Instant Nostalgie n°9 : Fiat Panda, « la boîte à malices », d’hier à aujourd’hui

Introduction

Ahhhh ! 1980 ! Une année charnière qui clôt la décennie 70 immortalisée chez nous par le disco, le double choc pétrolier et le mandat de Giscard. Une année qui inaugure la décennie 80 et son cortège d’événements à venir, comme Tonton au pouvoir, la fin de la Guerre Froide et l’écroulement du communisme. Bref, 1980, c’est l’amorce d’un virage. Dans l’automobile aussi d’ailleurs et particulièrement chez Fiat qui présente et commercialise en cette année un tout nouveau modèle construit avec un cahier des charges simple : ce modèle, c’est la Panda !

1- Origine d’un projet

Pourquoi la Panda, d’abord ? Et bien tout simplement parce que Fiat avait besoin d’une petite voiture simple, voire minimaliste, bonne à tout faire, pratique pour toute la famille. Face au succès, y compris sur ses propres terres italiennes, de modèles rustiques et bon marché comme la 2 CV (encore produite à l’époque) et surtout la Renault 4 (surnommée simplement « 4L »), Fiat décide de réagir. Des petites voitures urbaines, il sait faire. D’ailleurs, à l’époque, on trouve déjà la Fiat 126, la Fiat 127 ou encore la Fiat 128. Mais cette fois, Fiat recherche autre chose. Pas juste une petite voiture, mais bien une petite voiture à tout faire, capable de plaire à tout le monde, en toutes circonstances.

Pour cela, la marque turinoise confie le design et le développement de ce nouveau modèle à ItalDesign, société créée par Giorgetto Giugiaro. Le cahier des charges est simple : inventer une voiture simple voire basique, pas chère à fabriquer mais adaptée aux multiples besoins d’une très large clientèle.

Ainsi va naître le projet de la Panda, qui s’intercale, niveau encombrement et habitabilité, entre la 126 et la 127. Au passage, on notera que les rumeurs font état d’un Giugiaro qui pensait depuis quelque temps déjà à créer un tel type de véhicule et aurait proposé son projet à Renault dans le but de renouveler sa « 4L », proposition déclinée par la marque au Losange qui aura préféré ne pas renouveler ce modèle iconique. Fiat étant à la recherche d’un tel type de véhicule, voilà comment Giugiaro aurait proposé son idée dès 1976 à la marque turinoise, concrétisant son propre projet et permettant à Fiat d’y trouver son intérêt. Après 3 ans de conception, le véhicule est prêt, même si, le nouveau patron de Fiat, Vittorio Ghidella, qui prend les rênes de l’entreprise en 1979, aurait détesté la Panda mais maintenu le projet car proche de la délivrance… Comme quoi un succès tient à peu de choses…

Quoi qu’il en soit, ce nouveau modèle est de suite salué pour sa bouille novatrice (très carrée et compacte, et d’ailleurs reprise par la Uno, 3 ans plus tard (si vous voulez revenir sur la saga Uno, c’est ici)). De même pour son nom, loin des chiffres froids et impersonnels de l’époque (pour l’histoire et le choix des noms, c’est). Cette fois, c’est un joli nom, évoquant l’animal et ce qui va avec : douceur, petite peluche vivante, véritable doudou auquel on s’attache. C’est mignon, c’est rigolo, ça sonne bien ? Allez, c’est vendu !

2- Une Panda bien pensée : la « boîte à malices »

Dès le début, la Panda, pensée et conçue comme devant être pratique fit appel à des solutions ingénieuses ou à tout le moins économes. Ainsi, tout est fait pour réduire les coûts. On note ainsi des vitres plates, des pare-chocs en plastique noirs englobant tout le pourtour de la carrosserie, un aménagement intérieur simplifié voire dépouillé, des sièges avec des textiles retirables, synthétiques et lavables et des composants prélevés sur la déjà existante Fiat 127 (moteur et transmission).

Les aspects pratiques n’ont au passage pas été négligés (banquette repliable, sièges démontables, vide-poches géant à l’avant).

A l’aise en ville (avec ses 3.38m de longueur) comme à la campagne, offrant un rapport encombrement/habitabilité très généreux, c’est un véhicule qui se montre aussi fiable (en dehors de la corrosion, véritable bête noire des italiennes de l’époque, comme nous l’avons déjà vu pour la Ritmo).

La Panda se décline avec plusieurs motorisations dès le début des années 80 : la Panda 30 (30 ch), non importée et réservée à l’Italie, la Panda 34 (construite en Espagne chez Seat et à l’origine réservée au marché espagnol mais rapidement vendue en France et en Allemagne, notamment pour des raisons fiscales, chaînes qui accueilleront ensuite la Seat Marbella après la fin de l’accord entre Fiat et Seat, comme pour les Fiat Ritmo et Seat Ronda). Surtout on trouve la Panda 45, développant, comme son nom l’indique, 45 ch, avec un petit 903 cm3 bruyant mais efficace, dérivé de la 127.

