAGNE : 12.4 %       ESPAGNE : 7.9 %    ROYAUME-UNI : 5.9 %

Petite remarque : la France ne représente que 10.1 % des ventes de Jeep mais 10.7 % de celles d’Alfa. Ce qui montre, que la France reste un pays d’Alfa avant d’être un pays de Jeep, peut-être pas en volume mais en attachement. Un rapport inverse pour les marchés allemand, espagnol et anglais qui offrent de meilleurs pourcentages pour Jeep que pour Alfa.

MASERATI : la marque la plus européenne du groupe FCA !

C’est la marque qui dépend le moins de son marché intérieur. A peine une vente sur 3. Un gage de stabilité. Notons néanmoins que ce taux est en augmentation sur un an puisque, en 2016, il n’était que de 24 %. Cela serait-il du à une forte demande intérieure pour le Levante ?

Voici ce que représentent les grands marchés suivants dans le total des ventes de Maserati sur le continent.

• ITALIE : 30.3 % du total            FRANCE : 7.4 %         ALLEMAGNE : 19 %       ESPAGNE : 3.8 %    ROYAUME-UNI : 17.7 %

Aucun doute possible, les Allemands et les Britanniques raffolent des Maserati. La France fait pâle figure…

ABARTH : des données très lacunaires mais très surprenantes !

Les chiffres d’Abarth ne sont pas toujours comptabilisés officiellement dans les statistiques de certains marchés (déjà intégrés à Fiat?) Aussi, je ne peux vous fournir que ceux d’Espagne et du Royaume-Uni. Sur un peu plus de 20 000 ventes au global sur 2017, voici ce que représentent les 2 grands marchés suivants dans le total des ventes d’Abarth sur le continent.

ESPAGNE : 5.5%                        ROYAUME-UNI : 21.3%

Les Britanniques raffoleraient-ils de la marque au Scorpion ? C’est bien possible !

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8 commentaires à propos de Bilan 2017 : Quel est le niveau de dépendance des modèles FCA envers l’Italie ?

Icarus6 dit : S'abonner 20 February 2018 à 21 h 58 min
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Super article, très intéressant. Bravo pour le job !

  • Bmw m135i et Alfa GTV 916
Grez dit : S'abonner 20 February 2018 à 22 h 40 min
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Très bon article. Bravo. Pour commenter les chiffres, je dirais que le pourcentage le plus "inquiétant" est celui de la Panda en raison du volume que le modèle représente. Les Doblo, Qubo ou 500L ne pèsent pas assez pour être un problème en cas de chute en Italie. Je trouve la répartition des ventes Alfa plutôt équilibré et effectivement pour Stelvio il faudra attendre 2018 pour plus de précision. Le modèle a été commercialisé petit à petit sur les différend marché. Pour finir, je n'ai pas le chiffre précis mais Abarth à écoulé aux alentours de 2100 en 2017 voitures ce qui représenterait 10,5% du volume européen donc plutôt bon.

    squirrel78 dit : S'abonner 20 February 2018 à 22 h 51 min
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    Une remarque très anecdotique: étant actuellement pour une semaine à Rome, je suis frappé du nombre très faible de Giulia (j'en ai vu 2 en 3 jours, un nombre infinitésimalement faible par rapport aux Audi et autres BMW, pas toujours récentes...), en revanche pas mal de Giulietta toutes versions y compris version 3, et bien sûr une flopée de Typo, d'upsilon et de Fiat 500. A l'évidence, l'avenir d'Alfa est plutôt en dehors de la péninsule. Et bravo pour cette analyse très fouillée et très intéressante!

      Grez dit : S'abonner 21 February 2018 à 8 h 35 min
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      C’est plutôt normal. D’apres Des statistiques de Ford, sur les gros marchés comme la France(ou l’italie) un véhicule comme à se distinguer régulièrement dans la circulation à partir de 15000 exemplaires donc il faut encore un le bonne année minimum pour que Giulia soit plus visible un peu partout.

        squirrel78 dit : S'abonner 21 February 2018 à 22 h 46 min
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        La Giulia a été présentée en juin 2015 et est commercialisée depuis la fin du printemps 2016...Ce que je veux dire, c'est qu'on voit moins de Giulia à Rome qu'à Paris, où on commence à en voir pas mal.

          TBI 1750 dit : S'abonner 21 February 2018 à 15 h 18 min
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          Étant résident pour 1/3 portugais une grosse moitié luxembourgeois et un un tout petit peu toscan et français.Ce qui me donne une petite vue de ce qui se passe en Europe et ce qui frappe le plus ce sont les Alfas,surtout 156,Mito et Giulietta,que je croise au Portugal,même quelques Giulias et Stelvios,dans la région centre ouest, ou je passe près de 5 mois par an.En ce qui concerne le marché luxembourgeois,ce serait surtout BMW,qui souffre de la montée en puissance d'Alfa. Sur un marché, certes restreint,plus ou moins 52000 ventes an,après VW,BMW est la marque qui se vend le mieux devant Mercedes et Audi,mais c'est la seule à baisser de plus de 10% en 2017 tandis qu'Alfa progresse de près de 60%.

          • Giulietta QV TCT Giulia Veloce Jeep Wrangler
          Stanislas dit : S'abonner 22 February 2018 à 9 h 50 min
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          Étude très intéressante mais il manque les chifffres du marché nord américain pour Fiat et Alfa Romeo. Les consommateurs américains sont sans doute plus ouverts à la nouveauté que certains peuples européens assez conservateurs dans leurs choix. Parce que sinon en ne tenant compte que des qualités objectives des voitures dans ce segment on devrait s’arracher la Giulia et delaissser les série 3, Audi A4, et classe C.

          • Giulietta Veloce, Abarth 595 Turismo
          Frederic B. dit : S'abonner 22 February 2018 à 19 h 04 min
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          Les voici, les voici, ces chiffres Nord US : USA : Fiat y a écoulé en 2017 26 492 véhicules (-19.1%), pour une pdm de 0.2%. C'est très faible mais davantage que Smart (3 000 unités, -50%) ou Genesis (20 000 unités, +200%. ) Alfa Romeo y a écoulé 12 000 unités (+2230%!!), pour une pdm de 0.1%, un volume un peu moindre que Maserati (pourtant très reconnue là-bas bien que plus chère aussi), avec 13 700 unités, (+9.4%) Au Canada : Fiat a écoulé 2 300 véhicules (pdm de 0.1%), +0.3% en un an Maserati a écoulé 1 246 véhicules (pdm de 0.1%), +84% en un an Alfa Romeo a écoulé 1 113 véhicules (pdm de 0.1%), +1209% (!) Là aussi, on est dans le bas de tableau, mais devant Genesis et Smart.

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