La « grande » nouveauté vient du lancement en 1982 au Mondial de l’Automobile de Paris d’une version Super, baptisée 45S, davantage équipée (rétroviseur avec position jour/nuit, cendrier arrière, boîte 5 vitesses) qui s’accompagne du lancement d’une nouvelle face avant, avec une calandre en plastique à 5 barres obliques qui représentent le nouveau logo Fiat.

3- La Panda 4×4, le début d’un mythe !

En 1983, alors que la carrière de la Panda est lancée et le succès au rendez-vous, la Panda refait parler d’elle encore une fois avec le lancement d’un modèle inédit pour la catégorie : une version 4×4 ! Oui, vous avez bien lu, un 4×4 Panda ! Elle se base sur la carrosserie de la version Super (c’est-à-dire avec la nouvelle calandre) mais elle s’en différencie par une hauteur rehaussée de 5 cm et une largeur de pneus portée à 145 mm (au lieu de 135). Sa transmission 4 roues motrices est conçue et développée par l’équipementier autrichien Steyr.

La Panda 4×4 est tout de suite un grand succès (pour la niche représentée) car elle s’adresse à ceux qui vivent dans des endroits encore reculés et qui n’ont ni l’envie ni les moyens de s’offrir de plus gros véhicules. Seul le Lada Niva lui fait alors concurrence. Mais la Panda est encore plus maligne, se faufile dans les ruelles, manoeuvre plus court et s’avère aussi plus fiable. On la rencontre alors dans les espaces ruraux, dans les lointaines vallées agricoles, les départements montagneux, des Pyrénées à la Suisse et des Ardennes à la Sicile, là où les routes sont  sinueuses, à forte pente ou mal entretenues. Des agriculteurs aux médecins de montagne, du chasseur dominical au retraité isolé, cette voiture s’adresse à tout le monde et elle plaît !

La Panda 4×4 est alors équipée d’un moteur de 965 cm3 poussant à 48 ch. Sa vitesse maxi est de 135 km/h et elle peut grimper des pentes de 43 % ! Signe de sa philosophie baroudeuse, la Panda 4×4 participa en 1984 au Paris-Dakar avec à son volant… Evelyne Dhéliat !

4- La Panda Deuxième série : bien plus qu’un restylage ?

En 1986, c’est l’heure du restylage, comme souvent les modèles à mi-parcours de vie. Mais ici, on pourrait presque parler de refonte du modèle. Explications :

• A l’intérieur, pour commencer, on note l’apparition d’un tableau de bord plus large et de compteurs plus lisibles pour le conducteur.

• A l’extérieur, c’est l’arrivée du pare-chocs arrière englobant la plaque d’immatriculation, laissant le coffre plus vide. De même, d’autres petites retouches sont apportées, comme de nouveaux rétroviseurs implantés plus en avant, des pare-chocs avant et arrière plus épais et enveloppants et surtout des bas de portière lisses et couleur carrosserie, séparés de la protection en plastique noire si enveloppante sur les premières séries. Les feux arrière sont légèrement retouchés aussi et se veulent plus enveloppants également.

• Enfin, au niveau mécanique, l’antique plate-forme avec suspension arrière rigide et ressorts à lames, est abandonnée au profit d’une plate-forme plus moderne issue de l’Autobianchi Y10, avec une suspension à essieu déformable et ressorts hélicoïdaux. Enfin, elle s’équipe de nouveaux moteurs, avec l’arrivée des réputés et vivaces moteurs Fire, dans des versions 750 et 1 000 cm3La puissance ne dépassera guère 45 ch mais pour une petite voiture ne pesant que 650 kilos, ce n’est pas mal du tout !

Pour terminer, une version diesel de 1 301 cm3 pour 37 ch issu des Fiat 147 et Fiat Uno est proposée sur certains marchés européens, comme l’Italie (mais pas en France !) Fiat proposera également en 1990 une version Elettra qui, comme son nom l’indique, est électrique. Fiat en avance sur son temps en terme de motorisations propres contrairement à aujourd’hui ?. En effet, la puce était équipée d’un  moteur électrique de 9,2 kW. Elle était uniquement disponible en 2 places (pour loger les batteries à l’arrière !). La recharge s’opère alors en 8 heures, sur une simple prise électrique de 220 volts 16 A. Son autonomie dépasse les 200 km à la vitesse de 70 km/h. Admettez qu’en dehors de la vitesse, de la puissance et de la compacité des batteries, les valeurs de temps de recharge et d’autonomie sont identiques à aujourd’hui. Comme quoi les progrès ont été lents dans la technologie électrique, qui ne fut pas toujours à la mode…

En 1992, de nouvelles modifications auront lieu mais rien de transcendant. D’autant que, depuis 1991, Fiat a lancé sa petite Cinquecento, qui marche sur les plate-bandes de la Panda. Une Cinquecento très petite et qui manque d’homogénéité globale pour prendre dignement le relais de la Panda qui continue d’ailleurs sa carrière. Ainsi, la Panda se dépouille d’équipements et devient de plus en plus spartiate à une époque qui en veut au contraire toujours plus. Son seul atout finit par être son prix plancher et sa rusticité et simplicité à entretenir lorsqu’elle disparait en 2003. 

Après une production exclusivement assurée en Italie (et en Espagne) et 5,5 millions d’exemplaires (4,5 en Italie et 1 en Espagne) sortis des chaînes de production, la Panda s’arrête, même si elle est encore à l’époque la 2e voiture la plus écoulée en Italie (derrière la Punto !)

Il était néanmoins temps pour la petite italienne qui ne pouvait plus se battre à armes égales, non seulement avec ses soeurs Cinquecento (1991-1998) puis Seicento (1998-2010) qui, plus fades, n’ont pas obtenu la même carrière, mais surtout face à la nouvelle reine (si ce n’est des ventes, au moins dans son originalité) du segment : la très renommée Renault Twingo, lancée en 1993…

5- La Guerre avec Renault ? Jamais vraiment commencée mais jamais vraiment terminée !

Faisons le match en 5 manches, depuis les années 80, jusqu’à aujourd’hui !

1- Concept original : Renault 0 – Fiat 1

Tout d’abord, pour la création d’un concept malin, jovial, pratique et rustique à l’aube des années 80, le point revient à Fiat. Comme vous l’avez lu plus haut, c’est en effet à Renault que Giugiaro offrit d’abord son projet dans l’esprit de remplacer la Renault 4 « 4L » d’alors. Retoqué, c’est Fiat qui saisit l’occasion. Pour son plus grand succès. Un véhicule qui dura au final 23 ans d’une carrière internationale et véritable icône aujourd’hui. Récompense d’un concept bien né ! Sans compter la création d’une version 4×4 sans concurrence directe encore aujourd’hui…

2- Succession à ce concept dans les années 90 : Renault 1 – Fiat 0

Comme nous l’avons dit, la Twingo est lancée en 1993. Véhicule rigolo, au look jovial qui semble vous sourire, maniable, habitable, pratique et intelligent (banquette arrière coulissante), à petit prix, elle devient la nouvelle référence de la catégorie des citadines intelligentes. Finalement, ne serait-ce pas elle le successeur de la petite puce italienne à l’époque ? « Panda » contre « Grenouille » (surnom de la Twingo) , avouez que c’est bien un signe, non ?

On l’a dit, ce n’est pas avec les Cinquecento et Seicento, trop basiques et pas assez créatives que la succession fut dignement assurée (ce qui n’en fait pas de mauvaises voitures pour autant…). Le point pour Renault dans les années 90.

3- Faire la nique au concurrent ? Renault 1 – Fiat 1

Cette situation où Renault dame le pion à Fiat n’empêche pas la marque turinoise de faire des clins d’oeil (ou croches-pied ?) à la marque de Boulogne, notamment avec le lancement à la fin des années 80 d’une série limitée baptisée Shopping FM. Dotée de portières avec cannage, elle rappelle furieusement la célèbre « 4L Parisienne ». Ou l’art de se rappeler au bon souvenir de son concurrent… Voyez plutôt. Un point pour Fiat !

Visiblement, ça n’était pas suffisant pour Fiat qui n’a pas hésité, à l’aube des années 2000, à vouloir lancer un nouveau véhicule simple, jovial, fonctionnel et habitable du nom de Gingo. Un affront pour Renault qui trouvait le nom trop proche de sa « Twingo », alors encore en vente. Pour éviter des poursuites, Fiat retira ce qui pourrait s’apparenter soit à un choix involontaire et malencontreux soit à un pied-de-nez supplémentaire destiné à entretenir la confusion chez les clients. Défaite pour Fiat, 1 point pour Renault ! Tant mieux dira-t-on car ce véhicule fut rebaptisé à la hâte… Panda ! La 2ème génération était née, avec le succès qu’on lui connait…

4- Quelle puce récompensée pour le prix de Voiture européenne de l’année ? Renault 0 – Fiat 1 

On le sait, ce n’est pas ce prix, quoique prestigieux, qui fait le succès ou l’échec d’un modèle. Mais force est de reconnaître qu’il lui donne une publicité supplémentaire que les constructeurs s’empressent souvent de mettre en avant. Panda 1 et Twingo 1 n’ont pas été promues à ce titre. En revanche, la Panda 2 fut sacrée reine en titre fin 2003 pour l’année 2004. Rapport encombrement-habitabilité, simplicité, efficacité, style, elle fit grande impression. Le point va donc pour Fiat.

En 2007, la Twingo 2 fut lancée. Elle gardait l’architecture bien pensée de son aïeule mais la monotonie extérieure attrista les foules. On passa de l’exubérant au terne ! La Twingo 2 n’obtint rien.

En 2011, la Panda 2, qui avait alors 3 ans de carrière en plus dans les compteurs vis-à-vis de sa concurrente, lança une nouvelle génération : la Panda 3. Retenue dans les 7 finalistes fin novembre pour le titre de voiture de l’année 2012 décerné début mars, elle finit alors 5ème, une place assez médiocre. La faute à un concept qui était plus une évolution qu’une révolution. La Panda 3 connait d’ailleurs essentiellement le succès en Italie, à l’heure actuelle, marché dont elle est très dépendante. En 2015, c’est la Twingo 3 (dont certains disent voir de la Renault 5 dans les lignes, d’autres de la Fiat 500 en plus carré… Décidément, la guerre n’en finit pas !) qui est sélectionnée dans les 7 finalistes. Mais finit à une dernière et peu convaincante 7ème place. La faute cette fois-ci à un concept et notamment à une architecture à moteur arrière qui n’aura pas convaincu tout le monde. Entre continuité et innovation, difficile de faire son chemin. Mais Fiat garde le point pour son titre en 2004.

Fiat Panda 2017

5- Carrière en Europe ? Renault 0 – Fiat 1

Je n’ai pas de chiffres qui remontent loin alors basons-nous sur les carrières actuelles des Panda 3 et Twingo 3. Vendues en Europe uniquement pour ces deux modèles, elles sont directement concurrentes et vendues à des tarifs proches. Produite sur le sol italien à Pomigliano d’Arco, la Panda a le mérite de faire vivre les ouvriers italiens. Logique pour une marque italienne me direz-vous ? Pas forcément quand on sait que la main d’oeuvre y est plus chère que dans les pays de l’Est, ce qui entraîne une marge plus faible pour la marque. Un choix qui aura été purement politique (faisant vivre de nombreux employés) et assumé par Marchionne. 1 point pour lui. Une décision qu’on peut mettre à son crédit car les concurrents ne pratiquent pas la même stratégie. Ainsi, la Twingo est fabriquée en Slovénie pour des considérations financières. Mais la prochaine Panda devrait être délocalisée en Pologne, comme le fut la Panda 2 à l’époque. Le point gagné est donc perdu. 0 partout.

Pomigliano d'Arco Fiat Panda

Concernant les chiffres de ventes, la Panda est 2ème de son segment derrière sa soeur 500, avec plus de 145 000 exemplaires sur 9 mois en Europe. Un chiffre en stagnation sur un an et un Top 20 intégré. Pour la Twingo, 58 500 exemplaires ont été écoulés sur la même période, en recul de près de -10%. Et une plus discrète 64ème place. On le voit, il se vend plus de 2 Panda pour une Twingo. Le succès est donc indéniable pour la transalpine. 1 point pour Fiat. On notera malgré tout une grande dépendance de la Panda au marché italien alors que la Twingo est en général très dépendante elle aussi du marché français (remarquez d’ailleurs que les 2 précédentes générations de Twingo n’avaient pas réussi à percé correctement dans les autres pays européens).

Au final, Renault 2 – Fiat 4. Match remporté par la Panda contre son éternelle rivale Twingo.

On se quitte avec ces quelques publicités sur la Panda :

Panda Série 1 (1982 – France)

Panda Série 1 (1981 – Italie)

Panda 2 4×4 ( Italie, très facile à comprendre et très amusante…)

Et en fin un petit comparatif réalisé par les journalistes d’Auto -Moto, entre la Panda 4×4 de 1990 et la Panda Cross actuelle sur les pentes enneigées des Pyrénées…

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2 commentaires à propos de Instant Nostalgie n°9 : Fiat Panda, « la boîte à malices », d’hier à aujourd’hui

LOSSEAU BENOIT dit : S'abonner 19 November 2017 à 20 h 55 min
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La Panda sera-t'elle remplacée par la Mobi ?

  • smart forfour 0.9 TWINAMIC
Frederic.B dit : S'abonner 20 November 2017 à 12 h 00 min
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Je ne sais pas, en tout cas je ne le souhaite pas car la Mobi est avant tout destinee au marche sud americain . cela fait quand meme bas de gamme, exterieuremenr et interieurement et surtout pas tres inspire dans le design. Et psychologiquement, se recuperer les modeles bresiliens, c est moyen et cela n aiderait pas Fiat a se recreer une image de marque....

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